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mercredi 24 novembre 2010

LA DERIVE INQUIETANTE DU JUDAISME ORTHODOXE SEPHARADE


LA DERIVE INQUIETANTE DU JUDAISME ORTHODOXE SEPHARADE


Par Jacques BENILLOUCHE





          J’avais écrit cet article à la fin de l’année 2009 et j’avais alors subi les foudres de certains de mes confrères et de la plupart des sites, publiant habituellement mes articles, qui se sont excusés de ne pouvoir se « mouiller » pour un sujet aussi sensible. J'ai été traité d'anti-religieux sinon de traitre au pays pour avoir pris position contre une certaine forme de religion. Mon blog n’existait pas à l’époque.
          Or, avec quelques mois de retard, le rav Haïm Amsellem, député Shass, abonde dans mon sens et confirme ses propos à la radio Kol-Israël. Je restitue intégralement mon article de 2009 sans apporter de changement car il reste d’une brûlante actualité puisque ce député risque d'être contraint à la démission ou à l'exclusion de son parti.

          Des mots que nous n'avons pas l'habitude d'écouter de la bouche d'un député orthodoxe.

          Ecoutez le député Amsellem à KOL-ISRAEL en cliquant sur le petit triangle noir.


          Le judaïsme orthodoxe séfarade perd son âme et s’oriente, contrairement à son histoire, vers une dérive inquiétante qui ne s’inscrit nullement dans son passé sioniste. Par volonté de mimétisme il semble avoir décidé de choisir la voie antisioniste puisque cette tendance s’affirme dans des synagogues qui voient fuir leurs fidèles vers d’autres horizons religieux tant l’excès devient discutable.


          Les séfarades du Maghreb constituaient en Afrique du Nord un bloc monolithique modéré. La colonisation française les avait ouverts au monde moderne et à l’environnement dans lequel ils évoluaient. Les rabbins acceptaient certains compromis religieux qui leur permettaient de remplir leurs synagogues en fermant les yeux sur les quelques libertés prises avec la stricte loi religieuse. En revanche, ils s’appuyaient sur le sionisme afin de s’opposer à un rationalisme laïc et de maintenir solidaire et forte une communauté qui avait réveillé dans les années 1960 le judaïsme français assoupi. Les cours de Talmud Torah étaient l’occasion de rudiments de sionisme tandis que les sous-sols des grandes synagogues abritaient des cours d’hébreu en prévision d’un départ pour Israël.


Eclatement des orthodoxes


          Beaucoup de jeunes de la nouvelle génération sont retournés à la religion mais ils se sont éclatés en plusieurs tendances à leur arrivée en Israël. Le Shass, issu d’une scission du courant ultra-orthodoxe ashkénaze, est une invention purement israélienne. Le Mafdal, parti sioniste national historique, a accompagné presque tous les gouvernements depuis la création de l’Etat. Enfin la troisième composante, séfarade pure souche, défendait un judaïsme de cœur très attaché au culte des saints et à forte composante mystique, de tendance cabaliste.


          Aujourd’hui le judaïsme orthodoxe séfarade est en train de virer vers un antisionisme inquiétant confirmé par des faits irréfutables. « Lorsque l’Etat d’Israël reviendra à la Torah, nous célèbrerons Yom Haatsmaout » se plaisent maintenant à affirmer ces nouveaux adeptes du Livre Saint. Certains rabbins ont supprimé de la liturgie les prières, le Hallel, qui étaient habituellement récitées le jour de l’Indépendance pour refuser de considérer ce jour comme exceptionnel impliquant un commentaire relatif à une fête qui n’a pas lieu d’être à leurs yeux. Les livres de prières séfarades, calés sur les ashkénazes, ont été modifiés pour soustraire aux fidèles le symbole même de l’Etat d’Israël. Ainsi la bénédiction faite à l’Etat au moment de l’ouverture du tabernacle a été purement et simplement supprimée de la liturgie. Celle relative à Tsahal a été modifiée insidieusement pour supprimer toute référence au symbole étatique de l’armée. Dieu ne bénit plus « les soldats de l’armée de défense d’Israël » mais « il bénit les soldats d’Israël », formule qui supprime toute référence à l’existence d’un Etat.


          Les rabbins nord-africains avaient soutenu le sionisme avec toute la force de leurs croyances et ils émaillaient leurs commentaires hebdomadaires de la Torah par plusieurs références aux combats que menait Israël contre ses ennemis. Nombreux sont les « anciens » qui se souviennent encore des récits épiques de l’indépendance, exagérément amplifiés par leurs rabbins. La seule opposition religieuse au sionisme venait à l’époque du monde ashkénaze, du hassidisme Satmar de Hongrie en particulier, qui n’arriva pas à atteindre le judaïsme séfarade traditionnel.


Crise identitaire


          L’alyah des religieux séfarades s’est accompagnée d’une crise identitaire. Peu d’érudits pouvaient se prévaloir d’une connaissance talmudique approfondie et le fossé culturel qu’ils se découvraient avec les ashkénazes les conduisit, par complexe, à un mimétisme qui leur enleva leur originalité. Ils ignoraient pourtant que dès le IX siècle, le rabbin tunisien de Kairouan Khananel Benkhoushiel avait rédigé le premier commentaire du Talmud de Babylone et que le commentaire arabe achevé en 1168 par Moïse ben Maïmon faisait autorité parmi les Juifs des pays musulmans. De ce point de vue au moins, ils n’avaient aucun complexe à avoir.


