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vendredi 27 août 2010

GUYSEN-TV FOCUS : ANALYSE DU 26 Août 2010




GUYSEN-TV : Intervention télévisée FOCUS présentée par Matthias INBAR

- Les nouveaux essais de l'IRAN
- Les réunions secrètes à DAMAS
- La nomination du général GALANT

  
Journal du 26 Août 2010
Partie-1
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Journal du 26 Août 2010
Partie-2

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jeudi 26 août 2010

BILLET D'HUMEUR : DEUX ARTISTES DE TALENT



BILLET D'HUMEUR  : DEUX ARTISTES DE TALENT

par Jacques BENILLOUCHE

Le rôle d’un journaliste politique, à fortiori dans une région sensible secouée par le sang et les larmes qui coulent comme ailleurs le bon vin, est de rapporter les mauvaises nouvelles parce que les bonnes n’intéressent pas le lecteur ni le téléspectateur.

Alors la recherche d’un peu de douceur dans cet univers politique glauque devient impérative s’il veut garder le sens du temps et la mesure des évènements. Echapper à la morosité ambiante impose de s’extraire de ce monde de brutes pour retrouver le génie des mots et la merveille du son.

Alors une fois n’est pas coutume, le journaliste politique se transforme en découvreur de véritables talents, en ce mois d'août préfigurant, peut-être, une déflagration impitoyable au Moyen-Orient.

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Elle est belle. Je ne la connais pas et j'ignore son nom. On peut la considérer comme une artiste confirmée qui captera votre attention.

Elle manie la langue française avec art. Ses billets d’humeur filmés, d'une durée de quelques minutes, sont originaux, percutants et certes décalés pour donner une originalité à sa démarche. Une véritable mise en scène de pro.

Je l’ai découverte par un heureux hasard dans ce lot intarissable de sites internet. Chaque jour, elle donne son avis et pointe du doigt un fait de société en accompagnant parfois son texte de vidéos puisées à bonne source.


Sur un autre plan artistique, une voix à la Barbara ou Anne Sylvestre, des chansons et des mélodies qui donnent la nostalgie de l'époque des chanteurs des années soixante dans la cave de Georges, rue des Canettes à Paris, des phrases où chaque mot vous martèle l'esprit mais où le pessimisme vous envahit à l'image du monde où nous vivons. Elle s'appelle Rachel Arnaud, elle est jeune et pourtant elle chante comme avant. Vous serez comblé à voir ses doigts danser sur les touches du piano. 

le site : http://rachelarnaud.unblog.fr/2010/08/11/birthday-rouge-2/

Rendez-vous sur leur site, vous ne le regretterez pas et vous me remercierez d'avoir mis un peu de soleil dans votre vie.


Le talent doit être récompensé à sa juste valeur quand on sait que des centaines de pseudo-artistes occupent notre écran impunément.

Ecoutez le billet radiodiffusé en cliquant sur le titre rouge de l'article :
http://www.jerusalemplus.tv/index.php?option=com_content&task=view&id=5599&Itemid=218

lundi 16 août 2010

GUYSEN-TV : JOURNAL TELEVISE DU 15 AOUT 2010





GUYSEN-TV  :  INTERVENTION AU JOURNAL TELEVISE DU 15 AOUT 2010 PRESENTE PAR DROR EVEN-SAPIR
 
Partie-1 : REPRISE DES NEGOCIATIONS DIRECTES ISRAELO-PALESTINIENNES


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Partie-2 : L'ACTIVATION DE LA CENTRALE NUCLEAIRE IRANIENNE DE BUSHEHR

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dimanche 15 août 2010

L’IRAN ACTIVE SON PREMIER REACTEUR NUCLEAIRE A BUSHEHR







L’IRAN ACTIVE SON PREMIER REACTEUR NUCLEAIRE A BUSHEHR

Par Jacques BENILLOUCHE

Les autorités israéliennes ne cachent pas leur préoccupation devant l’annonce imprévue, le 11 août, de l’activation du premier réacteur nucléaire iranien à Bushehr. L’agence russe d’énergie atomique (Rosatom) a révélé que la Russie aidera à charger le réacteur de combustible le 21 août. Le porte-parole de l'Agence russe à l'énergie atomique Sergei Novikov a précisé : « Cela signifie que la période d'essai est terminée et que le lancement physique a commencé, mais cette période prendra deux mois et demi. » Une cérémonie de lancement est prévue avec la présence conjointe de Sergei Kiriyenko, directeur de la Rosatom et Ali Akbar Salehi, directeur de l’Organisation de l’énergie atomique de l’Iran.

