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samedi 31 mars 2012

EGYPTE : LE COMBAT DES CHEFS par Zvi MAZEL


EGYPTE : LE COMBAT DES CHEFS

RIEN NE VA PLUS ENTRE LA JUNTE ET LES ISLAMISTES

Par Zvi MAZEL

Ancien Ambassadeur d’Israël en Egypte


C’est désormais la lutte ouverte entre la junte militaire et la confrérie. Une situation si grave qu’elle risque de remettre en cause la passation des pouvoirs aux institutions civiles prévues, pour le début de l’été, et aggraver encore la crise économique. Le recours à la force par les uns ou par les autres n’est plus exclu. Le bruit courait depuis la chute de Moubarak que l’armée et les Frères Musulmans avaient conclu une sorte de pacte ; les généraux, comprenant que les Frères allaient constituer la principale force politique et qu’ils allaient diriger l’Egypte dans les années à venir, étaient, disait-on, désireux de sauvegarder leur empire économique et d’éviter d’avoir à répondre de leur attitude durant la période Moubarak.

lundi 26 mars 2012

NON, LA FRANCE N'EST PAS UN PAYS ANTISÉMITE Par Marianne ARNAUD



NON, LA FRANCE N'EST PAS UN PAYS ANTISÉMITE

Par Marianne ARNAUD


Il n'est dans l'intérêt ni des juifs de France, ni d'Israël de laisser accroire que la France serait un pays antisémite. Loin de moi l'idée de nier qu'il n'existe pas des groupuscules néo-nazis qui sévissent ici ou là, mais force est de constater que leurs méfaits - pour ce qu'on en sait - si graves soient-ils, se limitent la plupart du temps à des tags de croix gammées sur les murs des synagogues et sur les tombes des cimetières.

Attentats contre les intérêts juifs
Attentat rue Copernic

dimanche 25 mars 2012

SINAÏ : LE ROYAUME DES BÉDOUINS Par Zvi MAZEL



SINAÏ : LE ROYAUME DES BÉDOUINS

TERRORISME, DROGUE ET CONTREBANDE

Par Zvi MAZEL
Ancien ambassadeur d’Israël en Égypte


Un territoire trois fois grand comme Israël, tour à tour montagneux et désertique et d’un accès difficile. Trois cent mille bédouins vivent là ; plus d’un quart nomadisent encore à travers ses vastes espaces. L’Égypte peine de plus en plus à y asseoir un semblant d’autorité. Si la péninsule du Sinaï fait partie du pays des Pharaons depuis l’aube de l’histoire, les tribus bédouines qui sont venues s’y installer il y a des centaines d’années ont toujours bénéficié d’une large autonomie. Elles ont leur propre système judiciaire, qui repose sur leurs coutumes ancestrales. Ce n’est que dans la seconde moitié du XIXème siècle que le gouvernement central s’intéressa de plus près à la région et tenta d’y imposer le système judiciaire du pays.

jeudi 22 mars 2012

MOHAMMED MERAH : QUESTIONS SUR UN ASSAUT



MOHAMMED MERAH : QUESTIONS SUR UN ASSAUT

Par Jacques BENILLOUCHE


Mohammed Merah

Je ne suis pas expert en stratégie militaire ou policière mais 30 heures pour arriver à un résultat si décevant, c’est totalement injustifié. Donner l'assaut au premier jour aurait été suspect d'éliminer un témoin gênant. On pourrait exprimer l’hypothèse que des ordres auraient été donnés pour faire temporiser le tueur, pour l’exaspérer afin de l’amener à la décision extrême du suicide, car il s’agit bien d’un suicide au terme d’un assaut. On aurait pu utiliser un gaz innervant et inodore, durant la nuit, au moment où l’électricité était coupée. On aurait pu injecter, comme tous les agresseurs nocturnes des camping-cars ou des pavillons, un gaz soporifique introduit par une ouïe d'aération. Mais la police a préféré le combat d’homme à homme comme s’ils voulaient offrir au tueur une fin digne d’un combattant islamiste, les armes à la main.

