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dimanche 30 octobre 2011

SLATE - Israël, victime de la concurrence entre le Hamas et le Djihad Islamique



SLATE - Israël, victime de la concurrence entre le Hamas et le 

Djihad Islamique

par Jacques BENILLOUCHE

Une roquette tirée de Gaza vers Israël Darren Whiteside / Reuters -
La libération de Guilad Shalit contre 1.027 palestiniens a ressuscité le Hamas qui était en perte de vitesse et ravivé les tensions inter-palestiniennes. L’éventualité de l’insertion des islamistes dans le processus de paix n’enchante pas tous les clans palestiniens. Les tirs de missiles de Gaza vers le sud d’Israël, suivis des opérations de représailles de Tsahal, entrent donc dans le cadre de la lutte interne à laquelle sont vouées les deux organisations concurrentes, Hamas et Djihad islamique. Contrairement aux Frères musulmans ou au Hamas, qui représentent des mouvements islamiques traditionnels, le Djihad, financé par l’Iran, se veut révolutionnaire en refusant de s’impliquer dans l’action sociale pour se concentrer sur l’action politique et la lutte armée. Il représente la tête de pont iranienne au Proche-Orient.
Lire la suite en cliquant sur le lien :
http://www.slate.fr/story/45753/israel-victime-concurrence-hamas-djihad-islamique

TUNISIE : LE DOUBLE LANGAGE DE RACHID GHANNOUCHI



TUNISIE : LE DOUBLE LANGAGE DE RACHID GHANNOUCHI


Né le 6 février 1934, intellectuel franco-tunisien, Lafif Lakhdar a étudié à l'école coranique et à l'Université Zitouna de Tunis, il devient avocat en 1957. Il quitte la Tunisie en 1961 pour se rendre en France, puis en Algérie, où il compte parmi les proches de Ben Bella. Après la chute de ce dernier en 1965, il se rend en RFA et en Tchécoslovaquie, puis dans divers pays du Proche Orient (Jordanie, Liban). Il quitte Beyrouth en 1975. Il vit en France depuis 1979.
Militant socialiste, il s'est spécialisé dans le débat touchant la réforme du religieux dans le monde arabo-musulman, s'appuyant notamment sur des doctrines musulmanes de la séparation de l'État et de la religion. Il appelle à la réforme de l'enseignement dans le monde arabe et à l'abolition des dispositions juridiques contraires aux droits de l'Homme.
Il a collaboré notamment au quotidien londonien Al-Hayat (1997-2002), au journal Al-Quds al-Arabi, et au journal en ligne Elaph. Certains de ses articles ont été publiés en version française dans la revue Courrier international. Avec Mohammed Arkoun, il a participé au Projet Aladin lancé par l'UNESCO pour la diffusion de documents sur l'histoire de l'Holocauste.

Nous avons reçu un document complet d'un collaborateur de Lafif Lakhdar : «J'ai constaté que vous aviez reproduit sur Slate des citations publiées sur quelques sites internet. Pour votre usage je vous fais parvenir le document complet, qui rassemble des prises de positions de Rached Ghannouchi, traduites en français par Lafif Lakhdar, tirées de son témoignage adressé au tribunal de Milan, qui précisent le profil du leader de ENNAHDA, radicalement opposé au discours modéré qu’il tient à la presse ».

Nous publions intégralement ce document qui revêt une grande importance historique et qui nous éclaire sur un personnage au double langage.

Sommaire
1. La laïcité
2. Les Droits de l’homme sont inférieurs à la charia
3. La charia, source principale de toute législation
4. Interdiction à la femme musulmane d’épouser un « infidèle »
5. L’ « invasion sioniste et croisée » de la Tunisie
6. Les Etats musulmans doivent avoir l’arme nucléaire, la « conspiration contre l’islam »
7. Le Pakistan aurait dû laisser son arme nucléaire « remplir sa fonction »

« Rached Ghannouchi a toujours refusé de dialoguer ; il a choisi le recours à la violence » (Abdelfattah Mourou, Jeune Afrique, 12/06/1991). Abdelfattah MOUROU, cofondateur et ancien vice-président de ENNAHDA, a démissionné en protestation contre l’acte terroriste du 2 mars 1991 qui visa les locaux du parti au pouvoir, attentat voulu par le clan Ghannouchi, qui coûta la vie à un gardien, aspergé d’essence et brûlé.
«Les islamistes extrémistes d’aujourd’hui se rassemblent autour d’une multitude de prédicateurs religieux, qui ne sont pas tous de premier plan, loin de là. Ces mollahs, par le biais de leurs prédications, deviennent les inspirateurs des actes de leurs fidèles, y compris de leurs actions terroristes ; mais ces imams ne sont pas pour autant leurs chefs militaires. Ils s’en défendent et feignent même souvent hypocritement d’ignorer la violence qu’ils suscitent […]. Selon la plupart des services de renseignement occidentaux, ces prédicateurs, qui inspirent la conduite de la nébuleuse islamique, mais qui refusent de s’affirmer en tant que chefs, sont aujourd’hui au nombre de six : Omar Abdul Rahmane, Mohamed Hussein Fadlallah, Rachid Ghannouchi, Gulbulddine Hekmatyar, Hassan Al-Tourabi et le mollah Omar. » [1]
« Notre objectif [dans ce livre] n’est pas le plaisir cognitif, mais une révolution islamique qui éradique les fausses divinités et la dépendance subie par la terre d’Allah. » [2]

