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dimanche 28 août 2011

LIBYE-SYRIE : LA MEMOIRE COURTE



LIBYE-SYRIE : LA MEMOIRE COURTE

Par Jacques BENILLOUCHE

Défilé du 14 juillet 2008 à Paris

Les titres des journaux fustigent aujourd’hui le régime du colonel Kadhafi traité de dictateur, de fou et de de tyran. Ses délires, ceux du 30 août 2010 à Rome, ont pourtant été peu rapportés par la presse au nom de l'intérêt de la diplomatie française. Mouammar Kadhafi avait alors lancé un appel pour que l'islam devienne « la religion de toute l'Europe  ».  Les ministres de Nicolas Sarkozy s’étaient montrés disciplinés et n’avaient pas osé contrer un président qui estimait que la politique de la France était de son domaine réservé.

Un paillasson

Seule la ministre Rama Yade, d’origine africaine, avait osé manifester sa mauvaise humeur et son opposition à la visite en France du dirigeant libyen : « Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n'est pas un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du  sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort », et avait poursuivi,  « Je serais encore plus gênée si la diplomatie française se contente de signer des contrats commerciaux, sans exiger de lui des garanties en matière de droits de l'homme. C'est un devoir ; la France n'est pas qu'une balance commerciale ».
Certes le remplissage des caisses de l’Etat peut justifier d’avaler quelques couleuvres mais les français s'étaient gardés de faire le bilan de la visite du dictateur. Les chiffres compilés après la retour de Kadhafi prouvent qu’il n’avait fait que promettre, sans vergogne, 11 milliards d’euros de contrats. Les promesses bien sûr n’engagent que ceux qui les écoutent. Les politiques avaient cru judicieux de dérouler le tapis rouge devant un dictateur qui avait d’ailleurs fait preuve d’une arrogance déplacée en ne cessant pas, durant tout son voyage officiel, d’humilier la France et ses dirigeants. Il avait fait des promesses politiques parisiennes mais à son retour chez lui il s’était empressé de refuser, avec une volontaire vulgarité, l’Union pour la Méditerranée prônée par le président français.
Tandis que le dictateur s’installait, en 2007, dans sa folklorique tente bédouine au milieu des jardins de l’hôtel Marigny, résidence des hôtes de marque et qu’il était reçu à l’Assemblée Nationale, l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin justifiait alors cet excès d’honneur par des contingences politiques : « Pour la réalisation du grand projet de Nicolas Sarkozy d’Union méditerranéenne, il est important que la rive sud de la Méditerranée se développe et que la Libye fasse plus d’efforts pour développer le Maghreb. »

Gifle politique

            Hélas, voulant se parer des habits bien trop larges de leader arabe panafricain, Kadhafi avait refusé la participation d’Israël à cette union ce qui ne l’a pas empêché de faire appel à l’Etat juif à la veille de la chute de son régime. Il s’était transformé en donneur de leçons : « Nous ne sommes ni des affamés ni des chiens pour qu'ils nous jettent des os. Si l'Europe veut coopérer avec nous, qu'elle le fasse avec la Ligue arabe ou l'Union africaine mais nous n'acceptons pas que l'Europe traite avec un seul groupe. » Il feignait la folie mais ne manquait pas de finesse politique puisqu’il avait su exploiter les divisions européennes avec  arrogance. Il n’avait pas hésité à déstabiliser le président français qui avait pourtant fait preuve de déférence à son égard. Sarcastique, le libyen considérait que « L'UE veille sur son unité et refuse sa division et l'initiative de notre cher ami Sarkozy a été rejetée fermement par l'Europe. La Ligue arabe n'accepte pas également de disperser ses rangs et de détruire son unité. » Il avait même fait capoter le sommet des pays européens et des pays de la méditerranée que Nicolas Sarkozy avait organisé le 13 juillet 2010.
            Le colonel Kadhafi s’est joué de la France avec brio et à son avantage. Il avait donc alimenté la rancune tenace du président français qui a alors cherché à l’éliminer de la scène politique. Il avait fait croire, en vain, qu’il serait le premier chef d’Etat arabe à commander l’avion de combat Rafale. Il avait fait miroiter l’acquisition, auprès d’Aréva, d’installations nucléaires civiles pour ne signer en fait  qu’un maigre achat de 300 millions  d’équipements électriques. Les entreprises de travaux publics ont bataillé en vain pour obtenir un contrat de quelques millions d’euros afin de réaliser l’extension de l’aéroport de Tripoli.

Dictateur sanguinaire

Kadhafi était un grand manipulateur. Il était tombé aux oubliettes de l’Histoire lorsque  les Etats-Unis avaient fait exploser une partie de son palais mais Nicolas Sarkozy avait réussi à l’en sortir après de longues années de purgatoire pour cause d’accusations de terrorisme, Il avait même réussi à semer le trouble au sein du gouvernement et de la majorité UMP. La question ouvertement posée concerne l’intérêt d’une compromission avec un tyran, maître-chanteur de surcroit dans le conflit avec les infirmières bulgares, qui ne cessait d’agiter ses pétrodollars en guise de carotte. Nous voyons ainsi l’illustration pleine et entière d’une crédulité occidentale qui frise la naïveté.
Le président égyptien Hosni Moubarak et le président syrien Bassar al-Assad avaient été invités au défilé du 14 juillet 2008. L’exemple de Kadhafi en 2007 n’avait pas marqué les dirigeants français qui s’étaient affranchis de l’état d’esprit des troupes qui ont défilé face au fils de celui qui était à l’origine de l’assassinat au Liban de 58 parachutistes français, le 23 octobre 1983 au camp du Drakkar. Les méandres de la politique sont impénétrables.
Le président Bassar Al-Assad continue de massacrer son peuple, avec l’aide de l’Iran et du Hezbollah libanais, mais la communauté occidentale reste passive pour ne pas effaroucher les pays arabes. Le refus des européens de prendre une position ferme, solidaire d’Israël, ne peut plus se justifier par des contingences économiques. La France n’en a tiré aucun profit sinon celui de la compromission avec des dictateurs sanguinaires. Le Quai d’Orsay devrait faire son mea culpa et reconnaitre l’urgence à choisir des alliances avec tous ceux qui combattent l’islamisme terroriste avec vigueur.  La stratégie de l’alliance tout azimut avec les pays arabes a échoué et l'intelligence prône une révision déchirante mais salutaire.



samedi 27 août 2011

LE Q.I DES JUIFS ASHKENAZES



LE Q.I DES JUIFS ASHKENAZES


           Je ne voulais pas résister à l'appel de mon ami Michel qui cherche depuis longtemps à nous énerver, nous les sépharades, parce que nous critiquons son gefiltefisch et son foie haché, mais qui en fait, semble souffrir d'un malheureux complexe. Il affirme que les juifs ashkénazes auraient un Q.I 20% plus élevé que la moyenne de la population mondiale.