L’IMPLANTATION ISLAMISTE EN FRANCE



L’IMPLANTATION ISLAMISTE EN  FRANCE 

Par Jacques BENILLOUCHE
            
Les victimes de Merah

            Avec la tuerie de Toulouse, les autorités françaises donnent l’impression qu’elles découvrent subitement le terrorisme islamiste dans leur pays. Pourtant, les israéliens les avaient mis en garde depuis plusieurs années, dans le cadre d’échanges entre services de renseignements, contre l’implantation des islamistes en France. Selon eux, le port de la burqa et le problème du voile ne sont que des prétextes qui n’ont rien à voir avec la volonté des islamistes d’embraser le sol français. Les israéliens connaissent parfaitement cette mouvance, ayant pris naissance en 1962 et manipulée par la Syrie et l’Egypte, parce que le Mossad l’avait alors totalement infiltrée. 

mercredi 21 mars 2012

DRAME DE TOULOUSE COMMENT EN EST-ON ARRIVÉ LÀ? Par Pr Hagay SOBOL



DRAME DE TOULOUSE

COMMENT EN EST-ON ARRIVÉ LÀ ?

Par Pr Hagay SOBOL


       Ils s’appelaient Gavriel 4 ans, Arieh 5ans, Myriam 7 ans et Jonathan 30 ans. Ils nous ont quittés ce lundi 19 mars qui restera comme un drame imprescriptible dans nos mémoires. Aaron, un jeune homme de 17 ans, est quant à lui gravement blessé, et nos prières l’accompagnent. Ce jour là, un individu a commis un acte horrible et irréparable que rien ne peut excuser en tirant avec des armes à feu sur un groupe de personnes devant l’établissement scolaire juif de Toulouse « Ozar Hatorah ». Il a touché à ce qu’il y a de plus sacré, il a tué des enfants. Il les a privés d’avenir, et a ravi à leurs proches ce qui leur était le plus cher.

mardi 20 mars 2012

FRANCE-INTER : LA TUERIE DE TOULOUSE


FRANCE-INTER : LA TUERIE DE TOULOUSE


Bruno DEVIC revient, dans sa revue de presse du 20 mars 2012, sur l'attentat contre l'école Ozar Hatorah et cite l'article de J. BENILLOUCHE sur Slate.fr

samedi 17 mars 2012

ACCORDS D’ÉVIAN : LA GRANDE ILLUSION



ACCORDS D’ÉVIAN : LA GRANDE ILLUSION

Par Jacques BENILLOUCHE

La délégation algérienne de gauche à droite: Taïeb Boulharouf, Saad Dahlab, Mohammed Ben Yahya, Krim Belkacem, le colonel Amar Benaouda, Redha Malek, Lakhdar Ben Tobbal, M’Hammed Yazid, et Chawki Mostefaï

Le 18 mars 1962, il y a un demi-siècle, la France et le F.L.N (Front algérien de libération nationale) signaient à Évian la fin de la Guerre d’Algérie. La Suisse avait été partie prenante dans l’organisation de ce sommet en accueillant les deux délégations et en jouant les bons offices. La signature de ces accords a conduit à l’indépendance de l’Algérie, le 5 juillet 1962.

jeudi 15 mars 2012

ISRAËL : UNE BONNE ACCROCHE par Gérard AKOUN




ISRAËL : UNE BONNE ACCROCHE

Par Gérard AKOUN
Judaïques FM

Dans une ferme aquacole du Kibboutz Mashabé Sade en plein désert. L'eau est puisée à 1200 m de profondeur. Elle est salée.
Cliquer sur le triangle noir pour écouter la chronique