1. La laïcité

« La société islamique est fondée sur l’interprétation des valeurs organisant la vie des individus et des communautés. De plus, elle organise le côté spirituel de ces derniers. C’est pourquoi on ne saurait concevoir de société islamique laïque, ou de musulman laïc que si ce n’est en renonçant à ce qui est essentiel en islam. Car la foi en Dieu n’est pas essentielle en islam ; l’essentiel, c’est la foi en l’unicité de Dieu. Par conséquent, toute législation qui s’inspire d’autres sources pourrait porter atteinte à cette unicité. Une société ne saurait être islamique qu’à condition de ne pas être laïque et d’accepter l’unicité de Dieu. » [3]

2. Droits de l’homme

Les droits de l’homme sont inférieurs à la charia, la charia « au dessus de tout pouvoir ».
« La Déclaration universelle des droits de l’Homme ne représente pas beaucoup de cultures qui donneraient une place plus grande à l’intérêt collectif, ou laisseraient la place à un contrôle supérieur sur la conscience de l’individu, sur la conscience du législateur et sur le pouvoir de l’État comme le contrôle divin à travers la révélation et l’élévation des valeurs de la charia au dessus de tout pouvoir, et promeut l’époque du prophète et le califat bien dirigé [=  les 4 premiers califes] comme point de référence pour tout gouvernement. Ce qui a rendu la révélation possible, et le fait que le sabre soit toujours dégainé contre les despotes » [4]

3. La charia, source principale de toute législation

« Il est à noter que la plupart des constitutions arabes, y compris la constitution tunisienne, ont stipulé l’islamité du chef de l’Etat, il s’agit en effet d’une stipulation abusive et vide de contenu, tant que ces constitutions ne contiennent pas d’articles imposant la charia comme source principale de toute législation, et tant qu’elles ne contiennent pas non plus d’institutions constitutionnelles contrôlant la constitutionalité des lois. Aussi bien le chef de  l’Etat lui-même et le degré de son engagement à respecter, dans sa vie publique et privée, la loi et les normes morales, pour ne pas donner le mauvais exemple de ce qui ne plaît ni à Dieu, ni à ses créatures soumises. » [5]

4. Interdiction à la femme musulmane d’épouser un « infidèle »

« L’islam n’a imposé en matière de mariage entre les différentes couches de la société et les races humaines de restrictions concernant la croyance que dans le but de l’harmonisation et la durée du mariage d’une part, et, d’autre part, dans le but de maintenir la sûreté générale et l’ordre public de la société, eu égard à ce que la croyance est le grand pilier de la société islamique. Toute relation susceptible de porter atteinte à cette fondation ou de la menacer, son  interdiction devient chose inéluctable, telle que l’interdiction du mariage avec les  dévergondées, les athées et en général les ennemis de l’islam ; l’islam donne la permission aux hommes musulmans de se marier avec les femmes vertueuses… chastes, avec des femmes appartenant à d’autres religions si on pense qu’il est très probable que ce mariage serait un moyen de répandre la prédication musulmane parmi leurs rangs.
D’ordinaire, cela ne peut avoir lieu que si les musulmans sont forts politiquement et  culturellement. Toutefois, les femmes musulmanes n’ont pas ce droit, parce que la femme est pétrie d’amour et d’obéissance à son mari et eu égard aux us et coutumes qui font que la femme s’adapte au milieu de son mari et que les enfants sont formés par la religion qui y domine, cela rend le mariage d’une musulmane avec un infidèle [= juif ou chrétien] dangereux pour sa religion et celle de ses enfants. Il peut même représenter un danger pour l’ordre de la société tout entière. » [6]


5. L’ « invasion sioniste et croisée » de la Tunisie

(Lors d’une visite de Jean-Paul II) :
« Ce qui me transperce le cœur aussi que le cœur de tout Tunisien c’est que la visite du chef de l’Eglise catholique coïncide avec la réception du représentant commercial de l’entité sioniste à Tunis ; que comprennent les Tunisiens de tout cela ? Peuvent-ils chasser de leurs esprits qu’il y a une invasion croisée et sioniste de leur pays ? » [7]

