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samedi 31 mars 2012

EGYPTE : LE COMBAT DES CHEFS par Zvi MAZEL


EGYPTE : LE COMBAT DES CHEFS

RIEN NE VA PLUS ENTRE LA JUNTE ET LES ISLAMISTES

Par Zvi MAZEL

Ancien Ambassadeur d’Israël en Egypte


C’est désormais la lutte ouverte entre la junte militaire et la confrérie. Une situation si grave qu’elle risque de remettre en cause la passation des pouvoirs aux institutions civiles prévues, pour le début de l’été, et aggraver encore la crise économique. Le recours à la force par les uns ou par les autres n’est plus exclu. Le bruit courait depuis la chute de Moubarak que l’armée et les Frères Musulmans avaient conclu une sorte de pacte ; les généraux, comprenant que les Frères allaient constituer la principale force politique et qu’ils allaient diriger l’Egypte dans les années à venir, étaient, disait-on, désireux de sauvegarder leur empire économique et d’éviter d’avoir à répondre de leur attitude durant la période Moubarak.

jeudi 29 mars 2012

TEMPS ET TEMPORISATION Par Johann HABIB


TEMPS ET TEMPORISATION

Par Johann HABIB
Avocat

Arrivée des immgrants

Ces derniers jours la phrase d Itzhak Rabin : «Le temps est venu où nous ne nous contentons plus de rêver à un avenir meilleur - nous voulons le réaliser» doit résonner dans de nombreux esprits. Après le massacre de Toulouse, le temps de la peine et de la colère ne passe pas. Il coexiste avec le temps des questions et de l'incompréhension.

mercredi 28 mars 2012

KADIMA DANS LA TOURMENTE


KADIMA DANS LA TOURMENTE

Par Jacques BENILLOUCHE

                 

          Les résultats des primaires au parti centriste Kadima, le 27 mars, ont donné une large victoire à Shaoul Mofaz, l’ancien ministre de la Défense et ancien chef d’État-Major. Le résultat est sans appel, Tsipi Livni n’a pas été reconduite à la tête du parti, à une majorité de 61,7%. Ce résultat sonne le glas du centre en Israël. Toutes les tentatives antérieures d’implanter de manière durable un parti centriste ont toujours été vouées à l’échec, après avoir suscité une espérance au sein de l’opinion israélienne lassée du bipartisme.


lundi 26 mars 2012

NON, LA FRANCE N'EST PAS UN PAYS ANTISÉMITE Par Marianne ARNAUD



NON, LA FRANCE N'EST PAS UN PAYS ANTISÉMITE

Par Marianne ARNAUD


Il n'est dans l'intérêt ni des juifs de France, ni d'Israël de laisser accroire que la France serait un pays antisémite. Loin de moi l'idée de nier qu'il n'existe pas des groupuscules néo-nazis qui sévissent ici ou là, mais force est de constater que leurs méfaits - pour ce qu'on en sait - si graves soient-ils, se limitent la plupart du temps à des tags de croix gammées sur les murs des synagogues et sur les tombes des cimetières.

Attentats contre les intérêts juifs
Attentat rue Copernic

dimanche 25 mars 2012

SINAÏ : LE ROYAUME DES BÉDOUINS Par Zvi MAZEL



SINAÏ : LE ROYAUME DES BÉDOUINS

TERRORISME, DROGUE ET CONTREBANDE

Par Zvi MAZEL
Ancien ambassadeur d’Israël en Égypte


Un territoire trois fois grand comme Israël, tour à tour montagneux et désertique et d’un accès difficile. Trois cent mille bédouins vivent là ; plus d’un quart nomadisent encore à travers ses vastes espaces. L’Égypte peine de plus en plus à y asseoir un semblant d’autorité. Si la péninsule du Sinaï fait partie du pays des Pharaons depuis l’aube de l’histoire, les tribus bédouines qui sont venues s’y installer il y a des centaines d’années ont toujours bénéficié d’une large autonomie. Elles ont leur propre système judiciaire, qui repose sur leurs coutumes ancestrales. Ce n’est que dans la seconde moitié du XIXème siècle que le gouvernement central s’intéressa de plus près à la région et tenta d’y imposer le système judiciaire du pays.

ONU-ISRAËL : DEUX POIDS, DEUX MESURES


ONU-ISRAËL : DEUX POIDS, DEUX MESURES

Par Jacques BENILLOUCHE

Le juge Goldstone

            Les décisions de l’ONU n’étonnent plus Israël. Après avoir appuyé la résolution suscitée par les palestiniens concernant le rapport Goldstone qui dénonçaient  les « crimes de guerre » commis par Israël lors de la dernière guerre de Gaza, le Conseil a pris le risque d’isoler encore plus l’Etat juif et de le radicaliser face au processus de paix moribond. Aucune surprise n’était attendue de ce vote, à l’époque, puisque les 47 Etats composant ce Conseil, élus par l’Assemblée Générale, englobent les pays arabes, ceux de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) et certains pays africains, tous en majorité hostiles à l’Etat juif. Le vote non contraignant, représentant une condamnation inacceptable pour Israël, est certes purement symbolique mais il a eu quelques effets négatifs pour l’État juif.