          Est-il possible que votre ascendance, appartenance religieuse ou nationalité détermine votre intellect? En tout cas, l’étude réalisée par la très sérieuse Université de Cambridge risque de faire jaser autant les juifs ashkénazes que ceux qui les haïssent. Appelée «De la chance au choix: génétique et Justice,” on y apprend par exemple que “les Juifs ashkénazes ont un Q.I médian de 117. ” C’est 10 points de plus que le Q.I moyen des “personnes du nord de l’Asie” (classés seconds) et 20% de plus que la moyenne de la population mondiale.

Image IPB 

       
Avant d’aller plus loin, notons que d’autres études montrent que les juifs ashkénazes ont des Q.I un peu moins élevés que 117, mais restent toujours devant tous les autres groupes de population. Une observation intéressante que l’étude souligne: les scores pour le test visuo-spatial sont particulièrement faibles, et les scores ipso-facto en mathématiques et en langue sont étonnants.

Et ce n’est pas pour vanter ces juifs venus d’Europe de l’est, mais selon USA Today, «les Juifs ashkénazes représentent 2,2% de la population américaine, mais 30% du corps professoral des collèges d’élite, 21% des étudiants de l’Ivy League, 25% des lauréats du Prix Turing, 23 % des Américains les plus riches, et 38% des réalisateurs oscarisés ».

Selon l’Institut pour l’éthique et les technologies émergentes, « Depuis 1950, 29% des bourses d’Oslo sont allés à des Ashkénazes, même s’ils ne représentent que 0,25% de l’humanité. Les réalisations ashkénazes dans ce domaine sont 117 fois supérieures à leur population. » 

Une étude qui devrait raviver les jalousies antisémites mais qui explique parfaitement une chose : ce n’est pas pour rien si en 6 décennies, l’Etat d’Israël est devenu une si grande puissance intellectuelle et économique.

Heureusement que Michel a trouvé enfin un article pour remonter la côte des ashkénazes mais je tiens à rester neutre dans ce débat (biaisé ?) pour éviter les insultes car.... mes petits-enfants le sont à moitié.  
   

vendredi 26 août 2011

Slate-Afrique : Israël et la Libye



Slate-Afrique : Israël et la Libye 

par Jacques BENILLOUCHE

Maintenant que le régime de Kadhafi est tombé, le gouvernement israélien espère un rapprochement avec le Conseil national de transition. 

BHL avec les rebelles libyens

           La Libye a toujours eu une attitude ambiguë vis-à-vis d’Israël, en soufflant le chaud et le froid dans ses relations. Le régime de Kadhafi et les rebelles qui viennent de prendre le pouvoir à Tripoli ont tous deux approché le gouvernement israélien pour obtenir un appui politique et matériel.

          Le paradoxe tient au fait que, durant ses quatre décennies au pouvoir, le colonel Kadhafi s’était montré l’un des plus virulents critiques de l’État juif. Le jeune colonel avait d’ailleurs reçu une leçon en public du vieux président tunisien Bourguiba, qui lui avait déjà conseillé de voir du côté d’Israël.....

Lire la suite en cliquant sur le lien :




http://www.slateafrique.com/30769/israel-et-la-libye-netanyahou-cnt-reconnaissance


 

dimanche 21 août 2011

LA LIGUE ARABE REAGIT ENFIN



LA LIGUE ARABE REAGIT ENFIN

Par Jacques BENILLOUCHE

                 
Un des sommets de la Ligue Arabe
        
               La Ligue Arabe est une organisation qui prend position après mûre réflexion, eu égard aux pays démocrates qui la composent. Avant de se prononcer, elle enquête, elle diligente, elle analyse et enfin elle décrète. Ses décisions montrent toujours son sens de la mesure, sa volonté du consensus et sa recherche d’objectivité.
                Les massacres des civils libyens et l’éradication du peuple syrien n’ont pas  éveillé jusque là son sentiment  d’horreur mais c’est chose faite. La Ligue Arabe a enfin décidé de tenir une réunion d’urgence, le 21 août 2011, la première depuis plusieurs mois, pour imposer aux yeux du monde la fin des massacres et pour condamner l’inadmissible comportement de certains dirigeants qui tuent des arabes innocents.  Cette décision est courageuse puisqu’elle va à l’encontre de ce qu’elle faisait jusqu’alors.
                Mais, désolés, nous nous sommes mépris sur l’ordre du jour. Mea culpa. La Ligue Arabe a décidé de cette réunion d’urgence pour discuter des frappes israéliennes sur Gaza et des quelques morts qui font plus de bruit que les centaines de syriens assassinés et les milliers de libyens sacrifiés. Selon son porte-parole, Mahmoud Abdel Aziz, « la Ligue Arabe a reçu une demande expresse du président Mahmoud Abbas pour discuter de l’agression d’Israël à Gaza ».
                La gravité de la situation a poussé le président palestinien, muet devant les tragédies qui touchaient ses frères arabes, à réclamer une réunion urgente du Conseil de Sécurité. Le négociateur palestinien, Nabil Shaat, n’a pas fait dans la dentelle puisqu’il suggère des sanctions contre ces « crimes de guerre ». La sémantique joue un rôle important dans les relations avec Israël mais à vouloir utiliser inconsidérément  certaines expressions à contresens, eu égard à la situation, on finit par les banaliser pour leur ôter toute signification réelle et dramatique.  

vendredi 19 août 2011

ISRAËL : CYCLE ATTENTAT-REPRESSION




ISRAËL : CYCLE ATTENTAT-REPRESSION

Par Jacques BENILLOUCHE

Pascal Abrahami, francophone, tué dans l'attentat

                Le cycle attentat répression est enclenché. Il devient l’antienne d’une région qui n’arrive pas à sortir du déferlement de haine et de sang. Aussitôt qu’un petit répit s’instaure, la mort rôde à nouveau pour apporter son cortège de larmes et d’impuissance. La bande de Gaza est pourtant indépendante depuis que l’armée a décidé de l’évacuer. L’ouverture de la frontière avec l’Egypte aurait dû justifier que les armes se taisent dans l’intérêt des populations arabes qui souffrent de la chape de plomb imposée par des dirigeants islamistes imperméables à l’appel de la démocratie et de la raison. 