6. Les Etats musulmans doivent avoir l’arme nucléaire:

« L’islam qui incite ses fidèles à la paix, si toutefois les autres penchent pour elle, la paix avec laquelle on peut recouvrer les droits, refuse à ses fidèles de se laisser tromper en acceptant, tant qu’ils ne sont pas encore tous tués et tant qu’ils ont encore une veine vibrante de l’unicité de Dieu, que leurs ennemis travaillent nuit et jour pour fabriquer des armes de destruction massive avec l’aide des leaders de l’ordre mondial, tandis qu’eux [= les musulmans] se contentent de roucoulades de pigeons et de gazouillis d’oiseaux qui chantent l’hymne de la paix, pendant que le chasseur, tout proche, taille ses flèches et les pointe sur eux. Pourquoi l’Inde et Israël s’arment-ils de la force nucléaire, sans parler de la Chine, de la Russie, de l’Amérique, de la France et de la Grande-Bretagne alors qu’on l’interdit au Pakistan et à l’Iran, à l’Égypte et à l’Irak ? Comment l’expliquer, sinon par la volonté que seul l’islam doive vivre dans une jungle de prédateurs sans griffes, alors que le christianisme, le confucianisme, l’hindouisme, le bouddhisme et le judaïsme amassent et développent des armes de destruction massive et les pointent sur les capitales des musulmans ? Le parti pris contre l’oumma musulmane, l’hostilité de l’ordre mondial envers l’islam et la conspiration contre lui ne se manifeste pas dans d’autres domaines aussi clairement que dans ce domaine vital. Les musulmans n’accepteront pas la persistance de ce fanatisme religieux et racial contre leur religion, leur oumma et leur civilisation. Quoi que nous fassions, nous les musulmans modérés, partisans du dialogue et de la coopération avec l’Occident pour trouver une explication aux pressions que l’Amérique exerce sur l’Est et l’Ouest pour empêcher le seul monde musulman de s’armer à l’exception des juifs et des hindouistes, nous n’en trouverons aucune qui puisse nous convaincre, si ce n’est celle de la conspiration contre l’Islam et sa nation, et la haine raciste contre eux. » [8]

7. Le Pakistan aurait dû laisser son arme nucléaire « remplir sa fonction »

Ghannouchi n’exige pas seulement le droit des 57 Etats musulmans à la possession de l’arme nucléaire comme moyen de dissuasion, mais plutôt comme arme opérationnelle. Ainsi, il reproche au chef de l’Etat pakistanais, Pervez Musharraf, de ne pas avoir fait usage de son arsenal atomique lors de l’entrée de l’armée américaine en Afghanistan via le Pakistan en 2002 pour en chasser les talibans et Al-Qaïda : « Au lieu de laisser l’arme nucléaire remplir sa fonction de défendre le pays contre toute menace, celle-ci s’est transformée en un objet de chantage, et le Pakistan doit faire des concessions aux Américains pour la protéger. » [9]


[1] Source : Roland Jacquard, Au nom d’Oussama Ben Laden, Paris, 2001, pp. 186 sq.
[2] R. Ghannouchi, Les Libertés publiques dans l’Etat islamique, Centre d’Études de l’Unité Arabe, Beyrouth, 1993, p. 27.
[3] Interview accordée par M. Ghannouchi au quotidien algérien Algérie actualité du 12 octobre 1989.
[4] R. Ghannouchi, Maraya, trimestriel islamiste, Paris, automne 2002.
[5] Rached Ghannouchi, Les libertés publiques dans l’État islamique, Centre d’Études de l’Unité Arabe, Beyrouth, 1993, p. 54, note de bas de page.

[6] Rached Ghannouchi, Les libertés publiques dans l’État islamique, Centre d’Études de l’Unité Arabe, Beyrouth, 1993, p. 54

[7] R. Ghannouchi, hebdomadaire islamiste marocain Arraya, 23 Avril 1996.

[8] Rached Ghannouchi, L’Islam et le nouvel ordre international, hebdomadaire islamiste marocain Arraya, 9 avril 1994, n°91.

[9] Source : Rached Ghannouchi, « Où va le Pakistan ? », site d’Al-Jazeera (aljazeera.net),
02/02/2009

vendredi 28 octobre 2011

RADIO JUDAÏCA BRUXELLES : LES DESSOUS DE LA LIBERATION D’ILAN GRAPEL



RADIO JUDAÏCA BRUXELLES 

LES DESSOUS DE LA LIBERATION D’ILAN GRAPEL


Journal du 27 octobre 2011
Jacques BENILLOUCHE

au micro de

Jérémy AUDOUARD


Il faut d’abord souligner que la personnalité d’Ilan Grapel est nébuleuse car il est accusé d’avoir été un agent du Mossad mais Israël n’a pas reconnu cette qualification. Il est vrai qu’un israélien qui se promène seul à la place Tahrir, en pleine révolution, a de quoi étonner. Il est donc normal qu’il suscite des doutes ou des suspicions. On ne le saura jamais, du moins immédiatement. Mais Israël se devait d’aider un de ses ressortissant, à fortiori s’il émarge parmi les collaborateurs du Mossad. 