jeudi 22 mars 2012

MOHAMMED MERAH : QUESTIONS SUR UN ASSAUT



MOHAMMED MERAH : QUESTIONS SUR UN ASSAUT

Par Jacques BENILLOUCHE


Mohammed Merah

Je ne suis pas expert en stratégie militaire ou policière mais 30 heures pour arriver à un résultat si décevant, c’est totalement injustifié. Donner l'assaut au premier jour aurait été suspect d'éliminer un témoin gênant. On pourrait exprimer l’hypothèse que des ordres auraient été donnés pour faire temporiser le tueur, pour l’exaspérer afin de l’amener à la décision extrême du suicide, car il s’agit bien d’un suicide au terme d’un assaut. On aurait pu utiliser un gaz innervant et inodore, durant la nuit, au moment où l’électricité était coupée. On aurait pu injecter, comme tous les agresseurs nocturnes des camping-cars ou des pavillons, un gaz soporifique introduit par une ouïe d'aération. Mais la police a préféré le combat d’homme à homme comme s’ils voulaient offrir au tueur une fin digne d’un combattant islamiste, les armes à la main.

L’IMPLANTATION ISLAMISTE EN FRANCE



L’IMPLANTATION ISLAMISTE EN  FRANCE 

Par Jacques BENILLOUCHE
            
Les victimes de Merah

            Avec la tuerie de Toulouse, les autorités françaises donnent l’impression qu’elles découvrent subitement le terrorisme islamiste dans leur pays. Pourtant, les israéliens les avaient mis en garde depuis plusieurs années, dans le cadre d’échanges entre services de renseignements, contre l’implantation des islamistes en France. Selon eux, le port de la burqa et le problème du voile ne sont que des prétextes qui n’ont rien à voir avec la volonté des islamistes d’embraser le sol français. Les israéliens connaissent parfaitement cette mouvance, ayant pris naissance en 1962 et manipulée par la Syrie et l’Egypte, parce que le Mossad l’avait alors totalement infiltrée. 

SOLIDARITÉ NATIONALE FACE À L’HORREUR Par Gérard AKOUN


SOLIDARITÉ NATIONALE FACE À L’HORREUR
Par Gérard AKOUN
Judaïques FM
Chronique diffusée à 9h du matin le 22 mars 2012

L'assassin Mohammed Merah

C’est le soulagement qui prévaut en France après l’identification et la localisation, même s’il reste encore retranché dans un appartement cerné par les forces de l’ordre, du responsable des ces meurtres horribles qui ont  été  commis  à Montauban et à Toulouse.  Des assassinats qui ont d’abord frappé des soldats, des parachutistes, et dont on a pu subodorer le caractère raciste quand  on a appris, par la suite, que trois d’entre eux étaient d’origine maghrébine et le quatrième antillais. Puis il y eut la tuerie atroce, commise  à Toulouse, dans la cour de l’école-collège  Ozar  Hatorah  qui a couté la vie à trois enfants et au père de deux d’entre eux. 

mercredi 21 mars 2012

DRAME DE TOULOUSE COMMENT EN EST-ON ARRIVÉ LÀ? Par Pr Hagay SOBOL



DRAME DE TOULOUSE

COMMENT EN EST-ON ARRIVÉ LÀ ?

Par Pr Hagay SOBOL


       Ils s’appelaient Gavriel 4 ans, Arieh 5ans, Myriam 7 ans et Jonathan 30 ans. Ils nous ont quittés ce lundi 19 mars qui restera comme un drame imprescriptible dans nos mémoires. Aaron, un jeune homme de 17 ans, est quant à lui gravement blessé, et nos prières l’accompagnent. Ce jour là, un individu a commis un acte horrible et irréparable que rien ne peut excuser en tirant avec des armes à feu sur un groupe de personnes devant l’établissement scolaire juif de Toulouse « Ozar Hatorah ». Il a touché à ce qu’il y a de plus sacré, il a tué des enfants. Il les a privés d’avenir, et a ravi à leurs proches ce qui leur était le plus cher.

mardi 20 mars 2012

JUDAÏQUES FM : LA TUERIE DE TOULOUSE


JUDAÏQUES FM : LA TUERIE DE TOULOUSE


JOURNAL DU 20 MARS 2012

Jacques BENILLOUCHE

au micro de 

EVA SOTTO

FRANCE-INTER : LA TUERIE DE TOULOUSE


FRANCE-INTER : LA TUERIE DE TOULOUSE


Bruno DEVIC revient, dans sa revue de presse du 20 mars 2012, sur l'attentat contre l'école Ozar Hatorah et cite l'article de J. BENILLOUCHE sur Slate.fr

SLATE - Avant Toulouse, l'antisémitisme avait pourtant reculé en France


SLATE - Avant Toulouse, l'antisémitisme avait pourtant reculé en France

par Jacques BENILLOUCHE 

Les actes antijuifs étaient en 2011 à leur plus bas niveau depuis dix ans.