          Alors que les rabbins séfarades avaient coutume de coiffer leur tête d’une chéchia rouge et d’enfiler leur pantalon blanc et leur gilet de soie parés de paillettes multicolores dans la pure tradition de leur région, la nouvelle vague décidait d’adopter, en s’installant à Bné-Brak, la tenue austère de l’orthodoxie lituanienne (les Mitnagdims), costume et borsalino noirs. Elle pensait, par la tenue, jouir du prestige ashkénaze le seul, selon eux, à ouvrir une ascension sociale dans le monde orthodoxe. Certains iront jusqu’à apprendre le yddish pour entrer dans des écoles talmudiques spécifiques afin de les égaler sinon leur ressembler. Mais en les singeant, ils renièrent leurs racines et leurs idées en trouvant judicieux d’adopter des dogmes non approuvés par leurs pères. S’ils consentent à une autonomie du peuple juif dans un Etat souverain, ils tiennent dorénavant à ce que cet Etat soit régi par la Torah.


Shass complexé


          Le parti séfarade Shass, créé par le Rav Shach en 1980, reste sous tutelle officieuse des rabbins lituaniens qui imposent leurs vues comme le prouve une illustration qui en dit long. Alors que ce parti dispose d’un réseau officiel éducatif, El Hamaayan, tous ses dirigeants préfèrent que leurs jeunes filles fréquentent le séminaire ashkénaze Beth Yaacov et leurs garçons, les écoles talmudiques lituaniennes. Les enfants se trouvent ainsi intoxiqués par la ligne anti étatique prônée par les enseignants. Les orthodoxes séfarades acceptent de se dévaloriser, tels des religieux de seconde classe, pour que leurs enfants accèdent au réseau scolaire lituanien. Ils vivent ainsi une dépersonnalisation de leurs origines qui les amènent à justifier l’annulation de la prière à l’Etat d’Israël « parce que l’Etat n’est pas fondé sur la Torah » ainsi que de la prière à Tsahal « parce qu’une armée où les femmes et les hommes sont mélangés ne mérite aucune bénédiction ».


          Le judaïsme orthodoxe séfarade garde certes son cœur séfarade mais son esprit a été dévolu aux ashkénazes lituaniens. Plutôt que d’avoir honte d’un passé qu’ils ignorent, ils devraient plutôt faire l’effort de le découvrir en assimilant le fait que la tenue noire ne fait pas forcément le bon orthodoxe. Loin de vouloir raviver un conflit de communauté anachronique, il est regrettable que les orthodoxes séfarades s’éloignent de leurs idéaux sionistes qui ont représenté le ciment des communautés orientales pendant plusieurs siècles. Les traditions d’alors mettaient l’accent sur la loi religieuse, la grammaire, la célébration des Saints, une prononciation spécifique, et sur des coutumes insérées dans le folklore. Ils ont abandonné leur pensée juive originale et ont enfoui dans la mémoire leur vision sur le rapport à l’emploi, à l’Etat, à l’armée, à la terre et à la politique pour le confier dorénavant aux ashkénazes de Lituanie qui sont désormais les vrais décisionnaires sur ces questions.


          Après l’annulation de la prière à l’Etat d’Israël, ils risquent de pousser le bouchon jusqu'à ignorer demain la sonnerie en souvenir des soldats de Tsahal tombés au combat, parce que cette forme d’hommage provient d’un Etat qu’ils réprouvent. Cette question est effectivement d’actualité dans les milieux orthodoxes séfarades de Bne-Brak qui en débattent mais qui ne se rendent pas compte qu’ils se déshonorent en optant pour cette dérive antisioniste.






























lundi 22 novembre 2010

SLATE : Comment le virus Stuxnet s'en est pris au programme nucléaire iranien


SLATE :Comment le virus Stuxnet s'en est pris au programme nucléaire iranien

par Jacques BENILLOUCHE
Usine nucléaire de Bushehr
Les experts sont maintenant convaincus que le virus a été conçu pour s'attaquer aux centrifugeuses de Natanz utilisées par Téhéran pour enrichir l'uranium.

Les experts commencent à en savoir plus sur le virus Stuxnet qui a contaminé les ordinateurs iraniens et notamment ceux utilisés dans son programme d'armement nucléaire. Les chercheurs américains et allemands ont décortiqué le programme informatique du virus qui, contrairement aux autres de type «familiaux» semble aujourd'hui clairement avoir été conçu «sur mesure». Ils sont à présent convaincus qu’il a même été fabriqué pour s’attaquer spécifiquement aux sites nucléaires iraniens....