Il y a deux aspects dans la libération d’Ilan Grapel.
D’une part les israéliens voulaient remercier les égyptiens d’avoir hébergé les négociateurs d’Israël et du Hamas qui, pour la première fois, négociaient en direct. Ils voulaient donner du poids à la junte au pouvoir qui a besoin d’asseoir sa crédibilité. En fait rien n’est changé pour l’instant en Egypte, on a changé la tête mais les militaires restent au pouvoir.
D’autre part il fallait satisfaire les américains qui avaient été partie prenante dans les négociations Shalit. Ils s’affairent depuis un moment à éviter le clash avec les Frères Musulmans en négociant directement avec eux. Il faut avouer que la diplomatie secrète des américains a été efficace. L’approche des élections législatives en Égypte et l’influence croissante des Frères musulmans ont poussé l’administration Obama à ouvrir le dialogue avec les leaders islamistes pour les couper de l’influence iranienne. 
L’Iran reste l’objectif primordial des Etats-Unis. Les représentants du gouvernement américain avaient assisté, avec le premier secrétaire de l'ambassade au Caire, à une réunion au siège même du parti  Liberté et Justice, émanation des Frères Musulmans. L’administration du président Barack Obama a pris la décision de traiter le mouvement islamiste comme un parti politique et non comme une organisation qui prône la destruction d'Israël.
L’Egypte entre dans la grande stratégie américaine au Moyen-Orient et cela implique que les relations entre Israël et l’Egypte soient au beau fixe. D’ailleurs, les américains n’ont pas attendu pour marquer le coup. Washington a accepté de livrer des avions de chasse F16 en contrepartie de la libération de l'Israélo-américain Ilan Grapel qui devrait atterrir le 27 octobre à l'aéroport Ben Gourion. Le Caire avait sollicité à de nombreuses reprises par le passé les Etats-Unis pour obtenir la livraison de ces avions, mais les américains s'y étaient opposés en raison du refus d'Israël. Les égyptiens ont donc profité de l'affaire Grapel pour obtenir satisfaction. Ils se sont d’ailleurs engagés à surveiller de près la frontière avec Israël pour qu’il n’y ait plus d’incident.

Donc tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.

mercredi 26 octobre 2011

LES CRAINTES TERRORISTES ISLAMISTES EN FRANCE


LES CRAINTES TERRORISTES ISLAMISTES EN FRANCE




Par Jacques BENILLOUCHE

Une fidèle lectrice de Slate, Marianne ARNAUD, a posé la question judicieuse suivante :

S'il est parfaitement dans l'ordre des choses que les Tunisiens aient voté de préférence pour un parti islamiste, ainsi que cela s'est toujours produit dès que des "élections libres" ont été organisées dans un pays arabe (Algérie, Palestine), qu'on nous explique pourquoi les Tunisiens, vivant en France, réputés être des "musulmans modérés", ont aussi massivement voté pour Ennahda ?
 
A son intention je publie un article de septembre 2010 dont le contenu reste d'actualité.



AQMI

TALIBANS

Les israéliens ne comprennent pas les autorités françaises qui s’inquiètent soudain d’un risque de terrorisme en France alors qu’ils les avaient mis en garde depuis plusieurs années dans le cadre d’échanges entre services de renseignements. Selon eux, le port de la burqa et le problème du voile n’ont rien à voir avec la volonté des islamistes d’embraser le front français. Les israéliens connaissent parfaitement cette mouvance, ayant pris naissance en 1962, qui avait été alors totalement infiltrée par le Mossad parce qu’elle était manipulée par la Syrie et l’Egypte.


L’islam tend à s’imposer de plus en plus dans le paysage français. Chaque rencontre annuelle de l’UOIF (Union des Organisations Islamiques de France) bat son propre record puisque, de quelques milliers de participants à la création de l’union, la fréquentation est passée à plus de 300.000 cette année, concrétisant ainsi l’impact de cette organisation auprès de la communauté française. On date à tort l’existence d’un islamisme actif depuis le 11 septembre 2001 parce que les joutes politiques et les contingences économiques avaient masqué la réalité de sa propagation au sein de la population française. En fait les islamistes, dans le strict respect du droit, agissent en toute liberté depuis un demi-siècle en s’appuyant sur les règles de la démocratie occidentale.


Les tunisiens de 1962


L’implantation islamiste et l’introduction du fondamentalisme en France ont été le fait des tunisiens. L’UOIF, créée en 1983 sous forme d’association religieuse, s’est transformée progressivement en groupe politique, préparant la tête de pont d’un islam mondial pur et dur. La pénétration a nécessité une méthode et un investissement préparés durant de longues années.


Au cours de l’année 1962, quelques étudiants groupés autour de l’A.E.I.F (association des étudiants islamiques de France) et n’ayant au départ aucune stratégie de prosélytisme, ont obtenu des résultats inespérés après avoir choisi une stratégie à long terme. Ils plaçaient leurs pions au sein de la société française tout en attendant le jour où ils tireraient les bénéfices de leur implantation méthodique. Le Mossad, intéressé à cette époque à ficher les activistes arabes du Proche-Orient, avait infiltré le milieu étudiant, terreau des futurs dirigeants arabes, afin de comprendre et de contrer la stratégie planifiée par ces groupes naissants.