Attentat à l'école juive de Toulouse

 L’ambassadeur de France en Israël, Christophe Bigot, avait présenté dans un point de presse exceptionnel le mois dernier les statistiques sur l’évolution de l’antisémitisme en France en 2011. Publiés par le SPJC (Service de Protection de la Communauté juive), ces chiffres démontraient que les actes antisémites avaient diminué de 16% en passant de 466 en 2010 à 389 en 2011 même si les actions violentes étaient en hausse. En tout cas cette statistique est la plus basse depuis 10 ans et est liée, selon l’ambassadeur, à la collaboration étroite de la communauté juive avec les autorités françaises. Des chiffres qui se voulaient rassurants tant la répétition d’actes antisémites avait entrainé un sentiment d’insécurité auprès de la communauté juive. ...

 Lire la suite en cliquant sur le lien :

http://www.slate.fr/story/51805/toulouse-antisemitisme-france

 

 

 

 



 

samedi 17 mars 2012

ACCORDS D’ÉVIAN : LA GRANDE ILLUSION



ACCORDS D’ÉVIAN : LA GRANDE ILLUSION

Par Jacques BENILLOUCHE

La délégation algérienne de gauche à droite: Taïeb Boulharouf, Saad Dahlab, Mohammed Ben Yahya, Krim Belkacem, le colonel Amar Benaouda, Redha Malek, Lakhdar Ben Tobbal, M’Hammed Yazid, et Chawki Mostefaï

Le 18 mars 1962, il y a un demi-siècle, la France et le F.L.N (Front algérien de libération nationale) signaient à Évian la fin de la Guerre d’Algérie. La Suisse avait été partie prenante dans l’organisation de ce sommet en accueillant les deux délégations et en jouant les bons offices. La signature de ces accords a conduit à l’indépendance de l’Algérie, le 5 juillet 1962.

vendredi 16 mars 2012

TROUBLES NARCISSIQUES ET HAINE DE SOI Par KRAVI



        Nous publions le premier article de KRAVI, psychanalyste, qui a rejoint notre blog. Sa déontologie professionnelle lui imposant une "stricte opacité à l'égard de ses patients", il se doit de publier sous pseudonyme. Il le regrette d'autant plus que "son sionisme lui tient à cœur".
      Cette analyse sur les troubles humains sort des sentiers battus en abordant la politique sous un angle original pour tenter de nous expliquer le cheminement intellectuel de certains juifs anti-sionistes.  
      Temps et Contretemps est fier de contribuer à élever le niveau des diatribes politiques.

TROUBLES NARCISSIQUES ET HAINE DE SOI

Par KRAVI

On entend souvent parler d'enfants abusés sexuellement par des adultes. Quand l'adulte est un parent, il s'agit alors d'inceste. Il est une autre forme d'abus que, dans notre jargon d'analystes, nous appelons narcissiques. Ceux-ci peuvent prendre différentes formes : maltraitance de tous ordres, psychique et physique, abandon, négligence, rejet, etc. Remarquons aussi que, pour compliquer les choses, mais personne n'a dit que la psyché fonctionnait de façon simple, l'inceste est non seulement un abus sexuel mais aussi un abus narcissique puisqu'il instrumentalise et réifie l'enfant.

jeudi 15 mars 2012

ISRAËL : UNE BONNE ACCROCHE par Gérard AKOUN




ISRAËL : UNE BONNE ACCROCHE

Par Gérard AKOUN
Judaïques FM

Dans une ferme aquacole du Kibboutz Mashabé Sade en plein désert. L'eau est puisée à 1200 m de profondeur. Elle est salée.
video
Cliquer sur le triangle noir pour écouter la chronique

Le Monde du dernier week-end, en date des 11 et 12 mars a consacré trois articles, pas moins, à Israël  et ce n’était pas pour lui tresser des couronnes : le premier concernait l’actualité immédiate et titrait «bombardements meurtriers d’Israël sur la bande de Gaza» ; le second avait un titre accrocheur «Hold-up télévisuel à Ramallah» à propos de la fermeture de deux stations de télévision palestinienne ; le troisième dans les pages Géo et Politique, pour  annoncer la tenue  cette semaine du Forum  Mondial de l’Eau à Marseille,  avait un titre aussi accrocheur «En Cisjordanie, même l’eau est une arme» et démontrait, carte à l’appui, la stratégie d’appropriation de l’eau par Israël. Je comprends qu’il faille, pour l’édition du week-end, trouver des sujets qui fassent vendre, des sujets qui  passionnent et c’est le cas dés que l’on parle d’Israël et des palestiniens et que l’on dénonce Israël, mais trois articles, certes dans des rubriques différentes mais du même auteur, c’est excessif.

Pénurie d’eau


Kibboutz Revivim : l’unique oliveraie au monde irriguée à l’eau saumâtre, dans le désert du Néguev, qui couvre la moitié sud d’Israël.