Sanctuaire du Sinaï

Mais le côté prosélyte des islamistes domine tandis que des sommes considérables sont sacrifiées  en armement et en fumée pour le désespoir du peuple palestinien. Ils ne vivent que par le désordre, la guerre et le sacrifice humain. Alors que la révolution d’Egypte aurait pu ouvrir des perspectives de démocratie et de développement économique, ils abusent de la faiblesse du régime de transition pour jouer de la provocation. Ayant compris que leur salut ne viendrait pas d’un affrontement direct avec l’armée israélienne aux frontières de Gaza, ils ont choisi le sanctuaire du Sinaï pour lancer des attaques sanglantes contre des autobus et des voitures civiles.
Ils souhaitent en fait la guerre car elle représente pour eux  le terreau où pousse la haine du juif et de l'occident. Israël ne craint pas cette extrémité et, s’ils persistent dans la provocation, ils obtiendront satisfaction. L’Etat juif risque d’être contraint, un jour, de nettoyer cette poche du Sinaï où prolifère la gangrène qui s’est installée pour s’étendre jusqu’au Canal de Suez. Israël a évacué cette grande étendue égyptienne en échange d’une paix sincère et durable. Les égyptiens ont joué le jeu et le jouent encore mais des éléments venus de Gaza, d’Afghanistan et de toutes les terres des barbus veulent transformer la région en un champ de bataille

 La guerre inévitable

La FMO est une mission de paix non onusienne déployée dans le Sinaï depuis le retrait israélien de la péninsule, en 1982. Onze pays y participent, sous une direction américaine. Elle est chargée de surveiller l'application des accords égypto-israéliens limitant les effectifs militaires, les armements et les bases dans le Sinaï égyptien, ainsi qu'en Israël. Elle est systématiquement attaquée par des terroristes qui tiennent à déloger cette présence américaine, très impuissante en fait.
Israël pourrait de ne pas avoir le choix car il estime que toute faiblesse affichée signerait son arrêt de mort. Si les égyptiens et leurs alliés américains ne soignent pas le cancer du Sinaï alors, les israéliens interviendront en force, avec l’aviation, les drones, les missiles et peut-être les tanks et l’infanterie. L’opinion internationale sera certes révoltée et les pays de l’ONU, toujours prompts à user de la voix et non de l’action, seront exaspérés mais ils s’en prendront à eux-mêmes puisqu’ils  montrent déjà leur impuissance à mater  des dictateurs qui  assassinent leur peuple. Des civils innocents ne peuvent pas payer de leur vie l’inconséquence de terroristes insatiables de sang et de rancœur.  La guerre sera alors inévitable.

jeudi 18 août 2011

GUYSEN-TV : FLASH SPECIAL ATTENTAT ROUTE D'EILAT



GUYSEN-TV : ATTENTAT ROUTE D'EILAT

FLASH SPECIAL 18 août 2011

Jacques BENILLOUCHE 

au micro de 

Danièle ATTELAN-GOLDMINC


Selon le dernier bilan officiel du Magen David Adom, sept personnes (cinq hommes et 2 femmes) ont été tuées dans les attaques terroristes. 29 personnes ont été blessées et évacuées à l’hôpital Yosseftal d’Eilat. A un stade ultérieur, sept blessés ont été transportés en hélicoptère à l’hôpital Soroka de Beershéva. 

Cliquer pour voir la vidéo du flash spécial

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SLATE : Le Sinaï est devenu le nouveau sanctuaire d'Al-Qaeda



SLATE : Le Sinaï est devenu le nouveau sanctuaire d'Al-Qaeda

par Jacques BENILLOUCHE 

Depuis des mois, des combattants liés à al-Qaida ont profité de la révolution égyptienne pour faire du Sinaï un sanctuaire et une base d'attaques, notamment contre Israël. L'armée égyptienne tente de reprendre le contrôle de la péninsule. Sa tâche s'annonce difficile.
La révolution égyptienne a détourné l’attention des évènements qui se déroulent dans la péninsule du Sinaï depuis plusieurs mois. Israël avait constaté l’installation de forces terroristes liées notamment à al-Qaida mais aussi au Hamas palestinien et à l'aile dure des Frères Musulmans égyptiens. Le 3 novembre 2010, un haut responsable appartenant à l’organisation «l’Armée de l’Islam»  avait été tué à la suite d’une «opération ciblée». Muhammad Namnam, âgé de 26 ans, avait trouvé la mort dans l’explosion de son véhicule touché par un missile. ...

Lire la suite sur le site de Slate en cliquant sur le lien :



http://www.slate.fr/story/42581/sinai-al-qaida-sanctuaire-egypte-israel

et pour les Hispanisans :

http://america.infobae.com/notas/31797-El-Sinai-es-el-nuevo-santuario-de-Al-Qaeda





GUYSEN-TV : ISRAEL-TURQUIE, LES EXCUSES



GUYSEN-TV : JOURNAL DU 17 AOÛT 2011

ISRAEL-TURQUIE : LES EXCUSES

Jacques BENILLOUCHE 

au micro de 

Danièle ATTELAN-GOLDMINC
 
            La flottille de Gaza continue à polluer le climat politique entre Israël et la Turquie. Ces deux pays, qui constituent des éléments fondamentaux dans l’échiquier stratégique des Etats-Unis au Proche-Orient, sont contraints de s’entendre. La Turquie a reconnu la vanité de sa démarche visant à prendre le leadership du monde arabe et musulman tandis qu’Israël mesure l’importance psychologique d’avoir un allié musulman. Le problème des excuses exigées par la Turquie, pour éventuellement justifier  la reprise de relations diplomatiques,  devient le casse-tête des diplomates qui devront trouver une formule satisfaisant l'intérêt et  l’honneur des deux parties.  