Lire la suite sur le site de Slate en cliquant sur le titre en rouge de l'article:

samedi 20 novembre 2010

MOHAMED DAHLAN ET LA REUNIFICATION PALESTINIENNE


MOHAMED DAHLAN ET LA REUNIFICATION PALESTINIENNE



Par Jacques BENILLOUCHE




Dahlan avec Mahmoud Abbas et Ismael Haniyé

Dahlan avec Ehoud Olmert et Chaoul Mofaz

Alors que les négociations de paix avec les palestiniens piétinent et qu’il se confirme que le plan de paix de Barack Obama se met progressivement et secrètement en place malgré l’opposition du parti du premier ministre israélien, la coopération arabo-israélienne s’affirme ouvertement de jour en jour. A la demande des américains, les différents services de sécurité s’organisent pour contrer les terroristes qui agissent au Sinaï en traversant les tunnels de Gaza.

Actions contre Al-Qaeda

Les américains avaient inauguré le principe des assassinats ciblés avec Mohammed Namnam grâce à l’aide des renseignements reçus de la part des israéliens et des égyptiens. Ils sont déterminés à combattre l’organisation Al-Qaeda, bien implantée en Afghanistan, qui cherche à étendre son influence dans tout le Moyen-Orient. Ils ont convaincu les égyptiens à collaborer totalement avec Jérusalem.

Le 17 novembre, l’aviation israélienne a procédé à l’élimination de deux frères qui circulaient en voiture à Gaza, Islam et Mohammed Yasin. Le missile qui a frappé leur véhicule, en plein centre de Gaza, a visé des chefs de l’Armée de l’Islam. Ils avaient été responsables du kidnapping en 2007 du journaliste britannique Alan Johnston et ils étaient impliqués dans l’enlèvement en 2006 du soldat Guilad Shalit. Ces activistes avaient peu de rapports avec la direction du Hamas et ils recevaient leurs directives opérationnelles directement d’Al-Qaeda.

Israël avait cessé ses opérations ciblées après l’opération « plomb durci » de 2009 mais il semble qu’il ait été amené à reprendre ces actions à la demande formelle des américains et des égyptiens. Le Caire avait réclamé l’aide d’Israël pour combattre les terroristes qui avaient pour mission d’enlever des israéliens dans le Sinaï afin de servir de monnaie d’échange. Des miliciens islamistes préparaient par ailleurs une nouvelle vague d’attentats, visant des cibles américaines en Egypte, qui avait été planifiée en représailles à l’assassinat de Namnam. Les services américains s’étaient engagés à s’opposer à la stratégie d’attaques coordonnées contre la force multinationale d’observateurs américains, FMO, à El Gorah à 37kms au sud-est du Sinaï.

Les Egyptiens avaient arrêté une vingtaine d'islamistes à Sheikh Zuwayid dans le Sinaï après la mort du leader de l'Armée de l'islam, Mohammed Namnam, tué à Gaza le 3 novembre. Plusieurs quotidiens arabes avaient affirmé que son élimination était due à une coopération totale entre les services égyptiens et israéliens. L’interrogatoire conduit par les services de renseignements égyptiens a mis en évidence l’étendue des ramifications de ce groupe et confirmé les projets d’attaques de cibles américaines. Le compte-rendu des interrogatoires a été transmis aux israéliens et aux palestiniens qui en ont fait un bon usage. Les palestiniens ont pu ainsi empêcher l’assassinat planifié de Jibrin Al-Bakri, gouverneur de Naplouse. Sur la foi de ces renseignements, les forces de sécurité de l’Autorité palestinienne ont par la suite arrêté plusieurs membres de la branche armée du Hamas, les Brigades Azzedine El-Quassam, sous prétexte qu’ils portaient atteinte à la stabilité politique de la Cisjordanie.

Dahlan piaffe d’impatience

Le symbole de la collaboration arabo-américano-israélienne est représenté par Mohamed Dahlan. Mahmoud Abbas a du mal à freiner les ardeurs de celui qui est pressenti pour occuper le poste de vice-président. L’ancien homme fort de Gaza, sous le règne d’Arafat, ne perd pas espoir de reprendre le contrôle de la région qu’il dirigeait d’une main de fer. Il ne cesse de réclamer auprès des américains et des israéliens le droit et les moyens pour traverser la frontière égyptienne avec ses troupes. Il veut en découdre avec les islamistes en entrant à Gaza par la frontière de Rafah afin de détruire le régime du Hamas.

Il avait été qualifié comme l’homme à la fois de la CIA et du Mossad tant il était proche des occidentaux. Les rumeurs semblent avoir été plusieurs fois fondées. Vanity Fair avait révélé en 2008 qu’il avait rencontré George W. Bush pour obtenir que la CIA finance un coup d’Etat avorté contre le Hamas. Cette structure paramilitaire, soutenue par les américains, est encore en place en Cisjordanie. Dahlan est tellement impliqué avec les israéliens qu’il aurait convaincu Mahmoud Abbas et le premier ministre Salam Fayyad à utiliser le Shin-Bet israélien, service de sécurité intérieure, pour leur protection lors de leur déplacement autour de la Cisjordanie.