France-Inter, lundi dans son émission du matin, a choisi d’illustrer la pénurie d’eau potable dans le monde par un reportage dans la vallée du Jourdain !!!! Il est vrai qu’entre 800 millions et un milliard de personnes, dans le monde, ne bénéficient d’aucune source d’eau potable, et que deux autres milliards ne disposent pas, selon les statistiques des Nations-Unies, d’une eau exempte de bactéries. Il y a certainement des problèmes dans la répartition de l’eau entre voisins israéliens et palestiniens mais la Cisjordanie n’est pas l’endroit où la population souffre, le plus, du manque d’eau potable, et où les gens meurent de maladies dues à la consommation  d’une eau polluée. La rédaction de France-Inter a dû considérer, qu’en prenant pour exemple les palestiniens, ses auditeurs seraient plus attentifs à ce problème gravissime que s’ils devaient écouter un reportage sur un lointain pays d’Afrique ou d’Asie. Je ne vais pas polémiquer sur le corps des articles, ou sur le contenu du reportage, les israéliens  sont loin d’être  irréprochables, mais ils ne sont pas toujours coupables et les palestiniens toujours innocents. Mais conforter les uns dans le rôle de victime et persister à maintenir  les autres dans celui de bourreau, ne contribuera pas à régler le conflit.
Les israéliens sont très sensibilisés à la rareté de l’eau. Ils ont, donc, exploré des pistes nouvelles qui leur permettent, par exemple, de cultiver en serre en arrosant leurs cultures, goutte à goutte, avec de l’eau saumâtre. Ils sont très en avance pour tout ce qui concerne les cultures sur des sols semi désertiques ou même désertiques. Ils font profiter de nombreux pays de leur avance technologique, leurs experts se retrouvent en Chine, en Amérique du sud, en Afrique…. il est bien dommage qu’ils ne puissent en faire bénéficier  leurs voisins immédiats. Ils avaient laissé, en évacuant Gaza, des serres en état de fonctionnement ; le Hamas s’est empressé de les détruire. Il fallait effacer  toute trace de l’occupation israélienne. C’est dire le poids du nationalisme, de la religion, le gouffre qui sépare palestiniens et israéliens.

Surenchères

Le temps ne joue pas en faveur des palestiniens, d’autant que divisés, se livrant à des surenchères, se glorifiant de victoires imaginaires, ils se retrouvent sous la tutelle des monarchies du Golfe, de l’Egypte et, pour une partie d’entre eux, sous celle de l’Iran ; et ces pays les utiliseront à leur profit. Il ne joue pas plus en faveur d’Israël, contrairement à ce que l’on pourrait penser ; ses forces armées sont toujours les plus puissantes mais, à Gaza et au Sud Liban, ses adversaires disposent d’armes de plus en plus sophistiquées, à plus grande portée et plus faciles à manier. La seule issue à cette guerre de cent ans est celle de deux états coexistant côte-à-côte dans des frontières sures et reconnues. Faudra t-il de nouvelles guerres, un embrasement général du Proche et du Moyen Orient pour que cette solution s’impose aux deux principaux belligérants que sont les israéliens et les palestiniens ?  C’est une hypothèse à ne plus écarter. 

mercredi 14 mars 2012

RELATIONS ÉGYPTE-ISRAËL : TROP DE PILOTES À LA BARRE DU NAVIRE par Zvi MAZEL



RELATIONS ÉGYPTE-ISRAËL 
TROP DE PILOTES À LA BARRE DU NAVIRE

Par Zvi MAZEL
Ancien ambassadeur d’Israël en Égypte
Conseil suprême

La  politique égyptienne concernant Israël, ces derniers temps, traduit l’extraordinaire instabilité dans laquelle est plongé le pays. Le Conseil suprême des Forces Armées fait exactement le contraire de ce que réclament, à cor et à cri, les forces nouvelles et tout particulièrement les Frères Musulmans. Tandis que le maréchal Tantawi ratifiait la semaine dernière la nomination d’un nouvel ambassadeur en Israël,  la chambre basse du parlement récemment élu votait à main levée une résolution qualifiant Israël «d’ennemi numéro un de l’Égypte» et  demandait l’expulsion de l’ambassadeur et l’arrêt de la vente du gaz égyptien à Israël.  En même temps l’Égypte a joué un rôle déterminant dans les tractations qui ont mis fin à la poussée de violence qui a enflammé Gaza et le sud d’Israël. Sans les efforts considérables déployés par  l’Égypte, une intervention terrestre aurait peut-être été nécessaire, risquant de faire dangereusement monter  la tension dans la région.

GAZA : CESSEZ-LE-FEU PRECAIRE



GAZA : CESSEZ-LE-FEU PRECAIRE

Par Jacques BENILLOUCHE
            
Benny-Gantz en explications

       L’élimination du chef d’un groupe radical palestinien, en représailles à de nombreux tirs de roquettes sur le sud du pays, a déclenché un nouveau cycle de violence qui s’est traduit par la mort de 25 palestiniens à Gaza. Le bilan n’est pas encore définitif. Le front de Gaza avait pourtant bénéficié d’une trêve de plusieurs mois. Or sur plus de 200 missiles ou roquettes tirés depuis Gaza, la plupart ont atterri en territoire israélien tandis que ceux qui étaient destinés aux villes ont été interceptées à 90% par le système antimissile Dôme de fer. En riposte, Tsahal a ciblé des cellules et des infrastructures islamiques à Gaza.  Chaque quart d’heure, des missiles sont tombés sur plusieurs villes du sud du pays. Et comme d’habitude, les représailles succèdent aussitôt aux attaques, permettant à Tsahal de tester en grandeur nature l'efficacité du système antimissile Dôme de fer. Cela explique, pour l’instant, la faiblesse des pertes humaines israéliennes. Le système sait en effet reconnaître, dès le tir, la trajectoire du missile et si ce dernier est en route vers une agglomération, il est immédiatement anéanti.