                     Protection russe

La surprise ne s’explique pas puisque Vladimir Poutine avait déclaré en mars que le Russie avait planifié ce démarrage pour cet été. Mais tous les espoirs avaient été mis dans la capacité de persuasion des Etats-Unis pour convaincre la Russie de renoncer à équiper l’Iran de nucléaire. Les bonnes relations entre Medvedev et Obama suggéraient un consensus entre les deux pays mais la décision politique n’a pas évolué.

Les israéliens s’inquiètent des aspects militaires de l’usine puisqu’ils ont envoyé des hauts fonctionnaires à Washington afin de connaitre la position de Washington à cet égard. Ils avaient été bernés par l’annonce de nombreux retards qui mettaient en cause la date de réactivation de la centrale. Ces retards avaient été suggérés par l’espion double iranien qui avait berné l’administration américaine sur l’évolution du programme nucléaire iranien. Barack Obama avait rassuré ses alliés en transmettant l’engagement qu’il avait obtenu lors de ses entretiens avec Medvedev et Poutine et en précisant que la centrale nucléaire ne serait pas mise en ligne cette année. Cet engagement avait convaincu Israël qu’il pouvait reporter sans danger toute intervention militaire contre l’Iran. Il s’avère que les russes avaient lancé un leurre pour camoufler en fait le programme de Bushehr. Double intoxication iranienne et russe.


Mais cette annonce qui, malgré tout, restait dans les prévisions, est concomitante avec la décision de la Russie d’installer des batteries antimissiles S-300 en Abkhazie, sur la Mer Noire. Les israéliens interprètent cette décision comme la volonté de protéger le couloir aérien qu’ils pourraient utiliser au-dessus du Caucase pour atteindre les installations nucléaires iraniennes. Les russes n’ont pas fourni de S-300 aux iraniens mais ils se substituent à eux pour les protéger.

                     Fenêtre de tir

Dans une interview à Fox News le 11 août, John Bolton ancien ambassadeur américain aux Nations Unies a précisé que le chargement des barres de combustible nucléaire constituait un point de non-retour parce que la date du 21 août est la date limite au-delà de laquelle il serait difficile à Israël de lancer une attaque contre le réacteur nucléaire. En effet, « le risque de propagation du nuage nucléaire dans l'air et dans l'eau du golfe Persique » créait un danger écologique nuisible à toute la région. John Bolton donne ainsi aux israéliens une fenêtre de tir de quelques jours pour agir en faisant référence aux destructions des centrales irakienne et syrienne : « Israël a attaqué le réacteur nucléaire irakien Osirak en 1981 et la centrale nucléaire de la Syrie en 2007, avant que les barres de combustible n’aient été installées ».

Israël souligne le mensonge qui a entouré la création de l’usine de Bushehr, annoncée comme un programme civil alors qu’elle fait partie intégrante du programme militaire iranien. Les barres de combustibles peuvent en effet facilement produire du plutonium de qualité militaire. Il s’agit d’une question de temps pour que Bushehr fournisse les éléments de base constitutifs à un armement militaire nucléaire. Les iraniens se sont certes engagés par écrit à renvoyer toutes les barres de combustible irradié vers la Russie afin de prouver qu’ils ne s’en serviront pas pour fabriquer des armes nucléaires. Mais Israël estime que les promesses iraniennes n’ont jamais été tenues et qu’Ahmadinejad continue à berner l’opinion occidentale sur ses réelles intentions militaires.

L’un des experts du Moyen-Orient, Jeffrey Goldberg, avait insisté sur le risque estimé à 50% d’une attaque conjointe de l’Iran par Israël, les Etats-Unis et le Royaume-Uni au cours de l’année 2010. Il semble à présent que les délais ont été raccourcis et que la décision israélienne d’intervenir immédiatement est entre les mains du gouvernement de Benjamin Netanyahou.

Si l’action est décidée, les risques politiques et militaires seraient à très haut niveau parce qu’ils embraseront la région mais l’inaction israélienne serait en revanche interprétée comme une faiblesse qui encouragera certaines organisations islamistes à agir contre Israël. Le dilemme est crucial pour l’Etat juif qui a toujours considéré que l’Iran menaçait son existence.

mercredi 11 août 2010

GUYSEN-TV : Israël, l'Iran, le nucléaire, les savants et le Mossad




INTERVENTION A GUYSEN-TV

Israël, l'Iran et son programme nucléaire, les savants iraniens face au Mossad


Une intervention du mois de mai 2010 toujours d'actualité.