Mohammed Nazal, membre du bureau politique du Hamas, l’accuse officiellement de travailler pour les services de renseignements israéliens en expliquant que Dahlan a chargé certains de ses agents du Fatah de recueillir des informations détaillées sur les membres du Hamas à Gaza et, en particulier, de déterminer le lieu de leur résidence. Les israéliens s’en servent ainsi pour envoyer leurs missiles avec efficacité. Ces preuves de collaboration expliquent pourquoi les tentatives égyptiennes de réconcilier le Fatah et le Hamas sont vouées à l’échec. Le Fatah a bien signé un accord en octobre 2009 mais le Hamas s’est refusé à le faire. Il ne pouvait pas accepter l’intégration des forces armées du Hamas dans celles de l’Autorité palestinienne.

Pourtant le ministre des affaires étrangères égyptien Ahmad Aboul Gheit faisait de cette signature une exigence pour prendre en considération les réserves du Hamas. L’absence d’accord a libéré l’Egypte de son engagement de neutralité dans le conflit Fatah-Hamas. Le président Moubarak a donc donné l’ordre d’engager un combat sans pitié contre les forces islamistes qui créent des troubles au Sinaï et contre le Hamas en particulier.

Envahir Gaza

Les motivations de Dahlan sont nationales. Il agit parce qu’il est convaincu que le régime de Gaza nuit aux intérêts des palestiniens. Il sait que la partition entre la Cisjordanie et Gaza satisfait les israéliens et les américains qui, grâce à cette scission, arrivent à mieux peser sur les palestiniens. Il est d’ailleurs rejoint dans son analyse par le politologue Ibrahim Ibrash, résidant à Gaza : «Beaucoup de pays arabes ont commencé à réaliser le risque engendré par la séparation de Gaza de la Cisjordanie. ». Il justifie donc son activisme pro-occidental par la nécessité de donner à l’Autorité les moyens financiers et militaires pour étendre son pouvoir à Gaza.

Des sources du renseignement israélien affirment que Dahlan a présenté à son comité central, le 11 novembre, un plan d’invasion de Gaza, de 70 pages, pour restaurer le pouvoir de l’Autorité palestinienne. Il a prétendu que plusieurs pays européens et arabes approuvaient son initiative puisqu’ils acceptaient de former ses troupes pour la réussite de la mission. Il collabore donc avec les experts sécuritaires jordaniens, égyptiens et israéliens. Son plan répartit d’ailleurs les tâches qui impliqueraient aussi Israël d’une certaine mesure. La Jordanie est supposée devenir responsable de la formation d’un commando maritime qui attaquerait Gaza par la mer tandis que la frontière serait ouverte à Rafah.

Les occidentaux sont cependant sceptiques sur la viabilité d’un tel projet car le coup d’Etat de 2007 fut un échec cuisant et la fuite des généraux du Fatah vers l’Egypte n’avait pas été perçue comme une preuve de courage et une volonté de réussite. Les palestiniens ont estimé devoir donner des gages de bonne volonté en collaborant avec ceux qui pourraient les aider à récuper l'autre partie de la Palestine. Dahlan a donc engagé ses troupes dans une guerre de renseignements contre Al-Qaeda pour s’attirer les faveurs égyptiennes et américaines et, contre le Hamas pour convaincre les israéliens qu’il poursuit le même objectif d’éradication du régime de Gaza. Combien d’assassinats ciblés seront-ils nécessaires pour prouver la bonne volonté de Dahlan ?
































mercredi 17 novembre 2010

LE CHANGEMENT AU QUAI D'ORSAY VU D'ISRAËL



LE CHANGEMENT AU QUAI D'ORSAY VU D'ISRAËL

par Jacques BENILLOUCHE
                                                                                  

Le remaniement français est passé inaperçu en Israël. Les principaux journaux ont fait l’impasse sur la nouvelle. Ni Haaretz, ni le plus fort tirage Israël Hayom n’ont consacré quelques lignes au nouveau gouvernement français. C’est un non évènement ici. Israël et la France ont constitué un couple au bon sens du terme avec toutes ses dérives. Ils sont passés par toutes les phases : le flirt, l’idylle, l’amour fou, la passion, la querelle, la haine, l’indifférence, la séparation, la réconciliation et le divorce. A l’arrivée du Général de Gaulle au pouvoir, les relations franco-israéliennes n’ont pas résisté au travail de sape entrepris par Couve de Murville. De cette période date l’animosité d’Israël avec le Quai d’Orsay qui abritait des diplomates issus d’une vieille aristocratie catholique profondément pro-arabe.

Le Quai pro-arabe

En effet le ministre du Général de Gaulle décida, dans son souci d’éliminer les partisans de l’Algérie française, de vider le Quai des amis d’Israël et il recruta des fonctionnaires à particule, idéologiquement sensibles aux thèses des pays musulmans. Cette nouvelle vague de diplomates s’acharna à défaire en quelques mois les liens amicaux tissés avec l’Etat juif pendant 10 ans. Ils furent d’ailleurs aidés par la fin de la guerre d’Algérie qui ouvrait la voie à la reconquête du monde de l’islam, abandonné alors à la seule Grande-Bretagne.