L’A.E.I.F avait vu le jour sous l’impulsion de Mohamed Hamidullah, au centre culturel arabe du boulevard Saint Michel, en plein Quartier Latin. Cette entité, émanation radicale des Frères Musulmans syriens, était contrôlée par de pseudo-étudiants dont l’allure et l’âge ne faisaient pas illusion, en permanence pistés par le Mossad qui se doutait que les syriens n’étaient pas uniquement en France pour des raisons universitaires. Elle reproduisait déjà à petite échelle les effets de la concurrence entre les dictateurs du Moyen-Orient d’alors et se nourrissait du conflit idéologique qui l’opposait à sa cousine égyptienne.


Les égyptiens avaient choisi de se montrer plus pragmatiques et plus modérés pour attirer le plus grand nombre d’adhérents. Les israéliens observaient, grâce à leurs agents infiltrés, ces luttes intestines qui avaient pour conséquence de se traduire par la neutralisation réciproque et concrète des différents courants. La lutte syro-égyptienne pour le contrôle des étudiants arabes en France sombrait dans des luttes intestines qui annihilaient toute action efficace de la part des activistes.


Compétition syro-égyptienne


Des étudiants tunisiens menés par Ahmed Jaballah, mandaté par le parti islamique tunisien MTI (mouvement de la tendance islamique) pour implanter des cellules en France, sont alors noyautés par les égyptiens qui les poussent à s’inscrire à l’AEIF afin de bouter, hors de l’association, le courant majoritaire syrien. La tentative fut un échec et entraina de ce fait la scission du groupe pro-égyptien qui décida la fondation en 1979 du G.I.F (groupement islamique de France). La politique répressive du président Bourguiba allait faire le reste en permettant aux nombreux militants islamistes, poursuivis en Tunisie, de venir se refugier en France dès 1981 pour grossir les rangs du G.I.F. A compter de cette date le groupe s’organisa alors en une structure unique, l’U.O.I.F, en politisant un mouvement qui n’était encore qu’à l’état d’entité confidentielle.


Les tunisiens contrôlaient toutes les instances puisque le président Ahmed Jaballah et le secrétaire général Abdallah Benmansour avaient pris en main les destinées de ce qui n’était alors que la branche française du parti islamiste tunisien. Cette structure avait pour ambition de représenter, seule, l’islam en France mais son audience restera longtemps marginale. Les tunisiens, gênés dans leur action par les répressions en masse que leur faisait subir leur gouvernement, finiront par céder leur place en 1995 à des marocains, au moment même où de nombreux attentats étaient organisés en France. Fouad Alaoui, le nouveau responsable, comprit judicieusement qu’il devait jouer la carte de notable modéré, respectueux de la loi, afin d’obtenir les bonnes grâces de l’administration française.


Evolution politique


Il décida alors de réorienter la stratégie de l’UOIF en l’impliquant dans le développement d’un islam de proximité et d’un mouvement religieux de masse. Il apprit de ses frères étrangers arabes les méthodes d’encadrement et transforma progressivement son union en un véritable parti grâce à la mise en place de bases fortement politiques. Les dirigeants essaimeront de multiples groupuscules chargés d’étendre leur toile autour des musulmans. Les Frères Musulmans, toujours eux, les aideront à créer des réseaux dormants prêts à être activés sur ordre puis à organiser et structurer leur mouvement.


La France est alors divisée en huit régions dirigées par un responsable local prenant ses ordres à Paris. L’UOIF a ouvert une trentaine de centres cultuels, pris le pouvoir dans les mosquées de Lille et de Bordeaux, s’est attaqué à la jeunesse en créant l’association des Jeunes Musulmans de France, aux étudiants avec l’association des Etudiants Musulmans de France et aux femmes avec la Ligue Française des Femmes Musulmanes. Cette prise de pouvoir progressive fabriqua alors un Etat dans l’Etat, inspiré des méthodes des Frères Musulmans, agissant ouvertement sous couvert d’une existence légale démocratique.


Forte de cette puissance, l’UOIF quitta alors le monde associatif pour entrer de plein pied dans la politique avec son Comité de Bienfaisance et de Soutien à la Palestine prouvant ainsi que l’organisation n’était plus ouvertement d’essence cultuelle. La boucle était bouclée et les masques tombèrent. La religion, qui n’était qu’un alibi pour conquérir par l’islam tous les musulmans de France, devenait le moteur d’une action politique concrétisée par l’impression du journal «Actualis», démontrant ainsi qu’il ne s’agissait plus de diffuser uniquement la voix des imams.


Nerf de la guerre


Les islamistes passèrent ainsi du stade artisanal au stade industriel. Ils comprirent alors qu’ils devaient se défaire de l’image de petits barbus incultes, récitant par cœur les sourates du Coran, et favoriser l’élévation du niveau intellectuel de leurs leaders. Les dirigeants, en majorité marocaine, firent alors appel à des prétendus étudiants du Moyen-Orient, venus parfaire leur niveau universitaire en France mais, en fait, formateurs politiques issus des rangs des Frères Musulmans. Leur image se positive. Le président Thami Brèze est titulaire d’un doctorat de sciences politiques, le secrétaire général Fouad Alaoui est docteur en neuropsychologie, tandis que le secrétaire adjoint Okacha ben Ahmed est docteur en informatique.