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lundi 9 août 2010

BILLET D’HUMEUR : L’HORREUR TALIBANE




BILLET D’HUMEUR : L’HORREUR TALIBANE
Par Jacques BENILLOUCHE

L’horreur a-t-elle des limites ? C’est la question que l’on pourrait se poser lorsque des informations dignes de la plus haute féodalité nous parviennent. On reste sans voix ou plutôt sans plume. Dénoncer les crimes commis par des islamistes extrémistes n’est pas du bon goût de toutes les chancelleries occidentales car cela risque d’indisposer des dirigeants musulmans qui ont besoin de toute notre sollicitude, eu égard à la richesse de leur sous-sol. Mais pourtant, il est nécessaire de traquer ce qui ressemble à de l’horreur gratuite.


Malgré la présence locale des américains, totalement débordés, une afghane de 35 ans, Bibi Sanubar, veuve et enceinte, a été punie en public de 200 coups de fouet avant d’être exécutée de trois balles dans la tête pour abréger ses souffrances. Les talibans, qui règnent en maîtres en Afghanistan soumis à l’arbitraire de la Charia, l’accusaient d’adultère. Le fait pour une veuve d’avoir des rapports sexuels est assimilé pour eux à un crime parce qu’en plus de la punition d’avoir perdu son époux, elle doit payer toute sa vie restante la décision divine.

Le courageux commandant taliban local, Mohammed Youssuf, a procédé à l’exécution, laissant à ses subordonnés la mission banale de couper les mains et les pieds des afghans coupables de vol. La propagation d’un islam radical se fait dans l’indifférence constante des occidentaux qui ferment les yeux sur une lèpre qui dévore progressivement le monde moderne sans gêner nos consciences. Voilà ce qui attend demain Gaza puisque l’atteinte aux libertés est déjà bafouée systématiquement par des machistes qui se vengent de leur impuissance, avec facilité et lâcheté, sur des femmes qui ne sont plus considérées comme faisant partie de la race humaine.

Cliquer sur le titre de l'article en rouge pour écouter le texte radiodiffusé.

mercredi 4 août 2010

GUYSEN-TV : INTERVENTION au Journal du 3 août 2010 - LE LIBAN




INTERVENTION AU JOURNAL TELEVISE DE GUYSEN-TV
ANALYSE SUR LES INCIDENTS DU LIBAN

Le lien sur le journal complet :

Partie/1
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Partie/2
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lundi 2 août 2010

REVEIL DU CLAN DES PAYS ARABES MODERES



REVEIL DU CLAN DES PAYS ARABES MODERES

Par Jacques BENILLOUCHE


Les derniers développements semblent annoncer un infléchissement de la politique américaine vis-à-vis d’Israël. Au début du mandat de Barack Obama, la situation s’était dramatiquement tendue avec Benjamin Netanyahou au point qu’aucun observateur politique n’était en mesure d’évaluer les conséquences du bras de fer entre les deux dirigeants. Les officiels israéliens ne croyaient pas à un clash, tout au plus à des frictions, mais ils estimaient en revanche qu’un changement de cap de la politique internationale était engagé parce qu’ils s’étaient sentis exclus du dispositif mis en place au Proche-Orient par la nouvelle administration américaine.

Diviser pour régner

Le président américain avait choisi d’éviter une diabolisation de l’intégrisme islamique grâce à une approche plus pragmatique des pays musulmans dans une stratégie de diviser pour régner afin de scinder le monde arabe en deux entités antagonistes. Mais Israël restait sceptique sur cette volonté d’accorder une attention particulière à certains pays arabes qualifiés de « modérés ». Barack Obama n’avait pourtant surpris personne puisque son plan figurait dans son discours d’investiture : « Au monde musulman : nous voulons trouver une nouvelle approche, fondée sur l’intérêt et le respect mutuels. À ceux parmi les dirigeants du monde qui cherchent à semer la guerre, ou faire reposer la faute des maux de leur société sur l’occident, sachez que vos peuples vous jugeront sur ce que vous pouvez construire, pas détruire. » La présentation de son programme du haut de la tribune égyptienne n’était pas fortuite mais elle avait entrainé de sérieuses frictions avec l’Etat juif, à la limite de la rupture.
Barack Obama était convaincu que la mise au pas des mollahs conditionnait la réactivation du processus de paix ce qui impliquait de mettre l’extrémisme iranien hors d’état de nuire. Les péripéties de l’espion iranien Amiri, qui a berné les américains pendant plusieurs années, a poussé le président Obama à s’aligner sur les positions d’Israël sans pour autant renoncer aux armes de la diplomatie. Il a donc appuyé à nouveau son projet d’encadrer un « clan » des pays arabes modérés pour empêcher la déflagration au Moyen-Orient. Il a bien sûr associé Israël à son approche mais il a échoué dans sa tentative d’intégrer le Liban dans « l’axe du bien ».