Israël ne regrettera pas beaucoup Bernard Kouchner qui n’a pas été efficace à son gré. D’une manière générale, elle ne regrette jamais les juifs qui parviennent à de hauts postes dans les gouvernements étrangers. L’exemple de Bruno Kreisky, chancelier autrichien de 1970 à 1983, est éloquent puisqu’il ne s’entendit jamais avec Israël et qu’il préféra développer des relations très poussées avec l’OLP, alors ennemi déclaré de l’Etat juif.

Les israéliens savaient que Bernard Kouchner ne pouvait se réclamer de son identité juive car il risquait de susciter des réserves de la part de compatriotes qui vouent à l’islam une passion immodérée ou de ceux qui partagent encore les idéaux racistes d’extrême-droite. Ils étaient persuadés qu’ils ne tireraient aucun profit de la position du ministre puisque chacun de ses actes était mesuré au degré d’amitié perçu dans ses décisions vis-à-vis d’Israël. L’inertie du ministre dans le conflit israélo-arabe était donc justifiée par une volonté de ne pas être taxé de favoritisme alors que les israéliens attendaient de lui plus d’activisme à leur égard.

 
Inefficacité et inertie

 
D’ailleurs le ministre des affaires étrangères a été raillé dès sa prise de fonctions. L’agence Associated Press avait révélé, en septembre 2007, qu’il prenait ses ordres directement et en public de la ministre des affaires étrangères Tsipi Livni. L’AP avait rendu compte de la conférence de presse commune et avait rapporté ce fait : « Quand un journaliste israélien a interrogé M. Kouchner sur les plaintes de la Syrie selon lesquelles un avion de la chasse israélienne avait pénétré son espace aérien la semaine dernière, Tzipi Livni a été vue en train de griffonner un message et de le transmettre au ministre français. M. Kouchner a affirmé qu’il n’était pas au courant de cette affaire. »

Les griefs d’Israël étaient nombreux et pour trois d’entre eux, ils étaient inexcusables. La diplomatie israélienne avait trouvé que Bernard Kouchner n’avait pas été très incisif dans son action pour la libération du soldat franco-israélien Guilad Shalit. Par ailleurs, il n’a pas eu d’attitude originale puisqu’il a interdit son ministère à Avigdor Lieberman, persona non grata en France et en Europe. Il n’a eu aucune solidarité avec son collègue lorsqu’il fut qualifié de « Le Pen» par Nicolas Sarkozy. Le ministre israélien s’était d’ailleurs vengé lors de la visite en Israël de Kouchner le 11 octobre [6]. Il avait décidé de l’humilier en public en lui faisant la leçon : « Je n’attends pas de vous que vous régliez tous les problèmes du monde, mais j’attends en revanche que vous vous attaquiez à vous problèmes en Europe et que vous les régliez avant de venir nous faire la leçon. » Enfin, le ministre des affaires étrangères françaises n’a pas réussi à faire admettre Israël au sein de la Francophonie. Il fallait pour cela imposer aux membres un vote à la majorité et non pas à l’unanimité pour éviter qu’un seul Etat n’interdise l’entrée d’un pays qui compte plus d’un demi-million de francophones.

Un bastion inexpugnable

La nouvelle locataire du Quai d’Orsay est chiraquienne, pur jus. Le président Chirac n’a pas laissé de bons souvenirs en Israël du fait de ses liens étroits avec Saddam Hussein et Hafez Al-Assad, le syrien. La chute du dictateur irakien et l’assassinat de Rafik Hariri, grand ami de Chirac, avaient pour un temps réchauffé des relations mal en point mais Israël n’avait toujours pas trouvé grâce aux yeux des diplomates du Quai qui maintenaient leur anathème sur l’Etat juif. D’ailleurs il ne semble pas qu’un politique soit en mesure de s’attaquer à un bastion inexpugnable, mis à part Couve de Murville qui avait été en mesure d’imposer ses vues.

Lors d’une interview, Claude Goasguen député de Paris, nous avait parfaitement décrit la situation vue à travers l’œil d’un député de la majorité : « En réalité, la politique étrangère en France est réservée à une poignée d’individus sans contrôle. Le Président de la République, un petit peu le Ministre des Affaires Etrangères qui n’a pas grand pouvoir et le Quai d’Orsay. L’Assemblée nationale ne connaît rien de la politique étrangère de la France. En tant que député j’apprends tout par la presse comme vous. Nous sommes le seul pays à avoir un homme et un seul, à l’Elysée, avec le secrétaire général du Quai d’Orsay, qui décide de tout et qui est par nature en dehors de toute responsabilité politique. »

Les israéliens sont donc résignés à ne voir, dans l’avenir, aucune amélioration avec un ministère français qui leur est hostile. C’est pourquoi ils ont boudé la nouvelle du changement de ministre. Ils ne pensent pas que Michèle Alliot-Marie sera en mesure de faire mieux que Bernard Kouchner. Elle aura au moins l’avantage de ne pas être gênée par une identité qui a desservi son prédécesseur plutôt qu’elle ne l‘ait rassuré.



























dimanche 14 novembre 2010

BILLET D’HUMEUR : ANTISEMITISME OU ANTISIONISME



BILLET D’HUMEUR : ANTISEMITISME OU ANTISIONISME

Par Jacques BENILLOUCHE


Je ne m’attendais pas à déclencher un tel brouhaha avec mon billet d’humeur sur les écologistes et Israël, radiodiffusé par ailleurs [1]. Certains sites avaient repris mon article qui leur avait permis d’avoir 1264 lecteurs en moins d’une heure puis se sont ravisés devant les commentaires de lecteurs mécontents. Je m’étais permis d’écrire que les écologistes, rejoints par de nombreux militants d’extrême gauche [2], étaient pro-palestiniens et antisionistes [3]. Mon article était étayé par des références et des citations publiques.