Cependant cette stratégie de dirigeants diplômés a paradoxalement indisposé la base, souvent inculte, et a joué le rôle de repoussoir parmi des militants issus essentiellement des classes populaires. Ces derniers auront du mal à s’identifier à tous ces lettrés qu’ils accusaient de constituer une nouvelle nomenklatura. Mais la grogne n’était pas perdue pour tout le monde puisque les déçus iront rejoindre le mouvement plus radical de Tariq Ramadan qui défend la vision originale du fondateur des Frères Musulmans Hassan El Banna : « Certains pensent, à tort, que l’islam se limite à une pratique religieuse spirituelle et dévote. Quant à nous, nous considérons l’islam comme régissant aussi bien le temporel que le spirituel. ». Le ton est donné. Cette frange de contestataires n’attendait plus qu’un déclic ne vienne les entrainer dans un combat plus violent pour l’islamisation du pays par la force.


L’UOIF joua alors deux rôles contradictoires. D’une part elle prépara le retour des islamistes au Maghreb d’où ils étaient pourchassés et, d’autre part, elle activa l’islamisation de la communauté française. Mais la transformation en parti politique, qui a vu un embryon d’effet aux élections locales, implique un financement indispensable puisque l’UOIF avoue officiellement un budget annuel de deux millions d’euros mais ce montant semble bien loin de la réalité. Les cotisations des militants de base ne suffisent pas à couvrir un budget à la hauteur des prétentions du parti. L’appel aux contributions étrangères de l’Arabie Saoudite et des Emirats du Golfe imposera des contreparties idéologiques quand il ne s’agira pas d’actions militantes risquées. Le règne de l’argent soumet ainsi à un intégrisme radical des militants qui n’avaient pas fait ce choix, les noie dans la démagogie et le populisme et pousse les jeunes vers un salafisme dangereux.


Immunité remise en cause


La France est ainsi maillée par des réseaux islamistes qui parviennent à s’insérer dans le paysage politique du pays. La France a orienté sa politique pour s’acheter une immunité contre les troubles et les attentats. Mais certains prétendus imams venus de l’étranger, du Pakistan même, prêchent en toute liberté la haine et le djihad avec le risque de mettre à long terme la république en danger. Les hommes politiques n’hésitent plus à attirer l’attention de leurs dirigeants sur ce qu’ils appellent une « négligence » car ils auront alors bien du mal à combattre la réislamisation des musulmans et l’islamisation forcée d’une certaine frange de la population chrétienne en difficulté, fragile et vulnérable. Philippe de Villiers a d’ailleurs considèré que « l’islam est le terreau de l’islamisme et l’islamisme le terreau du terrorisme ».


La décision soudaine d’élever l’alerte en France au niveau rouge a été prise pour trois raisons n’ayant aucun lien entre elles mais toutes liées au risque islamiste. Les paroles rassurantes du directeur général de la police nationale Fréderic Pechenard, le 22 septembre, tendent plutôt à inquiéter : « Je ne suis pas ici pour effrayer les gens mais nous avons des preuves sérieuses venant de sources fiables de renseignements nous informant qu'il y a un risque d'une attaque de grande envergure. » Les sources dont il parle ne sont pas le contre-espionnage français mais les services de renseignements algérien et marocain ainsi que l’Africom qui regroupe les activités militaires et sécuritaires des États-Unis en Afrique.


Le gouvernement français est inquiet du risque de réactivation des réseaux islamistes dormants sous la pression d’Al-Qaeda en Afrique du nord. L’AQMI aurait envoyé en Europe des femmes djihadistes algériennes formées pour commettre des attentats-suicides dans les trains et les gares, en particulier la gare du nord d’où partent les trains pour les capitales européennes qui ont pris de sérieuses mesures de sécurité. Les experts israéliens du renseignement ont confirmé le danger de l’activisme de cette nébuleuse africaine.


Activisme d’Al-Qaeda


De sérieuses rumeurs de négociations entre les Etats-Unis et les talibans, pour mettre fin à la guerre en Afghanistan, poussent de nombreux combattants arabes à rejoindre le camp d’Al-Qaeda. Ils n’acceptent pas de cautionner un accord qui les mettrait à la merci des talibans et qui les condamnerait à être cantonnés et isolés à l’intérieur de l’Afghanistan sans possibilité d’en sortir. Ils s’inquiètent aussi du sort qui leur sera réservé dans le cadre d’une paix qui les rendra inutiles. A leur arrivée en Afrique du nord, ces réfractaires ont fait part de leur volonté de poursuivre le combat en commettant des opérations contre des cibles occidentales afin de redorer le blason d’Al-Qaeda.