Le Monde du dernier week-end, en date des 11 et 12 mars a consacré trois articles, pas moins, à Israël  et ce n’était pas pour lui tresser des couronnes : le premier concernait l’actualité immédiate et titrait «bombardements meurtriers d’Israël sur la bande de Gaza» ; le second avait un titre accrocheur «Hold-up télévisuel à Ramallah» à propos de la fermeture de deux stations de télévision palestinienne ; le troisième dans les pages Géo et Politique, pour  annoncer la tenue  cette semaine du Forum  Mondial de l’Eau à Marseille,  avait un titre aussi accrocheur «En Cisjordanie, même l’eau est une arme» et démontrait, carte à l’appui, la stratégie d’appropriation de l’eau par Israël. Je comprends qu’il faille, pour l’édition du week-end, trouver des sujets qui fassent vendre, des sujets qui  passionnent et c’est le cas dés que l’on parle d’Israël et des palestiniens et que l’on dénonce Israël, mais trois articles, certes dans des rubriques différentes mais du même auteur, c’est excessif.

Pénurie d’eau


Kibboutz Revivim : l’unique oliveraie au monde irriguée à l’eau saumâtre, dans le désert du Néguev, qui couvre la moitié sud d’Israël.

France-Inter, lundi dans son émission du matin, a choisi d’illustrer la pénurie d’eau potable dans le monde par un reportage dans la vallée du Jourdain !!!! Il est vrai qu’entre 800 millions et un milliard de personnes, dans le monde, ne bénéficient d’aucune source d’eau potable, et que deux autres milliards ne disposent pas, selon les statistiques des Nations-Unies, d’une eau exempte de bactéries. Il y a certainement des problèmes dans la répartition de l’eau entre voisins israéliens et palestiniens mais la Cisjordanie n’est pas l’endroit où la population souffre, le plus, du manque d’eau potable, et où les gens meurent de maladies dues à la consommation  d’une eau polluée. La rédaction de France-Inter a dû considérer, qu’en prenant pour exemple les palestiniens, ses auditeurs seraient plus attentifs à ce problème gravissime que s’ils devaient écouter un reportage sur un lointain pays d’Afrique ou d’Asie. Je ne vais pas polémiquer sur le corps des articles, ou sur le contenu du reportage, les israéliens  sont loin d’être  irréprochables, mais ils ne sont pas toujours coupables et les palestiniens toujours innocents. Mais conforter les uns dans le rôle de victime et persister à maintenir  les autres dans celui de bourreau, ne contribuera pas à régler le conflit.
Les israéliens sont très sensibilisés à la rareté de l’eau. Ils ont, donc, exploré des pistes nouvelles qui leur permettent, par exemple, de cultiver en serre en arrosant leurs cultures, goutte à goutte, avec de l’eau saumâtre. Ils sont très en avance pour tout ce qui concerne les cultures sur des sols semi désertiques ou même désertiques. Ils font profiter de nombreux pays de leur avance technologique, leurs experts se retrouvent en Chine, en Amérique du sud, en Afrique…. il est bien dommage qu’ils ne puissent en faire bénéficier  leurs voisins immédiats. Ils avaient laissé, en évacuant Gaza, des serres en état de fonctionnement ; le Hamas s’est empressé de les détruire. Il fallait effacer  toute trace de l’occupation israélienne. C’est dire le poids du nationalisme, de la religion, le gouffre qui sépare palestiniens et israéliens.

Surenchères

Le temps ne joue pas en faveur des palestiniens, d’autant que divisés, se livrant à des surenchères, se glorifiant de victoires imaginaires, ils se retrouvent sous la tutelle des monarchies du Golfe, de l’Egypte et, pour une partie d’entre eux, sous celle de l’Iran ; et ces pays les utiliseront à leur profit. Il ne joue pas plus en faveur d’Israël, contrairement à ce que l’on pourrait penser ; ses forces armées sont toujours les plus puissantes mais, à Gaza et au Sud Liban, ses adversaires disposent d’armes de plus en plus sophistiquées, à plus grande portée et plus faciles à manier. La seule issue à cette guerre de cent ans est celle de deux états coexistant côte-à-côte dans des frontières sures et reconnues. Faudra t-il de nouvelles guerres, un embrasement général du Proche et du Moyen Orient pour que cette solution s’impose aux deux principaux belligérants que sont les israéliens et les palestiniens ?  C’est une hypothèse à ne plus écarter. 