Il n’y avait cependant aucune raison pour que cette affirmation soit assimilée à une injure alors qu’être antisioniste est un positionnement politique tout à fait respectable, à condition de l’assumer. Je suis trop attaché à la démocratie pour ne pas accepter les thèses de ceux qui n’approuvent pas mes idées et je ne leur en fait nullement grief. Mais certains lecteurs n’ont pas apprécié que je précise que certains écologistes étaient aussi antisémites [4] [5] [6] en me fondant uniquement sur des faits établis. Mais je n’ai jamais écrit que tous les écologiques étaient antisémites.

En revanche, il est vrai que certains se cachent derrière l’antisionisme pour attaquer mes articles tout en se protégeant contre les rigueurs de la loi qui réprime le racisme. De nombreux commentaires acides prouvent cependant qu’ils font volontairement un amalgame entre antisionisme et antisémitisme.

La vie d’un journaliste israélien est très difficile vis-à-vis de l’étranger car on lui prête un pouvoir énorme et une fonction déguisée de délégué des instances gouvernementales. Le ministère israélien des affaires étrangères n’a rien à faire d’un journaleux pour agir en son nom. Il dispose de diplomates de renom, très compétents, qui n’ont pas besoin de se cacher derrière un pseudo ou une plume pour exposer ouvertement la position de l’Etat d’Israël. Les journalistes ne détiennent pas la science ni la vérité. Il leur arrive parfois, souvent même, de se tromper ou de rendre compte d’une information erronée ou anticipée. Ils ne peuvent pour cela être qualifiés d’intoxiqués ou de valets du pouvoir.

Ceux qui nous attaquent vivent souvent dans des pays où la presse est muselée et aux ordres. Ils pensent que la situation est pareille en Israël et que nous sommes tenus de refléter uniquement les positions gouvernementales comme si nous étions des robots sans cervelle ou de tristes paillassons. C’est faire un triste sort à la fonction de journaliste libre et indépendant.

Cliquer sur le titre en rouge de l'article pour écouter le texte radiodiffusé :

[1] http://benillouche.blogspot.com/2010/11/billet-dhumeur-les-ecologiques-francais.html


[2] http://www.20minutes.fr/article/621347/politique-corinne-lepage-refuse-rejoindre-europe-ecologie


[3] http://www.dailymotion.com/video/x7xet3_manifestation-palestine-avec-noel-m_news


[4] http://www.lepost.fr/article/2010/03/13/1985728_antoine-waechter-l-ami-des-antisemites-honte-d-europe-ecologie.html


[5] http://alerte-environnement.fr/?p=2480


[6] http://www.lexpress.fr/informations/la-vague-verte_593532.html









samedi 13 novembre 2010

BILLET D’HUMEUR : LES ECOLOGIQUES FRANÇAIS ET ISRAEL


BILLET D’HUMEUR : LES ECOLOGIQUES FRANÇAIS ET ISRAEL



Par Jacques BENILLOUCHE


Le 13 novembre, un parti anti-israélien va se constituer en France avec la fusion d’Europe Ecologie et des Verts. Il ne s’agit pas d’une bonne nouvelle pour les défenseurs de l’Etat juif car la dynamique de cette fusion risque de susciter un élan d’adhésions vers ce nouveau mouvement.

Les Verts ont toujours été à la pointe du combat en faveur des palestiniens et ils ont attiré à eux de nombreux anciens gauchistes français dont la haine à l’égard d’Israël n’a d’égale que l’opposition aux structures démocratiques du pays. Les Verts ont exprimé « leur horreur et leur indignation face à l’agression militaire israélienne déclenchée à Gaza par des bombardements aériens massifs suivis d’une offensive terrestre » sans trouver de mot sur les motivations d’une telle opération pour équilibrer leur prise de position. En revanche, ils ont reconnu que le Hamas avait été élu démocratiquement et qu’il était un acteur incontournable.

Ces nouveaux Verts pourraient avoir une capacité de nuisance politique à gauche puisque, sous le prétexte de la défense de l’écologie, ils pourraient drainer des électeurs en provenance du parti socialiste. La concurrence risque de contraindre le P.S à chasser sur les terres écologiques en poussant la chansonnette de l’antisionisme qui, pour certains, s’apparente plutôt à de l’antisémitisme.

Antoine Waechter, président du Mouvement Ecologiste Indépendant (MEI), tête de liste d'Europe Ecologie en Alsace, qui a fait son come-back ce samedi, avait été mis en cause pour ses liens avec l'extrême-droite raciste. Il n’a jamais cessé d'entretenir des liens d'amitié avec Jean Brière, exclu des Verts pour antisémitisme en 1991 et grand ami du négationniste Faurisson. Par ailleurs, six écologistes de Strasbourg se sont opposés au déploiement, sur la façade du Conseil Régional, de la banderole sur laquelle figurait le portrait de Guilad Shalit.