La France, d’autre part, n’a jamais cessé sa guerre secrète en Algérie, en Mauritanie, au Mali et au Niger. Le 22 juillet, sept terroristes ont été tués dans un raid conjoint franco-mauritanien, opéré par les forces spéciales qui avaient pour rôle de libérer l’otage français Michel Germaneau, exécuté par ses ravisseurs. Les représailles ont consisté à enlever sept techniciens nucléaires, dont cinq français. Le cycle de la violence s’est alors poursuivi puisque le ministère de la défense a contre-attaqué en envoyant des unités de l’air au Niger, équipés de jets de combat, à la recherche des ravisseurs.


Les services de renseignements israéliens, qui disposaient de relais en Mauritanie, pointent la difficulté de distinguer les enlèvements conduits dans un but de terreur islamiste de ceux qui servaient au financement des opérations des rebelles. La plupart des dirigeants de ces réseaux ne sont pas des politiques mais des contrebandiers ou des criminels qui n’appartiennent pas à Al-Qaeda mais qui sont prêts à se plier, par opportunisme, à l’autorité de cette organisation. Cependant l’AQMI est suffisamment affecté par son conflit avec la France et par l’arrivée massive de djihadistes pour être contraint d’organiser des opérations ambitieuses sur le sol européen, français en particulier, pour ne pas décevoir ses volontaires armés et surtout pour entretenir leur flamme militante.


Enfin, l’implantation d’AQMI en Tunisie et en Algérie a subi des revers et des échecs qui les poussent à présent à s’orienter vers l’Europe, le Sénégal et le Nigéria, pour maintenir la mobilisation de leurs troupes. Cette organisation risque donc de faire appel à la collaboration de certains extrémistes islamistes français qui n’apprécient pas la passivité et le respect démocratique de l’UOIF et qui voudraient profiter de l’arrivée de djihadistes pour réorienter leur combat vers des actions violentes. Leur réveil risque d’être brutal et justifie donc les mesures prises par les forces de sécurité françaises.


mardi 25 octobre 2011

Slate-Afrique - Tunisie: La fausse surprise islamique



Slate-Afrique - Tunisie: La fausse surprise islamique 

par Jacques BENILLOUCHE

Les résultats de l'élection révèle l'identité tunisienne musulmane, marginalisée sous l'ancien régime. 

 

La dictature tunisienne qui a sévi durant plusieurs décennies a été contrainte, pour se défendre et perdurer, d’étouffer l’identité du peuple en favorisant l’émergence d’un système élitiste aux ordres du pouvoir, et en empêchant l’avènement de jeunes pousses capables de conduire les instances dirigeantes....
Lire la suite en cliquant sur le lien :

jeudi 20 octobre 2011

KADHAFI : LE PAILLASSON S'EST VENGE



KADHAFI : LE PAILLASSON S'EST VENGE

 
par Jacques BENILLOUCHE



          La ministre Rama Yade avait eu le courage d’afficher sa mauvaise humeur et son opposition à la visite en France du dirigeant libyen : « Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n'est pas un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort », et avait poursuivi, « Je serais encore plus gênée si la diplomatie française se contente de signer des contrats commerciaux, sans exiger de lui des garanties en matière de droits de l'homme. C'est un devoir ; la France n'est pas qu'une balance commerciale ».

Paroles, paroles

          Certes le remplissage des caisses de l’Etat peut justifier parfois d’avaler quelques couleuvres mais, tout compte fait, le colonel Kadhafi avait fait illusion. Les chiffres compilés ont été bien en deçà des 11 milliards d’euros de contrats promis sans vergogne par le libyen. Certains politiques s’étaient d’ailleurs demandé s’il avait été judicieux de dérouler le tapis rouge devant un dictateur qui avait fait preuve d’une arrogance déplacée et qui n’avait pas cessé d’humilier la France et ses dirigeants durant sa visite.

          Le colonel Kadhafi avait laissé éclater sa vindicte en refusant, avec une volontaire vulgarité, l’Union pour la Méditerranée prônée par le président français. Tandis que le dictateur s’installait dans sa folklorique tente bédouine au milieu des jardins de l’hôtel Marigny, résidence des hôtes de marque et qu’il était reçu à l’Assemblée Nationale, Jean-Pierre Raffarin justifiait alors cet excès d’honneur par des contingences politiques : « Pour la réalisation du grand projet de Nicolas Sarkozy d’Union méditerranéenne, il est important que la rive sud de la Méditerranée se développe et que la Libye fasse plus d’efforts pour développer le Maghreb. » 

          Hélas, voulant se parer des habits trop larges de leader arabe panafricain, Kadhafi avait refusé la présence d’Israël dans cette union et il s’était transformé en donneur de leçons : « Nous ne sommes ni des affamés ni des chiens pour qu'ils nous jettent des os. Si l'Europe veut coopérer avec nous, qu'elle le fasse avec la Ligue arabe ou l'Union africaine mais nous n'acceptons pas que l'Europe traite avec un seul groupe. » Il avait même poussé l’algérien Bouteflika et le Roi Mohamed VI du Maroc à bouder le sommet des pays de la méditerranée organisé par Nicolas Sarkozy.