Cliquer sur le triangle noir pour voir les servants du Dôme de fer
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Chefs ciblés

Les israéliens prennent la situation très au sérieux. C’est pourquoi ils ont décidé de frapper fort, au sommet, pour enrayer le cycle infernal. Zoheir Al-Qayassi, chef des Comités de résistance populaire et commandant politique, a été ciblé à Gaza alors qu’il était recherché depuis août 2011 pour la planification de l’attentat réalisé à la frontière israélo-égyptienne qui avait fait 8 morts.  Dans sa voiture figurait aussi Mohammed Ahmad Al-Hanani qui avait été libéré à l’occasion de l’échange du soldat Guilad Shalit.  Israël faisait ainsi comprendre que les anciens prisonniers, qui reprenaient du service actif, resteraient dans sa ligne de mire. D'ailleurs le rapatriement du corps d’Al-Hanani vers son village natal de Beit-Fourik, près de Naplouse, a été refusé par le premier ministre israélien.
Cependant les activistes qui ont décidé de reprendre cette offensive de missiles ne font pas partie du Hamas mais appartiennent au Djihad islamique soutenu par l’Iran, confirmant ainsi la volonté de Téhéran de réchauffer la frontière de Gaza pour lancer un message à l’opinion internationale. N’acceptant pas les sanctions imposées par l’Union Européenne, l’Iran veut montrer sa capacité à générer des troubles, par alliés interposés. Le Hamas a été mis devant le fait accompli mais il s’est trouvé dans l’obligation de cautionner ces actions terroristes selon les propos de son porte-parole, Ismaël Radwan : «Le peuple palestinien a le droit à la légitime défense. »

Pas de surprise pour Tsahal

L’armée israélienne ne s’est pas étonnée de cette flambée de violence puisqu’elle avait informé le gouvernement que de nombreuses armes, en particulier des lanceurs et des fusées Grad montés sur véhicules, avaient été convoyés en novembre 2011 en provenance de Libye jusqu’aux tunnels de contrebande de Gaza. Ces armes avaient été déjà vues sur le champ de bataille libyen lors des combats contre les troupes de Kadhafi. Cinquante mercenaires libyens étaient venus renforcer les troupes du Djihad  à Gaza avec l’objectif de les former  au maniement de ces nouvelles armes.
           Les dirigeants militaires israéliens, qui constatent un tir continu de missiles, s’attendent à une extension des attaques. Ils ont imposé à la population du sud du pays de se protéger dans les abris, après avoir interdit tous les évènements publics et les défilés de carnaval liés à la célébration de la fête de Pourim. Quelques francophones d’Ashdod nous ont exprimé leurs angoisses d’entendre, dans leurs abris, les déflagrations des missiles qui explosent après avoir été interceptés en faisant un bruit impressionnant qui donne à penser que la guerre s’installe. Un vétéran des guerres d’Israël, résigné et étonné de la passivité de son gouvernement, espère qu’un « missile détruira Kirov », l’immeuble du centre bourgeois de Tel-Aviv où loge le ministre de la défense Ehoud Barak. « C’est peut-être le seul moyen de les sensibiliser à notre situation car à la guerre au moins, je savais que j’avais à subir ces risques».

Gouvernement israélien prudent

Les dirigeants israéliens tentent en fait de ne pas jeter de l’huile sur le feu car ils sont persuadés du rôle sournois de l’Iran qui agit via le Djihad islamique, son bras armé à Gaza. Ils sont convaincus que le Hamas a été volontairement laissé à l’écart de ces décisions qui viennent directement du haut commandement iranien. D'ailleurs, le Hamas tente de mettre fin à cette nouvelle spirale de violence à Gaza dans laquelle il a tout à perdre. En effet il est en pleine restructuration de la ville et il craint que ces troubles n'entrainent de nouvelles destructions. Les palestiniens ont annoncé qu'une délégation du Hamas, dirigée par Mahmoud A-Zahar, est partie, ce samedi 10 mars, pour le Caire via le terminal frontalier de Rafah, afin d'évoquer avec le gouvernement égyptien l'escalade face à Israël, mais également la pénurie d'électricité à Gaza. D'autres cadres du mouvement, Mahmoud al-A'a, et Khaled Abou Sayid, l'accompagnent. Le Djihad islamique déplore de son côté le manque de coopération du Hamas. Dans une interview accordée à une chaîne de télévision palestinienne, un haut responsable du Djihad islamique, Ahmad Almoudlal, a déploré que «son organisme et les Comités de résistance  sont les seuls à combattre contre l’ennemi sioniste» et a critiqué le Hamas pour son «immobilisme» dans le présent conflit.
            Les services de renseignements israéliens avaient mis plusieurs fois en garde les autorités politiques sur le danger que faisait courir le Djihad islamique avec les 10.000 missiles qu’il avait reçus à travers la contrebande des tunnels. La reprise des tirs de missiles a pour but de s’opposer à toute velléité du président Mahmoud Abbas de reprendre langue avec les occidentaux et de saper son projet de réunification du peuple palestinien. Par ailleurs l’Iran ne serait pas opposé à semer les graines d’une déflagration militaire dans la région pour soulager la pression occidentale qui commence à porter ses effets négatifs sur le régime iranien ainsi que celle qui s’exerce contre son allié syrien.