Le conseiller régional Verts de la Région Languedoc, Sylvain Pastor, avait tenu à marquer le désaccord des élus de son parti avec l’implantation du groupe israélien Agrexco sur le port de Sète sous prétexte que la société était le « bras armé du gouvernement israélien qui se situe en infraction au droit international ». Feu le président Frêche avait alors taclé son conseiller par une remarque qui semblait faire mouche : « Un peu d’antisémitisme ne nuit jamais monsieur Pastor. »

Quand à Eva Joly, la nouvelle égérie verte, elle s’est distinguée par une attaque en règle d’Israël après l’incident de la flottille de Gaza. De retour d'une visite avec la délégation officielle du Parlement européen en Israël et dans les Territoires, le 28 mai, elle a pu constater avec « effroi combien le blocus créait une situation humanitaire et sociale dramatique ». Elle a insisté pour que le raid israélien soit condamné par l’Europe.

La droite et Nicolas Sarkozy tireront un bénéfice certain de ce regroupement car, à vouloir courir après les voix des Verts, les socialistes risquent d’indisposer les militants pro-israéliens incapables d’accepter de se compromettre avec cette partie de la gauche antisioniste.

Cliquer sur le titre en rouge de l'article pour écouter le texte radiodiffusé.




P.S Certains lecteurs se sont indignés de la mise en cause de Antoine Waechter et de Jean Brière pour antisémitisme. Pour leur permettre de se faire une idée plus précise des personnages, je leur transmets les références de mes sources :

http://www.lepost.fr/article/2010/03/13/1985728_antoine-waechter-l-ami-des-antisemites-honte-d-europe-ecologie.html

http://alerte-environnement.fr/?p=2480

mardi 9 novembre 2010

BILLET D'HUMEUR : PLUS DURE SERA LA CHUTE


BILLET D’HUMEUR : PLUS DURE SERA LA CHUTE


Par Jacques BENILLOUCHE



Ceux qui croyaient qu’Israël se distinguait des autres pays du monde, sont à présent convaincus que l’Etat juif est entré dans l’ère normative avec ses génies, ses voleurs, ses héros, ses gangsters, ses assassins et ses pervers sexuels. Plus rien ne distingue l’Etat, conçu dans l’esprit de Théodore Herzl, de n’importe quel autre Etat. Le créateur du pays, David Ben Gourion, doit se retourner dans sa tombe devant les évènements néfastes qui se renouvellent de mois en mois et qui ternissent l’image de marque d’Israël. Son personnage austère et sa réputation d’ascète le ferait paraitre aujourd’hui comme un extra-terrestre débarqué d’une planète inconnue, dans un monde touché par le vice. Les temps ont changé et l’avidité des hommes a pris le dessus sur les idées, le don de soi, les dogmes et la probité.

La mise en accusation de hauts personnages de l’Etat, de ministres, d’avocats de renom, de maires et de soldats de Tsahal, en indélicatesse avec la justice, sonne comme un signal que le pays s’éloigne de ses concepts fondateurs. Les commentateurs étrangers s’en donnent à cœur joie et, quand les prévenus sont poursuivis pour des malversations financières, certains n’hésitent pas à rappeler les rapports conflictuels des juifs avec l’argent, l’affaire Bernard Madoff étant citée en exemple.

Des scandales à répétition ont tendance à généraliser le concept d’hommes politiques ou de dirigeants « tous pourris » et justifient le désintérêt des israéliens pour les affaires de l’Etat. D’ailleurs l’élite du pays ne s’y est pas trompée puisqu’elle déserte les cabinets ministériels au profit des hauts postes privés, à l’abri des fluctuations électorales. La multiplication d’affaires, qui sentent le souffre financier, donne à l’opinion israélienne l’impression néfaste que l’engagement politique reste le moyen le plus rapide pour s’enrichir à bon compte.

L’ancien ministre des finances Avraham Hirshon, qui a piqué dans la caisse de l’organisation qu’il dirigeait, est encore en prison. L’ancien ministre de la santé et des affaires sociales, le rabbin Shlomo Benizri a été condamné à quatre ans de prison ferme après avoir été reconnu coupable de pots de vins et de transfert d’argent public sur son propre compte.

Le procès en corruption de l’ancien premier ministre Ehoud Olmert alimente un feuilleton depuis plusieurs mois. Il est poursuivi pour des libéralités du temps où il était maire de Jérusalem puis Ministre du Commerce et de l’Industrie. Si les accusations concernant l’achat sous-payé de sa maison rue Crémieux ont été écartées, la justice lui impute un système de doubles factures qui lui aurait permis d’être remboursé plusieurs fois pour le même voyage. L’ex-premier ministre n’est pas au bout de ses peines puisqu’il est impliqué, du temps où il était maire de Jérusalem, dans le plus grand scandale de corruption depuis la création de l’Etat juif. Il est soupçonné avec celui qui lui a succédé à la mairie, le rabbin Uri Lupolianski, d’avoir touché un million de dollars pour favoriser l’émergence d’un luxueux projet immobilier, Hollyland.