L’espoir du Rafale

          Le colonel Kadhafi s’est en fait joué de la France avec brio et à son avantage. Il avait fait croire qu’il serait le premier chef d’Etat arabe à commander l’avion de combat Rafale mais nul n’a vu sa signature au bas d’un bon de commande. Il avait fait miroiter l’acquisition auprès d’Aréva d’installations nucléaires civiles mais il n’a signé que la maigre vente d’équipements électriques. Quant aux travaux publics français, ils continuent encore à batailler pour la prise d’un contrat de quelques millions d’euros concernant la réalisation de l’extension de l’aéroport de Tripoli.

          Kadhafi avait bien manipulé son monde sans pourtant être taxé de menteur.  Il annonçait ce que ses interlocuteurs ne voulaient pas croire. Il était tombé aux oubliettes de l’Histoire après que les Etats-Unis aient fait exploser une partie de son palais mais Nicolas Sarkozy avait réussi à l’en sortir en faisant miroiter les besoins de restructuration de son pays. Mais sa surenchère n’avait pour but que de glorifier son personnage en ne distribuant qu’une aumône. 

          Peu d’hommes politiques se sont posé, à l’époque, la question de l’intérêt d’une compromission avec un tyran, maître-chanteur de surcroit, qui ne cessait d’agiter ses pétrodollars en guise de carotte et qui, en remerciement pour le tapis rouge qui lui avait été déroulé à Paris, se permettait d’offrir un camouflet à Nicolas Sarkozy. Les promesses n’engagent certes que ceux qui les reçoivent mais Kadhafi avait apporté l’illustration d’une crédulité occidentale qui frise la naïveté.

          Le problème des courbettes face aux dictateurs se pose aujourd’hui. Le syrien Bassar El Assad avait fait lui aussi les honneurs de la République. Quant à Ahmadinejad il peut encore compter sur la faiblesse des occidentaux pour les narguer en envoyant  ses navires militaires face à la VIème flotte américaine. Il faudrait à présent que les dirigeants occidentaux anticipent la chute des derniers tyrans pour envisager une révision de la politique à leur égard. Mais les méandres de la politique sont impénétrables.

vendredi 14 octobre 2011

KOL-ISRAEL : LES CONSEQUENCES DE LA LIBERATION DE GUILAD SHALIT




KOL-ISRAEL : LES CONSEQUENCES DE LA LIBERATION DE GUILAD SHALIT

JOURNAL DU 14 OCTOBRE 2011

Jacques BENILLOUCHE

au micro de 

Dror SOLPHER

Photo de Guilad Shalit au fronton de la mairie du XVIème

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mercredi 12 octobre 2011

SLATE : Les gagnants et les perdants de la libération du soldat Shalit




SLATE : Les gagnants et les perdants de la libération du soldat Shalit

par Jacques BENILLOUCHE

Succès des diplomaties américaine et allemande, échec des Français, mise à l'écart d'Abbas au profit du Hamas... Et si on assistait aux prémices d'un printemps palestinien?


Benjamin Netanyahou n’a pas caché que le prix payé pour la libération du soldat Shalit était élevé car plusieurs dizaines de terroristes seront libérés alors qu’ils avaient été condamnés lourdement pour leur participation à des attentats sanglants contre des civils sur le sol israélien. Le Premier ministre israélien a estimé qu’il a dû prendre «une décision difficile, mais que le leadership est testé dans ces moments-là, sur sa capacité à prendre des décisions difficiles». Il a expliqué que, depuis son arrivée au pouvoir, il était hanté par la libération de Gilad Shalit, quitte à transgresser le dogme du refus de négocier avec des preneurs d’otages....

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http://www.slate.fr/story/44989/liberation-shalit-gagnants-perdants-printemps-palestinien


 

SLATE : Comment Israël a accepté de négocier avec le Hamas pour faire libérer Gilad Shalit




SLATE : Comment Israël a accepté de négocier avec le Hamas pour faire libérer Gilad Shalit

par Jacques BENILLOUCHE


Le jeune prisonnier sera échangé contre un millier de prisonniers palestiniens. Un vent d'espoir souffle à nouveau dans la région. 
L’accord pour la libération du soldat Gilad Shalit a été signé mardi entre le gouvernement israélien et les dirigeants du Hamas. Il prévoit la libération d’environ 1.000 prisonniers palestiniens, dont plusieurs étaient impliqués dans des crimes de sang. Dans un premier temps, Israël a accepté la libération immédiate de 300 détenus.....
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http://www.slate.fr/story/44971/comment-israel-negocier-hamas-liberer-gilad-shalit



mercredi 5 octobre 2011

GUYSEN-TV : L'EVOLUTION DE LA SITUATION EN SYRIE



GUYSEN-TV : JOURNAL DU 5 OCTOBRE 2011

L'EVOLUTION DE LA SITUATION EN SYRIE


Jacques BENILLOUCHE 

au micro de 

Danielle ATTELAN

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