Tsahal prêt à l’action

            Les problèmes ont été mis sur la table du gouvernement israélien et du cabinet restreint qui doivent statuer sur la fin de cette guerre des missiles. Ils envisagent tous les moyens, par la même occasion, pour éradiquer l’action des groupes d’Al-Qaeda et des groupes islamiques radicaux dans le Sinaï qui prêtent main forte aux militants de Gaza.  Le ralentissement de l’activité économique du fait de la situation sécuritaire commence à les inquiéter. Un dirigeant de supermarchés confirme que l’activité est ralentie dans toute la région sud. Les écoles sont fermées et les étudiants sont privés d’enseignement. C’est une situation qui risque de dégénérer si l’opinion israélienne fait pression sur ses dirigeants.  

Cliquer sur le triangle noir pour la vidéo commentée par Maxime Pérez
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Mais il ne semble pas qu’une action d’envergure, terrestre, soit d’actualité alors que Tsahal s’y prépare depuis longtemps. L’armée a modifié sa stratégie du tout-aviation. Elle entraine ses fantassins à détruire les tunnels et les bases souterraines bétonnées inaccessibles par l’aviation. Un nouveau robot téléguidé par vidéo est capable de s’introduire dans les souterrains pour précéder les soldats chargés de détruire les bunkers bétonnés. Elle a tiré les enseignements de la guerre du Liban de 2006 et de Gaza de 2009 et elle a décidé de mener des guerres souterraines dans les nombreux tunnels de combats  érigés par le Hamas et le Hezbollah. Certains dirigeants clament ouvertement l’option de  la réoccupation de territoires si cela devenait nécessaire. Le ministre des affaires étrangères, le nationaliste Avigdor Lieberman, estime qu’il : « il n'y a aucun intérêt à intervenir à Gaza si ce n'est pas pour faire tomber le régime du Hamas et éliminer le terrorisme de ce territoire ». La menace est claire. Le ministre de la science, Daniel Herschkovtiz, s’est prononcé «pour une frappe chirurgicale sur Gaza. Il faut décapiter chaque serpent qui constitue une bombe à retardement».
Le gouvernement israélien semble hésiter car il est conscient qu’une action de grande envergure pourrait entrainer une guerre régionale mais, pour certains de ses amis, il paie le prix de sa passivité devant le danger du réarmement de Gaza où sont stockés  des milliers d’armes sophistiquées à la frontière d’Israël. Il n’ignore pas non plus le risque planifié du réchauffement de la frontière nord avec le Hezbollah, qui n’attend que les ordres de Téhéran pour lancer ses troupes ultra équipées contre Tsahal.
L’Egypte ne tient pas à ce que la situation empire et a mis tout son poids pour faire accepter un cessez-le-feu précaire par le Djihad islamique. La France s'inquiète de l'évolution de la situation puisque l'ambassadeur de France, Christophe Bigot, a demandé au Consul général de Tel-Aviv, Patrice Matton, de se rendre à Ashdod et à Ashkelon pour exprimer sa solidarité avec la population francophone nombreuse. 
Un officiel palestinien proche des négociations a déclaré que «les factions se sont engagées» à un cessez-le-feu, faisant allusion au Jihad islamique et aux Comités populaires de résistance qui furent les plus actifs dans les combats, mais ces groupes restent en attente de voir comment Israël va réagir.  « Il y a eu un arrangement » a dit le ministre de la Défense civile israélien, Matan Vilnai, à Radio Israël. « Pour le moment, on se dirige vers le calme et il semble, sauf développement contraire de dernière minute, que la période des combats est maintenant derrière nous ».
Parce que la situation est télécommandée à distance par l’Iran, nul n’est capable aujourd’hui de prédire la tournure que prendra la situation, si elle devait se dramatiser. Comme d'habitude, la pause pourrait durer quelques jours puis reprendre si l'ordre est donné depuis Téhéran.  
Comment dit-on cessez-le-feu en arabe..... Recharge!

mardi 13 mars 2012

LA VIE CONTINUE



LA VIE CONTINUE

Par Jacques BENILLOUCHE



La guerre se gagne, bien sûr, sur les champs de bataille mais la guerre psychologique reste l’arme absolue des démocraties. Les services de l’armée, chargés de la protection civile, n’ont pas désarmé durant les derniers évènements pour rassurer et expliquer. Ils ont été en permanence sur la brèche pour veiller sur la population soumise aux bombardements et pour démontrer que, malgré les risques et les missiles qui apportent avec eux la haine et les larmes, la vie continue.