Les exemples viennent d’en haut et pourrissent l’état d’esprit d’une jeunesse qui ne peut plus s’accrocher aux fondamentaux hérités du temps des personnages historiques qui ont fait l’Etat avec beaucoup d’esprit de sacrifice.

L’ancien président de l’Etat, Moshé Katsav, a admis sa responsabilité pour « harcèlement sexuel ou actes indécents ». Il échappe pour l’instant à la prison mais son procès doit s’ouvrir dans les mois à venir.

Même une institution vénérée comme Tsahal est ébranlée par ses mêmes enfants qui se sacrifient pour défendre les frontières menacées. Avec l’affaire Anat Kam, des documents secrets passent entre les mains des journalistes. La limite étant à présent franchie, d’autres actions plus dramatiques, avec le profit comme intérêt, pourraient aider un jour ceux qui envisagent sérieusement d’éradiquer l’Etat juif.

La liste n’est pas close. Suite à une accusation de faux témoignage il y a quatre ans, le Tribunal de Jérusalem a décidé ce 9 novembre de frapper d'infamie le député Tzahi Hanegbi (Kadima). L’ancien ministre et député, président de la puissante commission de la Défense et des Affaires étrangères du Parlement israélien, est contraint à la démission de la Knesset.

Le seul avantage à ne pas étouffer toutes ces affaires prouve la vitalité de la démocratie israélienne qui n’hésite pas à punir des ministres et présidents défaillants. Mais à cette allure, les ennemis d’Israël n’auront pas besoin de s’activer. Il leur suffira de cueillir les conséquences des turpitudes de dirigeants qui perdent leurs repères et transforment l’Etat d’Israël en un pays semblable aux autres, ayant perdu l’auréole messianique de la terre du Peuple Elu. Plus dure sera la chute.

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mercredi 3 novembre 2010

FRANCE-INTER : LA REVUE DE PRESSE DU 3 NOVEMBRE


FRANCE INTER : REVUE DE PRESSE DU 3 NOVEMBRE


Revue de Presse de Bruno Duvic



Patrick Cohen :

Evidemment, dans la presse française, pas de détails sur les résultats de cette élection...


Bruno Duvic :


Sauf à aller sur les sites Internet bien sûr, mais ils n'apportent pas grand chose de plus que la matinale spéciale de France Inter, par exemple.


"Comment Obama peut-il rebondir ?" se demande Le Figaro. La réponse est peut-être sur Slate.fr.


Et si Obama faisait de la paix au Proche-Orient, l'une des priorités des deux ans à venir ? Jacques
Bénillouche, le correspondant de Slate à Jérusalem, s'est procuré les grandes lignes du plan de paix secret d'Obama. Dans la démarche et dans les détails, c'est extrêmement ambitieux, et même polémique.


Selon Slate, Obama voudrait sortir de son rôle d'intermédiaire et se transformer auprès des Israéliens en négociateur direct, mandaté par l'Autorité palestinienne. Le plan a été dévoilé aux Israéliens, au président palestinien Mahmoud Abbas, mais aussi à quelques dirigeants européens dont Nicolas Sarkozy.


Le point principal, c'est qu'Israël se retirerait sur les frontières de 1967 à 4% près, cédés par les Palestiniens en Cisjordanie. Jérusalem-Est reviendrait au nouvel Etat palestinien, sauf les quartiers juifs. Souveraineté partagée sur le Mont du Temple, sous l'égide d'un comité chapeauté par le Vatican. Les juifs de Cisjordanie devraient être évacués en quatre mois seulement et Obama voudrait imposer fin 2011 comme date butoir, autrement dit avant le début de la campagne pour sa réélection. On verra si dans la situation de cohabitation dans laquelle il est désormais, Obama est en mesure de faire avancer cet énorme dossier.

mardi 2 novembre 2010

SLATE - ISRAEL-PALESTINE LE PLAN DE PAIX SECRET D'OBAMA


SLATE : Israël-Palestine: le plan de paix secret d'Obama
 
par Jacques BENILLOUCHE
 
 
Le président des Etats-Unis veut imposer à Jérusalem les futures frontières de l'Etat palestinien et négocier avec Netanyahou au nom des Palestiniens.
 
 
Le parti conservateur américain devrait remporter haut la main les élections de mi-mandat. Les Israéliens peuvent-ils s'en réjouir? Ils n’ont pas une affection particulière pour Barack Obama qu’ils accusent de favoritisme à l’égard des Arabes. La propension de certains commentateurs politiques de l’affubler de son deuxième prénom, Hussein, en dit long sur le niveau des arguments employés. En Israël, on lui reproche, en vrac, d’être allié des islamistes, de s’acharner sur le gouvernement Netanyahou pour le faire tomber, de prendre position contre les implantations de Cisjordanie, de se prêter au jeu de l’Iran et, enfin, de laisser la Turquie tomber vers l’islamisme.


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http://www.slate.fr/story/29587/Israel-palestine-plan-paix-secret-obama