Cliquer pour voir la vidéo de l'extrait du journal

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Le portrait affiché dans le journal est l'oeuvre de l'artiste photographe Gilbert ADDA de Rishon-Letsion

mercredi 17 août 2011

FRANCE-24 : LES TROUPES EGYPTIENNES AU SINAÏ (2ème partie)




FRANCE-24 : LES TROUPES EGYPTIENNES AU SINAÏ (2ème partie)


Jacques BENILLOUCHE 
au 
Journal télévisé de FRANCE-24
du 17 Août 2011 à 21 heures

Militants de l'Armée de l'Islam
La révolution égyptienne a permis de détourner l’attention sur les évènements qui se développaient au Sinaï depuis de nombreux mois. Les israéliens y avaient constaté l’émergence de forces terroristes et ils n’avaient pas attendu les troubles actuels pour réagir. Ils s’étaient ainsi attaqués, le 3 novembre 2010, à un haut responsable appartenant à l’organisation «l’Armée de l’Islam»  qui avait été éliminé à la suite d’une «opération ciblée» . Muhammad Namnam, âgé de 26 ans, avait trouvé la mort dans l’explosion de son véhicule visé par un missile...
Voir la vidéo de France-24

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Le portrait affiché lors du journal a été réalisé par 
l'artiste photographe Gilbert ADDA de Rishon-Letsion

FRANCE-24 : LE SINAÏ, UNE ZONE D'OMBRE



FRANCE-24 : LE SINAÏ, UNE ZONE D'OMBRE

Jacques BENILLOUCHE 

au journal télévisé de 

FRANCE-24 

à 13 heures le 17 août 2011  

Les forces égyptiennes ont décidé d’intervenir, le 14 août, dans la péninsule du Sinaï pour leur première opération de l’ère post-Moubarak. Israël a autorisé une entrée de troupes qui étaient limitées par l’accord de paix Camp David signé le 17 septembre 1978. Il s’agit pour les troupes égyptiennes de reprendre le contrôle de la région en neutralisant les éléments anarchiques et terroristes qui sévissent depuis bien avant la révolution égyptienne.... Ecouter la suite sur la vidéo

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Le portait affiché par France24 a été réalisé
par l'artiste portraitiste Gilbert ADDA, de Rishon LéSion

dimanche 14 août 2011

Péninsule du Sinaï : un nouveau «No man’s land»




La  péninsule du Sinaï : un nouveau «No man’s land»

Par Zvi MAZEL

Ancien ambassadeur d'Israël en Egypte
Fellow of JCPA (Jerusalem Center for Public Affairs)

Bédouins du Sinaï
 
Citant des sources militaires anonymes, CNN a rapporté le 12 août 2011 que l'Egypte lançait une vaste opération sécuritaire  contre Al-Qaïda dans la péninsule du Sinaï. Cela a été à moitié nié par le gouverneur du nord Sinaï qui a expliqué que les mesures envisagées étaient de nature défensive ; il s’agirait de l’envoi de deux mille policiers et d’un certain nombre de  véhicules blindés. (Le traité de paix entre l'Egypte et Israël limite le nombre des troupes que l'Egypte peut déployer dans la région). Il est incontestable que le gouvernement central doit agir rapidement pour rétablir son autorité dans la région.
Perte de contrôle du Sinaï

Des experts militaires égyptiens, interrogés par le quotidien « Al-Masry Alyom », ont confirmé que l'Egypte avait perdu le contrôle du Sinaï et ont été jusqu’à  demander qu’un couvre-feu soit imposé à toute la péninsule.
Ces derniers mois, le gazoduc qui achemine le gaz égyptien à Israël et à la Jordanie a été attaqué par cinq fois alors que les gardes impuissants observaient sans réagir.  La cinquième tentative a définitivement interrompu le flot du  gaz. De nombreuses formations extrémistes islamiques recrutent actuellement des bédouins qui semblent disposer d’armement et de véhicules en quantité illimitée leur permettant de terroriser la population. On connait peu de chose sur ces formations même s’il est clair qu’elles sont liées à Al-Qaïda.
L’anarchie règne dans la péninsule du Sinaï, à tel point que la semaine dernière, le groupe salafiste du nord du Sinaï, organisation qui chapeaute l'école des extrémistes islamistes visant à restaurer les lois du temps du Prophète, a annoncé qu'il allait mettre en place ses propres tribunaux jugeant selon la charia pour régler les différends entre les tribus qui vivent à El Arish, Cheikh Zueid et Rafah ainsi qu‘assurer la lutte contre la drogue et des trafiquants de femmes. La raison? L'absence d'une force de police efficace. Par ailleurs, selon l'un des leaders, ces tribunaux pourront assurer efficacement l’application de leurs décisions grâce à six mille jeunes membres armés du groupe. Ces tribunaux fonctionneront jusqu'à ce que le gouvernement central soit capable d'assurer l'ordre public.
Il a en outre déclaré qu'il n'y avait aucun d'objectif politique derrière le mouvement et que les salafistes n'avaient rien à voir avec les attaques contre le pipeline bien qu’il ait ajouté dans la foulée « qu’il était possible que le Sinaï fasse un jour partie d'un autre pays au cas où les frontières seraient changées». Mais il n'a pas expliqué à quoi il faisait allusion, s’il s’agissait d’une éventuelle déclaration d'indépendance des tribus bédouines du Sinaï ou d’une prise de contrôle par des éléments extrémistes palestiniens. Il a ajouté que les tribunaux ne tenteraient pas d'arrêter la contrebande des denrées alimentaires à destination de la bande de Gaza, car il s’agit «d’une obligation religieuse».