L'armée applique le principe fondamental que, si les civils gardent le moral et se sentent épaulés, alors les militaires effectueront leur travail avec efficacité.

Cliquer sur le triangle noir pour voir l'action de Tsahal
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lundi 12 mars 2012

L'ALGÉRIE C'EST LA FRANCE de Marianne ARNAUD



L'ALGÉRIE C'EST LA FRANCE

Une nouvelle de Marianne ARNAUD


C'était pendant l'été 52. Ma mère, ma sœur et moi, qui vivions à Nice, avions l'habitude de passer nos vacances dans le Tyrol où mon père, qui habitait Vienne,  nous rejoignait.

      Le voyage de Nice à Zell-am-See en train, durait plus de vingt heures. Or ce jour-là quand nous nous sommes présentées au wagon-restaurant, il ne restait plus qu'une table pour deux personnes. Le maître d'hôtel me propose alors, de m'installer à une table où déjeunait déjà quelqu'un. J'étais une petite demoiselle, pétulante, très curieuse et extrêmement bavarde, donc ravie d'échapper au sempiternel tête à tête avec ma mère et ma sœur.

Et voilà qu'on me dirige vers la table où avait déjà pris place un jeune homme brun, à la peau basanée, entre vingt et vingt-cinq ans, en costume-cravate, comme il était d'usage en ce temps-là.

Visiblement il n'était pas fâché de mon intrusion. Je m'assieds donc en face de lui et la conversation s'engage tout de suite. J'apprends qu'il vient d'Algérie, qu'il fait des études de médecine en France.

   Il me pose des questions, je pérore tout à mon aise, et d'un coup, à brûle-pourpoint, il me dit : « Mademoiselle, savez-vous ce qu'est l'Algérie ? »  

-        Bien sûr que je le sais, je réponds avec assurance. L'Algérie c'est une colonie française. 
      
Alors, posant sur moi un regard pénétrant, il me dit : « Non mademoiselle, l'Algérie c'est la France ! »



Un autre talent à découvrir :

http://benillouche.blogspot.com/2011/02/un-veritable-talent-rachel-arnaud.html 

 
 

dimanche 11 mars 2012

TEHERAN REACTIVE LE FRONT DE GAZA



TEHERAN REACTIVE LE FRONT DE GAZA

Par Jacques BENILLOUCHE

Le chef d'Etat-Major Benny Gantz et le chef de la région sud Tal Russo
                  

          De manière périodique, le front de Gaza s’échauffe alors qu’une trêve est censée régner. Plus de 123 missiles Grad et Quassam ont été lancés cette semaine depuis la bande de Gaza sur le sud d’Israël faisant plusieurs blessés, dont trois ouvriers thaïlandais. Toutes les villes du sud du pays ont été touchées par des missiles Et comme d’habitude, les représailles succèdent aussitôt aux attaques, permettant à Tsahal de tester en grandeur nature l'efficacité du système antimissile Dôme de fer qui a réussi à intercepter 35 roquettes tirées sur les villes du Sud.

Cycle infernal
Comités de résistance populaire de Gaza

Les israéliens prennent la situation très au sérieux. C’est pourquoi ils ont décidé de frapper fort, au sommet, pour enrayer le cycle infernal. Douze palestiniens ont été tués par des frappes aériennes tandis que le système Dôme de fer a été enclenché pour stopper en partie les missiles qui visent les villages israéliens. Zoheir Al-Qayassi, chef des Comités de résistance populaire et commandant politique, a été ciblé à Gaza alors qu’il était recherché depuis août 2011 pour la planification de l’attentat réalisé à la frontière israélo-égyptienne qui avait fait 8 morts.  Dans sa voiture figurait aussi Mohammed Ahmad Al-Hanani qui avait été libéré à l’occasion de l’échange du soldat Guilad Shalit.  Israël faisait ainsi comprendre que les anciens prisonniers qui reprenaient du service actif resteraient dans sa ligne de mire. D'ailleurs le rapatriement du corps de Al-Hanani vers son village natal de Beit-Fourik, près de Naplouse, a été refusé par le premier ministre israélien.
Zahir Qaisi
            Mais les activistes qui ont décidé de reprendre cette offensive de missiles ne font pas partie du Hamas mais du Djihad islamique soutenu par l’Iran, confirmant ainsi la volonté de Téhéran de réactiver la frontière de Gaza pour détourner l’opinion internationale des problèmes qu’il rencontre. Les sanctions imposées par l’Union européenne trouvent une réponse dans sa capacité à générer des troubles, par alliés interposés. Le Hamas a été mis devant le fait accompli mais il s’est trouvé dans l’obligation de cautionner ces actions terroristes par les propos de son porte-parole, Ismaël Radwan : «Le peuple palestinien a le droit à la légitime défense. »
L’armée a diffusé un clip vidéo montrant le tir d’un lanceur de fusée Grad monté sur véhicules. Ces armes, en provenance de Libye, sont arrivées en novembre 2011 à Gaza. Elles étaient convoyées par cinquante mercenaires libyens qui ont renforcé les Frères musulmans. Ces armes avaient été déjà vues sur le champ de bataille libyen lors des combats contre les troupes de Kadhafi. Ces libyens ont été envoyés pour former les troupes du Djihad à Gaza. 