vendredi 9 mars 2012

Journée de la femme : FEMME SOUMISE par Bely


Journée de la femme : FEMME SOUMISE

par Bely

Elevée en mon âme et conscience, sans notion de religiosité Elle a pris un autre chemin, suivit une voie beaucoup plus lisse Adepte sans débat du grand Livre  elle n’est plus à mes cotés Elle me laisse seule avec mes doutes, finis les fous rires complices Tout est devenu rigide, obligatoire, honnis soit toute irrégularité En particulier  l’interdiction de sortir le bout du  nez des coulisses.



 Cliquer sur le triangle noir pour écouter le texte de Bély
Femme soumise
Combien de batailles, combien de morts aura-t-il fallu accepter
Pour que fleurisse enfin la devise Liberté, Egalité, Fraternité,
Drapeau en berne partout où un religieux lui interdit de flotter
 Idéal-mort-né enterré avant même que d’avoir pu devenir réalité
Lieu sacré pour juif orthodoxe, mais culte figé, mais temps arrêté
Chaque « Shoule »  se vante d’être le symbole absolu de l’immobilité.

Rejetée par tout ce qui porte ici-bas pantalon et payes patentés
Exclue parce qu’obscur objet des désirs cachés  de ces excités
Jugée coupable, condamnée pour voie de fait au motif de féminité
Face à une virilité  fragile brandie sous quelque kipa désorientée
L’homme peut alors louer dieu chaque matin de sa  grande bonté
Pour ne pas l’avoir fait naître femme, tout  juste bonne à  enfanter

A ce petit jeu du qui perd gagne à souffler les vents de l’austérité
La femme paie un prix exorbitant sans même chercher à se révolter,
Exclue du  théâtre de la vie, d’une scène où seul l’homme est écouté
« Elle »,  la femme, s’automutile sciemment, qui sait pourquoi en vérité
Reste « Elle », la mère de cette moult descendance tellement convoitée
Une « Elle » qui ne peut vivre que par procuration, obéir et s’exécuter.

Chapeau brodé ou simple foulard serré sur perruque, hiver comme été
Longue jupe sans forme le plus souvent noire sur bas de laine crochetés
Chaussures plates, chemisier à manches longues sans aucun décolleté
Elle offre la vision surréaliste d’une silhouette modeste mais mal fagotée
D’une femelle qui doit dissimuler le moindre signe de sa féminitude beauté
Une femme prête à dresser un mur de séparation sans accès par sécurité,
Pour créer un recoin où sera confinée pour prier et danser  la gente persécutée
Celle qui jamais ne touchera  les ors d’une Thora réservée au principe mâle sans discuter. 


                                                                                     

jeudi 8 mars 2012

RADIO JUDAÏCA BRUXELLES : LA JOURNEE DE LA FEMME ISRAELIENNE



RADIO JUDAÏCA BRUXELLES 

LA JOURNEE DE LA FEMME ISRAELIENNE


JOURNAL DU 8 MARS 2012

Jacques BENILLOUCHE

au micro de

Jérémy AUDOUARD

Cliquer sur le triangle noir pour écouter l'émission
 

mardi 6 mars 2012

SLATE - Iran: Obama et Netanyahou ne peuvent cacher leurs profondes divergences


SLATE - Iran: Obama et Netanyahou ne peuvent cacher leurs profondes divergences
par Jacques BENILLOUCHE

En dépit des signes d'apaisement, Washington et Jérusalem restent profondément divisés sur la façon de faire face à la menace nucléaire iranienne.



Barack Obama a rencontré solennellementle Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, le 5 mars 2012 à Washington. Les deux dirigeants ont confronté directement leurs points de vue sur le programme d'armement nucléaire iranien et la façon d'y mettre un terme....