Attaques de bédouins

C’est l’attaque spectaculaire contre la station de police d'El Arish le 29 Juillet qui a provoqué la réaction des salafistes. A l’aube, des dizaines de jeeps et de camions flambant neufs, transportant 75 combattants lourdement armés, ont ouvert le feu sur le poste de police. Les policiers ont riposté avec courage et finalement repoussé les assaillants. La bataille a fait cinq morts dont deux officiers. Selon le quotidien « Al-Masry AlYom », les assaillants, tout de noir vêtus, portant des masques noirs et arborant des bannières noires proclamant que « il n'y a pas d’autre Dieu qu'Allah » ainsi que le sigle « Emirat islamique du Sinaï » avaient tiré 15 000 balles. Parmi les prisonniers capturés il y aurait trois palestiniens. L'attaque avait été précédée par ce qui peut seulement être décrit comme une prise d’assaut de la place principale de la ville par la guérilla noire vêtue. Lorsque le gouverneur du nord Sinaï a tenté de négocier une solution pacifique, ils ont exigé la libération des terroristes qui avaient commis des attaques en 2004 contre Taba et Charm El-Cheikh. L'échec des négociations a conduit à l’attaque contre le poste de police.
Les habitants d'El Arish, en état de choc, ont refusé de parler à la presse. Il n’y eut aucun communiqué officiel. Toutefois, le gouvernement central a envoyé immédiatement des renforts au Canal de Suez tandis que des barrages routiers étaient installés à l'entrée des ponts sur le canal pour vérifier les voitures et les voyageurs. Selon des rapports non confirmés, de nouvelles attaques sont prévues par le mystérieux groupe.
Les récentes attaques dans le Sinaï nous rappellent les attaques menées par des groupes organisés bédouins au cours des manifestations de masse sur la place Tahrir qui ont amené la chute du régime de Moubarak. A cette époque, les raids concertés sur un certain nombre de prisons ont entrainé la libération de milliers de détenus. L'attaque de la prison « Marag » dans le nord du Caire a permis de libérer un haut fonctionnaire du Hamas, Eyman Nofel, et le chef de la cellule du Hezbollah qui a été actif en Egypte et avait été capturé en 2009, Sami Shehab. Selon un autre rapport d'Al Masry al Yom, l'assaut avait été initié par des membres des familles des prisonniers, assistés par les bédouins du Sinaï équipés de véhicules modernes et d’un armement largement supérieur à celui des gardiens de prison.

Mainmise de l’Iran et du  Hamas

Quelques heures plus tard Nofel était déjà dans la bande de Gaza, après avoir réussi à traverser tout le Sinaï et à entrer par l'un des tunnels. Il a fallu à Sami Shehab un peu plus longtemps, mais sa fuite  avait été soigneusement planifiée. Il a été vu à Beyrouth quatre jours plus tard après avoir transité par le Soudan.
Les seuls groupes capables d’organiser rapidement ce genre d’opérations sont les réseaux de contrebande mis en place par l’Iran et le Hamas. Ils sont organisés et financés par les Gardiens de la Révolution d’Iran avec l’aide de Hamas et de Hezbollah et leur tâche est de faire passer les armes et les munitions en provenance d'Iran et du Hezbollah à destination de Gaza via le Soudan et le Sinaï. Ces réseaux,  utilisant principalement des bédouins locaux,  existent depuis des années, connaissent parfaitement la zone et sont capables d'effectuer des opérations complexes telles que celles que nous avons vues au Caire et à El Arish.
L'Iran reste le principal fournisseur en armes du Hamas et du Hezbollah. Garder les réseaux actifs est un intérêt vital pour le Hamas et l'Iran; jeter la péninsule du Sinaï dans le chaos est un autre intérêt vital pour les deux. Selon des  informations de source  israélienne le Hamas a transféré certaines de ses usines d'armes dans le Sinaï, où ils n'ont rien à craindre car, se trouvant sur le sol égyptien, ils sont à l’abri d’une attaque de Tsahal.
La péninsule du Sinaï est en train de devenir une plateforme non seulement pour la contrebande mais encore pour les organisations extrémistes islamiques sans doute aidées par Téhéran. L'Iran profite de la faiblesse des dirigeants militaires égyptiens intérimaires, embourbés dans des querelles locales et faisant face à des problèmes économiques désastreux. Ces gouvernants ne savent pas comment combattre l'alliance  contre nature entre l'Iran chiite, le Hamas sunnite et d'autres organisations extrémistes sunnites liées ou inspirées par Al- Qaeda.
Israël observe, impuissant, la montée dans la péninsule du Sinaï de cette base islamique extrémiste qui menace la sécurité de l'Egypte ainsi que sa propre sécurité. Toute la question est de savoir si l’opération sécuritaire en cours pourra rétablir l’ordre au Sinaï 

                             Traduction de l'anglais par Jacques BENILLOUCHE 

ELECTION LEGISLATIVE 2012 : LE TROP PLEIN





ELECTION LEGISLATIVE 2012 : LE TROP PLEIN

Par Jacques BENILLOUCHE



               Qu’est ce qui fait courir les candidats à l’élection du député à l’Assemblée nationale, représentant les français d’Israël ? Aux quatre candidats déclarés, Valérie Hoffenberg, Philippe Karsenty, Daphna Poznanski et Gil Taïeb, se sont ajoutés, selon les informations du site de Chantal Sutton (*), deux nouveaux candidats. Edward Amiach et Philippe Soussi vont se mettre  sur les rangs lors d’une annonce qui sera faite en août. Des indiscrétions font aussi état des hésitations de Meyer Habib qui voudrait prendre part à la compétition sous les couleurs du Likoud et du Crif.
            Les juifs sont incorrigibles car ils ignorent tout de l’efficacité électorale et du principe du rassemblement qui donnerait plus de poids à l’élu face aux autorités françaises et à fortiori israéliennes. Ils vont batailler pour se répartir les 8.690 voix israéliennes qui ont marqué l’élection présidentielles de 2007 face aux 16.000 voix des autres pays de la circonscription (Grèce, Turquie et Italie). Bien sûr les candidats espèrent un sursaut national pour pousser d‘abord les électeurs à s’inscrire le 31 décembre 2011 et ensuite à se déranger au Consulat pour mettre leur bulletin dans l’urne.  
            Mais les électeurs sont désabusés devant ce trop plein et certains affirment ouvertement qu’ils vont aller à la pêche le jour des élections car ils ne comprennent pas cette course fratricide. Elle aura, selon eux, pour conséquence de permettre à un candidat impromptu, non juif de surcroit, de rafler la mise en s’appuyant uniquement sur les querelles intestines juives , en s'appuyant sur les voix des autres pays et en renvoyant à leurs chères études les partisans d’Israël. 
            La maladie des élections municipales de Ashdod et de Netanya  guette . Trois listes dans chaque ville ont détruit le vote francophone pour n’envoyer aucun conseiller municipal aux deux mairies. La recherche de l’honneur de figurer sur un tract de candidature et d’afficher leur portrait semblent, pour certains, l’objectif d’adjoindre une ligne supplémentaire à leur CV : "ancien candidat à la députation".  
            Temps et Contretemps ne succombera pas à la déprime  et poursuivra cependant sa mission d’informer les électeurs sur la démarche et la campagne des candidats. L’interview de Philippe Karsenty sera publiée dans les prochains jours tandis que nous couvrirons tous les déplacements et manifestations des candidats en Israël pour que les Français puissent voter en toute connaissance des programmes et promesses des candidats.   