Risque d’extension
Dégâts des roquettes dans le sud

            Les dirigeants militaires israéliens s’attendent à une extension des attaques. Ils ont imposé à la population du sud du pays de se protéger dans les abris, après avoir interdit tous les évènements publics et les défilés de carnaval liés à la célébration de la fête de Pourim. Pour eux, le rôle de l’Iran est manifeste car le Djihad islamique est son bras armé à Gaza. Ils sont convaincus que le Hamas a été volontairement laissé à l’écart de ces décisions qui viennent directement du haut commandement iranien.
              D'ailleurs, le Hamas tente de mettre fin à cette nouvelle spirale de violence à Gaza dans laquelle il a tout à perdre. En effet il est en pleine restructuration de la ville et il craint que ces troubles n'entrainent de nouvelles destructions. Les palestiniens ont annoncé qu'une délégation du Hamas, dirigée par Mahmoud A-Zahar, est partie, ce samedi 10 mars, pour le Caire via le terminal frontalier de Rafah, afin d'évoquer avec le gouvernement égyptien l'escalade face à Israël, mais également la pénurie d'électricité à Gaza. D'autres cadres du mouvement, Mahmoud al-A'a, et Khaled Abou Sayid, l'accompagnent.
            Les services de renseignements israéliens avaient mis plusieurs fois en garde les autorités politiques sur le danger que faisait courir le Djihad islamique avec les 10.000 missiles qu’il avait reçus grâce à la contrebande des tunnels. Cette réactivation du front de Gaza poursuit cinq objectifs. 
video
 Cliquer pour voir la destruction d'un centre de stockage d'armement
Il s’agit d’abord de soulager la pression qui s’intensifie sur le régime de Bassar Al-Assad pour lui permettre de continuer à développer sa répression contre le peuple syrien. L’Iran entretient toujours sa menace militaire contre l’État juif dont la destruction est prônée par la république islamique. Donc toute action militaire entre dans le cadre de ce projet. Il veut par ailleurs envoyer un message clair au nouveau régime égyptien pour qu’il s’abstienne de reprendre le contrôle de la péninsule du Sinaï et de s’opposer à la contrebande d’armes. La reprise des tirs de missiles menace aussi toute velléité du président Mahmoud Abbas de reprendre langue avec les occidentaux et sape son projet de réunification du peuple palestinien. Enfin, l’Iran ne serait pas opposé à semer les graines d’une déflagration militaire dans la région pour soulager la pression occidentale qui commence à porter ses effets négatifs sur le régime iranien.

Discussion au sommet en Israël
Des fumées s'élèvent dans la ville de Gaza

            Les problèmes ont été mis sur la table du gouvernement israélien et du cabinet restreint qui doit statuer sur la fin de guerre des missiles. Il envisage tous les moyens pour éradiquer l’action des groupes d’Al-Qaeda et des groupes islamiques radicaux dans le Sinaï qui prêtent main forte aux militants de Gaza. Israël avait jusqu’alors rendu responsable le Hamas pour toutes les attaques en provenance de la bande. Mais il semble que cette position devra être révisée car les services de renseignements  israéliens confirment que les attaques sont planifiées et exécutées en dehors de la sphère des dirigeants du Hamas.
            Les solutions qui seront prises doivent tenir compte de trois facteurs stratégiques. L’armée israélienne est prête puisqu’elle entraine ses fantassins à détruire les tunnels et les bases souterraines bétonnées inaccessibles par l’aviation. Elle a tiré les enseignements de la guerre du Liban de 2006 et de Gaza de 2009.  Les forces de défense israéliennes ont ainsi présenté de nouvelles méthodes pour mener des guerres souterraines car de nombreux tunnels de combats ont été érigés par le Hamas et le Hezbollah. Jusqu’à présent, Tsahal évitait d’entrer dans les tunnels et les centres de commandement souterrains mais la stratégie a été modifiée. Les dirigeants militaires sont convaincus que la victoire contre les bunkers fortifiés des terroristes passe par l’envoi de troupes terrestres, contrairement aux guerres précédentes. Certains envisagent même clairement, à nouveau, la réoccupation de territoires si cela devenait nécessaire.
Le gouvernement israélien est conscient qu’une action de plus grande envergure pourrait entrainer une guerre régionale mais, pour certains observateurs, il paie le prix de sa passivité devant le danger du réarmement de Gaza où sont stockés  des milliers d’armes sophistiquées à la frontière d’Israël. Il n’ignore pas non plus le risque planifié du réchauffement de la frontière nord avec le Hezbollah, qui n’attend que les ordres de Téhéran pour lancer ses troupes ultra équipées contre Tsahal. 
La France s'inquiète de l'évolution de la situation tandis que l'ambassadeur de France Christophe Bigot a demandé au Consul général de Tel-Aviv de se rendre à Ashdod et à Ashkelon pour exprimer sa solidarité. Nul n’est capable aujourd’hui de prédire la tournure que prendra la situation, si elle devait se dramatiser.