Benjamin Netanyahou semble être sorti vainqueur de son bras de fer avec les Etats-Unis qu’il a convaincus de la justesse de sa stratégie intransigeante vis-à-vis de l’Iran. Il a aussi réussi à réactiver des liens délités depuis l’avènement de la nouvelle administration. Tous les commentateurs israéliens qui avaient raillé Barack Obama pour son manque d’expérience politique conviennent aujourd’hui que sa méthode de diviser pour régner n’était pas dénuée de finesse politique. Il semble avoir réussi à constituer un bloc politique pour s’opposer à « l’axe du mal » tandis que plusieurs informations concordantes tendent à accréditer la thèse qu’Israël est devenu un acteur principal de ce clan pro-américain.
 
Arabie et Emirats

Selon l’agence de presse iranienne Fares, l’Arabie saoudite aurait permis à des avions de combat et à des hélicoptères de se poser sur son sol pour s’entrainer dans le cadre d’une éventuelle offensive militaire contre les installations nucléaires iraniennes. Le Times de Londres avait confirmé cette information le 12 juin en précisant que la défense anti-aérienne saoudienne avait organisé des exercices en prévision du passage des avions de Tsahal. La route à travers l’Arabie est en effet l’une des options les plus probables choisie par l’Etat-major israélien pour atteindre les sites nucléaires iraniens.

Le 26 juin, les Emirats arabes unis prenaient leurs distances avec l’Iran en ordonnant à leurs institutions financières de geler 41 comptes bancaires dans le cadre de l’application de la résolution 1929 adoptée le 9 juin, conformément aux sanctions imposées par l’Onu. Le quotidien Gulf News avait rapporté que les Emirats avaient fermé les bureaux de plus de 40 compagnies locales et internationales accusées de violer ces sanctions et de se livrer au commerce de «produits à double usage et dangereux ». Les craintes de représailles militaires iraniennes ont d’ailleurs conduit les Emirats à réactiver leur projet d’acquisition d’avions de combat et de radars qui redonnerait ses chances au Rafale français.

Rencontres secrètes

La presse israélienne a rapporté que, dans le cadre du réchauffement des relations avec l’Arabie Saoudite, le chef du Mossad Meir Dagan avait effectué une visite secrète sur place pour avoir des entretiens au sujet de l’Iran. Le Mossad n’est pas loquace mais il semble que cette visite a certainement porté sur « une coopération secrète croissante entre Israël et l’Arabie Saoudite, dont une coordination défensive, en prévision d’une éventuelle opération militaire contre les installations nucléaires iraniennes ». Il se confirme que l’absence de relations diplomatiques entre l’Arabie et Israël ne gêne en rien les contacts réguliers entre les deux pays.

Toujours dans le cadre de la mise en place d’un front des pays modérés sous l’égide américaine, le premier ministre israélien a rencontré secrètement en Jordanie, le 28 juillet, le roi Abdallah, officiellement pour aborder les projets bilatéraux de coopération. Mais il ne fait aucun doute que le sujet de la paix et de la sécurité avec les palestiniens ainsi que le programme nucléaire iranien ont été abordés : « J’apprécie beaucoup le désir de la Jordanie d’aller de l’avant dans ces objectifs, et sa contribution à la stabilité de la région, » a indiqué Netanyahou.

Cette réunion intervient après la violente attaque du roi de Jordanie qui s’était exprimé de manière négative contre Israël au point de le comparer à la Corée du nord. Les américains avaient craint que les jordaniens ne s’allient aux syriens et aux iraniens pour contrecarrer les projets de Barack Obama. Netanyahou a compris l’importance du Roi pour l’élaboration d’un accord de paix avec les palestiniens et il l’a fait savoir à l’occasion de cette visite impromptue : « La région où nous vivons comporte beaucoup d’instabilités et de dangers. Nous avons eu la paix avec l’Iran. Pendant des années nous avons eu des liens avec eux, mais cette paix n’a pas résisté aux changements qui ont eu lieu en Iran. » Il rejoint ainsi les américains dans leur stratégie de regroupement tout en donnant une explication plausible aux nationalistes israéliens qui condamnent la « passivité israélienne ». Les mailles du filet semblent se tisser autour des dirigeants iraniens qui, en plus des sanctions économiques, voient les pays qui les entourent se coaliser contre lui et se mobiliser pour justifier une frappe militaire israélienne.

On ne connait pas précisément le contenu des conversations secrètes mais il est certain qu’elles n’ont pas porté uniquement sur les sujets économiques de la région qui peuvent être traités à un plus bas niveau politique. En revanche, le plan Obama au Moyen-Orient se met progressivement en place dans une stratégie de reconquête du monde arabe après les sérieux revers subis au temps de l’administration Bush. Le « clan des modérés » semble à présent convaincu que son choix de faire confiance aux américains n’a pas été vain.