* www.justinteresting.com

jeudi 11 août 2011

RADIO JUDAÏCA BRUXELLES : LA CRISE EN ISRAEL


RADIO JUDAÏCA BRUXELLES : LA CRISE EN ISRAEL 

Journal du 10 Août 2011 

Jacques BENILLOUCHE 

au micro de

Jérémy AUDOUARD



Vidéo Partie/1
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Vidéo Partie/2


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mardi 9 août 2011

SLATE : L'économie israélienne va bien, pas la population



SLATE : L'économie israélienne va bien, pas la population

par Jacques BENILLOUCHE 

Dans ce petit pays, dix grandes familles et dix grands groupes contrôlent les activités économiques essentielles et dégagent des marges anormales profitant de leur impunité et de leur contrôle du marché.

Manifestation à Tel Aviv le 6 août 2011 Nir Elias / Reuters -

Les manifestations du boulevard Rothschild commencent à dévoiler un aspect méconnu de l’économie israélienne: des inégalités de plus en plus grandes. Les louanges ne manquent pas sur une économie dynamique, calquée sur celle de la Californie, au point que la majorité des sociétés préfèrent être cotées au Nasdaq plutôt qu’à la Bourse de Tel-Aviv....
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http://www.slate.fr/story/42231/economie-israelienne-va-bien-pas-la-population

lundi 8 août 2011

SLATE - Israël-Palestine: septembre 2011, rendez-vous avec l'histoire?



SLATE - Israël-Palestine: 
septembre 2011, rendez-vous avec l'histoire?

Par Jacques BENILLOUCHE

L'annonce unilatérale de la création d'un Etat palestinien le mois prochain, aurait en l'état actuel des choses une portée seulement symbolique. Mais cette perspective est peut-être en train de faire bouger les lignes.


          Septembre 2011 est le mois de tous les symboles. Les américains commémoreront les dix années de la chute des deux tours du World Trade Center. Les palestiniens, dans une sorte de marche en avant forcée, envisagent de déclarer unilatéralement leur indépendance parce qu’ils estiment le processus de paix totalement bloqué. Ils s’attendaient à une simple formalité de la part des pays de l’ONU, presque tous favorables à une telle initiative. Mais les Etats-Unis et l’Europe, perturbés par les révolutions arabes et par la résistance des régimes de Syrie et de Libye, ne semblent pas vouloir s’engager dans une voie sans issue en raison de l’opposition ferme d’Israël. Quant aux israéliens, ils attendent de ce mois la fin de la contestation sociale dans une sorte d’union nationale face au danger représenté par les intentions palestiniennes.....
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http://www.slate.fr/story/42103/palestine-etat-israel-septembre-2011-histoire

jeudi 4 août 2011

ELECTIONS 2012 - INTERVIEW EXCLUSIVE DE GIL TAIEB



ELECTIONS 2012 -INTERVIEW EXCLUSIVE DE GIL TAIEB

par Jacques BENILLOUCHE

Vous pourrez écouter à la fin du texte de l'interview un extrait sonore des onze dernières minutes de l'entretien avec la conclusion de Gil Taieb.

La campagne électorale pour l’élection en 2012 d’un député à l’Assemblée Nationale française, représentant la huitième circonscription comprenant également l’Italie, Malte, Saint-Marin, le Saint-Siège, Chypre, la Grèce et la Turquie, a déjà débuté. Elle a été lancée sur fond d’invectives et d’insultes dans lequel le débat d’idées ne trouvait pas sa place. Pour permettre d’aider les électeurs à choisir leur meilleur candidat, il semblait nécessaire de donner la parole aux personnalités qui réclament nos suffrages.
Aujourd’hui, Gil Taïeb nous a reçus dans l’appartement de l’un de ses soutiens à Tel-Aviv, en présence de deux de ses conseillers, Emmanuelle Adda et Marc Aviv. Le docteur Gil Taïeb, chirurgien-dentiste, est président de l’ASI-ABSI-Keren Or (Association de Soutien à Israël – Association pour le Bien-être du Soldat Israélien) et vice-président du FSJU.

Jacques BENILLOUCHE : Vous êtes candidat à l’élection législative de 2012. La campagne semble avoir déjà commencé. Pourquoi selon vous a-t-elle commencé si tôt ?

Gil TAIEB : En ce qui me concerne, je n’ai pas encore commencé. J’installe mon équipe et je commence cette campagne avec à mon actif 20 ans d'actions sociales en faveur de la communauté juive de France et d’Israël. Je n’ai pas encore fait mes rassemblements de masse mais je vais travailler avec l’aide de mes comités locaux et de mes amis. Le maitre-mot de ma campagne sera la notion d’équipe. J’arpente le pays depuis vingt ans. Ma famille est liée à l’histoire de l’Etat d’Israël depuis des décennies puisqu’une grande partie est là depuis 1946 avant la création de l’Etat. Je voudrais préciser  que le président Sarkozy a procédé à un découpage en sa faveur en supprimant onze députés dont 8 de gauche, pour les remplacer par des représentants des français de l’étranger dont l’électorat lui est acquis. Mais l’avantage de cette élection réside dans le fait que les français d’Israël vont redécouvrir leur nationalité française. Ils vont reprendre le lien avec la terre de France qu’ils ont quittée. Ma campagne n’a pas commencé, elle s’installe…

JB : Mais elle a pris une tournure très désagréable avec des invectives et des insultes. Vous avez-vous-même été contraint à une mise au point sur Facebook. Mme Hoffenberg a d’ailleurs précisé qu’elle ne s’engagerait pas dans cette voie.

GT : Valérie Hoffenberg a pris la sage décision de ne pas entrer dans ce genre de débat. Philippe Karsenty, qui avait commencé de manière assez virulente, a pris conscience que cela n’était pas non plus dans l’éthique de ce que l’on voulait faire.  Moi j’ai seulement fait une mise au point sur une manipulation politique à laquelle je devais mettre un terme.  En ce qui nous concerne, nous nous bornerons à parler de ce que nous avons déjà fait et de ce que nous ferons. Mais on ne se construit pas au dépend des autres, on se construit par ce que l’on est et par ce que l’on fait.  

JB : Vous avez sauté un échelon politique classique dans une carrière d’un homme politique, celle de l’élection municipale qui introduit aux méandres de la politique. Elle permet de s’initier à la gestion d’une commune avant celle d’une circonscription. Vos adversaires pourraient soulever le handicap de n’avoir jamais eu la légitimité du suffrage universel.

GT : Ce sont des attaques qui sont faites par mes concurrents. Je suis celui des candidats qui possède le plus d’expérience politique car j’évolue dans le domaine associatif depuis vingt ans. J’agis dans le domaine politique, dans l’ombre. J’ai aidé des personnalités à devenir députés ou maires et tous ceux que j’ai aidés ont gagné alors qu’ils appartenaient à l’UMP et au PS parce que j’ai choisi des hommes et non des partis. Pour ceux qui se réclament d’une expérience politique, elle n’est que récente. Elle n’est pas le fruit d’un travail continu mais la conséquence d’une désignation ou d’une opportunité. Je suis le fondateur depuis 15 ans d’un des plus grands festivals parisiens : « On se bouge », le seul festival pluridisciplinaire à Paris soutenu par la ville, la région et le ministère de la culture. J’ai donc eu des contacts avec toutes les institutions politiques pour obtenir des subventions. L’important est que j’ai acquis sur le terrain les étapes que certains apprennent en s’asseyant dans un conseil municipal ou en étant nommé à certains postes pour service rendu. Je suis la personnalité la plus connue de la communauté juive de France.

JB : Vous êtes connu de la communauté française mais moins des français d’Israël. Vous êtes effectivement connu pour vos actions en faveur de Tsahal et des défavorisés en Israël. Or, il ne s’agit pas d’une élection communautaire mais d’une élection législative politique. Sur quelles bases allez-vous convaincre les français des autres pays de la circonscription de voter pour vous ?

GT : Il est vrai que mon action en Israël n’a pas été orientée vers les français. Mais aujourd’hui il y a une déception, par rapport aux promesses faites, qui tend à prouver que les grands partis ont déçu. Cela se concrétise en France par de nouveaux partis ou une ouverture vers la société civile. La problématique des français vivant à l’étranger est identique. Leur préoccupation reste du domaine social, économique, de l’éducation et de la sécurité. Mon équipe de professionnels me prépare des dossiers à ce sujet. Les français d’Israël pourraient avoir envie de s’exprimer par rapport aux partis politiques qui ne sont pas motivés pour avoir un siège de plus. Mais ils pourraient avoir envie de désigner un indépendant qui a une volonté, une force et une capacité de réalisations. Ils pourraient s’intéresser à l’homme qui a fourni plus de 400.000 paires de lunettes à des pauvres. D’ailleurs l’ambassadeur du Cameroun en Israël vient de me contacter pour faire, dans son pays, une opération lunettes parce que nous l’avions faite en Arménie et au Gabon. Ces officiels préfèrent se fier à ceux qui réalisent plutôt qu’à ceux qui promettent. Ce discours est donc audible dans les autres pays de la circonscription.   

JB : Je me dois de faire à présent un peu de mathématiques en me basant sur les résultats des élections présidentielles de 2007 pour lesquels les électeurs sont censés le plus voter.  En Israël on dénombre 33.000 inscrits sur 58.000 immatriculés au Consulat. Il n’y a eu que 6.300 votants (19%). Les autres pays ont totalisé 16.094 votants rendant ainsi le vote israélien négligeable. Donc cette élection risque de ne pas être décisive en Israël mais ailleurs.

GT : Je pense qu’il y a divergence entre nous. Je suis persuadé que les électeurs peuvent prendre conscience que ma victoire sera la leur et donc je les invite à partager ce combat. Nous gagnerons s’ils passent déjà 30% de votants. Par cette élection, les français d’Israël  vont retrouver leurs droits de binationaux. Ils doivent donc s’inscrire avant le 31 décembre 2011 sur les listes électorales car l’immatriculation ne suffit pas. Je pense qu’avec les réunions que nous organisons sur le terrain, nous sommes en train de sensibiliser les français. Certains sont convaincus que ces élections les intéressent plus que l’élection présidentielle à laquelle ils n’ont pas participé. Je pense que les partis politiques, UMP ou PS n’ont aucun intérêt à voir la voix des français d’Israël s’exprimer bien qu’ils aient ciblé le vote juif en désignant des candidats juifs.

JB : On se retrouve dans la malédiction des élections juives où plusieurs candidats se combattent au lieu de s’unir. Trois listes de francophones à Ashdod  et trois Netanya pour un résultat nul puisqu’il n’y a pas de conseiller municipal francophone élu. C’est le cas pour cette élection législative où nous avons quatre candidats, de valeur, dont le vote va être émietté. La liste des candidatures n’est pas définitivement close. En agissant en tant qu’électron libre, vous avez certes une indépendance vis-à-vis des partis mais une fois élu, vous siègerez aux non-inscrits avec un temps de parole très limité. Vous risquez aussi d’avoir du mal à cosigner et faire accepter des projets de lois par le bureau de l’Assemblée.

GT : Le travail à l’Assemblée se fait dans les commissions et tout parlementaire peut avoir accès aux commissions. Je choisirai la commission des affaires étrangères mais je peux siéger dans autant de commissions que je veux. Dans les commissions, chaque voix compte. En revanche je n’ai pas à me plier à une discipline de vote imposé par le parti.

JB : Quelle est votre sensibilité politique personnelle ?

GT : Je suis plutôt au centre car le volet social est pour moi essentiel. Je me sens évidemment en accord avec les prises de position de Claude Goasguen concernant Israël plutôt qu'avec une frange de plus en plus importante de la Gauche qui tend à pactiser avec les antis israéliens. J'écoute avec attention les propos de Jean-Louis Borloo. Mais j'ai des amis tant à droite qu'à gauche avec lesquels je partage beaucoup de valeurs humanistes'.

JB : Comment allez-vous financer votre campagne ?

GT : La république organise le financement des campagnes.

JB : A condition que vous fassiez plus de 5% des voix. Mais au départ, vous devez faire l’avance de votre poche, rôle qui est d’ordinaire dévolu aux partis. 

GT : Nous sommes logés à la même enseigne puisque nous avons un plafond de dépenses de 58.000 euros, hors frais de déplacement. Je dispose déjà de cette somme grâce aux dons individuels, déductibles à 70% des impôts contre remise d’un reçu CERFA, en provenance d’amis fidèles. J’ai déjà transmis à la Préfecture le nom de mon mandataire financier.

JB : Venons à présent aux détails de votre programme. Quelles sont les trois mesures significatives que vous prendrez si vous êtes élu ?

GT : Je me battrai contre le projet de retrait de la double-nationalité initié par mon ami Claude Goasguen et relancé par Jean-François Copé car les expatriés qui ont décidé de s’installer en Israël veulent vivre pleinement leur citoyenneté israélienne.

JB : Qu’apporte la nationalité française à ceux qui immigrent alors que certains, les religieux des implantations en particulier, estiment que pour eux la France n’existe plus dès qu’ils mettent le pied  au bas de l’avion ?

GT : Je les revois après leur arrivée et nous soulevons ensemble les problématiques de bourses d’étudiants et de santé. Nous avons dans mon équipe des experts des problèmes sociaux et des problèmes des retraites. Certains retraités veulent entrer en maison de retraite or, en France une loi existe qui permet une participation de l’Etat aux frais en fonction des revenus. J’estime qu’un français vivant en Israël doit avoir le droit à ces aides. De même un français qui a droit à une bourse en France devrait en bénéficier en Israël s’il souhaite y poursuivre ses études au même titre qu’aux Etats-Unis ou à Londres. Je veux dire aux français que le gouvernement a créé cette circonscription pour leur permettre de redevenir des citoyens français au même titre que ceux qui vivent dans la Creuse. Les jeunes qui choisissent des études françaises en Israël doivent avoir une aide de l’Etat français. Par ailleurs, les retraités à qui on prélève en France des cotisations pour la sécurité sociale ne bénéficient d’aucune couverture automatique en Israël. Mon rôle sera de faciliter ce droit mais il faut que les français se mobilisent car ma victoire sera la leur. Ma voix en France est écoutée. Je suis intervenu auprès de Martine Aubry lorsqu’une délégation de Lille devait se rendre à Safed, ville jumelée. Cette délégation avait prôné dans « la voix du Nord » de geler les relations entre les villes. J’ai obtenu l’annulation de la visite tant que des mises au point officielles n’ont pas été publiées. A l’occasion de cette élection j’ai aussi l’intention d’influer sur les élections locales pour pousser les francophones à se rassembler pour peser sur la politique des villes en faisant élire des conseillers municipaux. Si je suis élu, j’essayerais d’influencer la politique israélienne vis-à-vis des immigrés français. Je veux réveiller les francophones d’Israël pour leur faire comprendre qu’ils peuvent exister en tant qu’entité. Je veux aussi agir contre la ségrégation réelle qui existe en Israël et en particulier à l’Agence Juive, plus sensible aux thèses russes.

JB : Quels sont vos relais en Israël ?

GT : J’ai des lettres de soutien à ma candidature de plus de 25 maires de villes israéliennes de toutes les tendances politiques parce que cela fait 20 ans que je suis auprès d’eux. Tous mes concurrents sont exceptionnels mais j’étais seul en 2006 au Liban-sud. J’étais seul à Gaza en 2009. J’étais seul pendant les « raisins de la colère ». Je n’ai pas vu mes collègues. Mon comité de soutien comprendra les anciens ambassadeurs : Avi Pazner, Nissim Zuili Daniel Gal et Daniel Shek parce que tous les grandes manifestations de France ont été organisées par mes soins.

JB : De quelle tendance êtes-vous en Israël ?

GT : Je me suis intéressé à la naissance du parti Kadima du temps d'Ariel Sharon mais aujourd'hui, depuis que Sharon n'ai plus là, je n'ai pas de choix précis. J'ai comme vous le savez des amis très proches tant à Kadima qu'au Likoud.

JB : Dernière question plus compliquée. Je pense que cette élection préfigure l’élection présidentielle qui se jouera à peu de voix. Nicolas Sarkozy veut utiliser les voix de l’étranger qui s’étaient toutes portées sur lui en 2007. Mais il me semble que la candidate officielle de la France d’aujourd’hui, désignée par le président français, semble être Valérie Hoffenberg. Elle est en première ligne avec tous les officiels et dans les principales manifestations. Le 14 juillet, elle était sur le podium avec l’Ambassadeur de France en Israël, Christophe Bigot. De plus elle a une légitimité en siégeant au Quai d’Orsay. Cette désignation ne diminue t-elle pas vos chances d’être élu face à la candidate officielle ?

GT : Cela voudrait dire que les français d’Israël sont tous derrière Sarkozy ?

JB : Ils l’ont été puisqu’ils ont voté à plus de 84% pour lui en 2007.

GT : Je n’en suis plus sûr aujourd’hui. Il est vrai que cette élection a été construite pour assurer l’élection de 11 députés UMP. Mais je pense que la spécificité de cette zone qui comprend Israël peut faire entendre une autre voix et peut démontrer que nous ne sommes pas des béni-oui-oui. L’amour de Sarkozy hier comme la détestation de Martine Aubry aujourd’hui, peut changer le résultat. J’avais demandé au CRIF de ne plus inviter le président au diner annuel car l’an dernier il avait divisé Jérusalem et cette année il nous demande de rendre le Golan. L’an prochain il risque de réclamer la plage de Gordon à Tel-Aviv. On n’a plus besoin d’avoir un allié aussi fidèle. Vous savez qu’Israël a comme amis des futurs présidents ou des futurs ministres. La parole de Sarkozy n’est plus entendue comme par le passé. Si nous passons de 6.000 à 20.000 votants mes chances seront accrues. Mon choix est clair, je serai toujours aux côtés d’Israël et relativement à cette position j’attaquerais demain un élu de gauche ou de droite s’il attaque mes convictions et je n’hésiterais pas à le dénoncer.

Nous laissons Gil Taieb faire la conclusion vocale de cette interview.


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