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samedi 3 mars 2012

CRISE HUMANITAIRE DE GAZA : UN CHOIX POLITIQUE



CRISE HUMANITAIRE DE GAZA : UN CHOIX POLITIQUE
Par Jacques BENILLOUCHE

                 
Gaza Photo : alresalah

          Avec la saison du froid et les pluies inhabituelles dans la région, de nombreuses photos circulent pour dénoncer que Gaza est au bord de la crise humanitaire. Il est certes difficile de rester insensible à la misère humaine et à la souffrance d’une population qui souffre. Les rues inondées, l’absence d’égouts d’évacuation conformes aux règles élémentaires, des trottoirs inexistants et des quartiers insalubres concourent à donner une vision catastrophique du destin des arabes de la bande. Gaza, cependant, n’aurait rien à envier à la ville de Naplouse que nous avons visitée il y a quelques semaines et qui semble elle-aussi volontairement à l’abandon parce que l’argent est utilisé à d’autres fins.

Coupures d’électricité


Centrale électrique Gaza

Israël est bien sûr montré du doigt et accusé de la détérioration de la situation. Or selon les dirigeants du Hamas, la centrale électrique de Gaza a été arrêtée par manque de combustible, en provenance d'Égypte, entrainant des coupures d’électricité. L'ingénieur Walid Saad Sayel, directeur général de l'usine électrique de Gaza, explique cette carence par les «dissensions politiques internes et a appelé toutes les parties concernées à ne pas utiliser le secteur énergétique dans la crise politique». L’argent ne manque pas puisque l’Union Européenne paie tous les mois 10 millions d’euros pour le coût du carburant fourni par Israël vers la centrale électrique de Gaza. Mais pour limiter la corruption, l’UE a décidé de verser cette somme directement à l’Autorité palestinienne de Ramallah qui l’utilise pour faire pression, en tardant à verser au Hamas le coût du combustible.
Pour des raisons politiques, les islamistes de Gaza ont décidé, en janvier 2011, de cesser de s’approvisionner en combustible auprès d’Israël et ont préféré l’importer depuis l’Egypte. La souffrance des civils palestiniens est donc aggravée, en cette saison froide, par la seule volonté des clans palestiniens de Gaza et de Cisjordanie. Les coupures ont également touché lourdement les commerces tandis que les produits surgelés disparaissent progressivement du marché. Aboul-Omrein, directeur de l’information au Département de l’Energie à Gaza, confirme que les discussions avec l’Egypte sur la fourniture du diesel nécessaire pour faire fonctionner la centrale n’ont donné «que des promesses non tenues» qui ont mené au black-out. Le système D permet cependant à des gazaouis d’utiliser des brûleurs à kérosène pour remplacer l’électricité, avec tous les risques que cela comporte.

Risques sanitaires


Gaza, éclairage à la bougie

Le Directeur des relations publiques, Ashraf Al-Qudra, tente de noircir la situation en mettant en garde l’occident sur les risques sanitaires dans les hôpitaux où 100 bébés en couveuses et 404 patients risquent de pâtir de l’absence d’électricité dans les équipements médicaux. Mais les hôpitaux ne sont pas seuls à se faire du souci : 200 puits, 40 pompes pour les eaux usées, quatre usines de traitement des eaux usées et 10 grandes stations d’épuration risquent de s’arrêter si la crise n’est pas résolue. 
Hôpital de gaza
Cependant, il est une constante des dirigeants du Hamas de faire pleurer dans les chaumières sur le sort des enfants et des vieillards alors qu’il s’agit d’une guerre interne entre palestiniens. Alors comme d’habitude, on accuse le blocus de Gaza imposé par Israël d’être à l’origine de tous les maux tandis que des centaines de camions traversent tous les jours les postes de contrôle entre Gaza et Israël.
Le gouvernement du Hamas pointe le manque d’argent pour justifier la baisse de 33 euros imposée aux fonctionnaires pour payer la facture électrique qui s’est accrue parce que les circuits d’approvisionnement ne sont pas normaux. La Ligue Arabe avait pourtant proposé au Hamas une connexion au réseau régional de sept pays arabes mais les factions palestiniennes ne sont pas tombées d’accord.  Mahmoud Abbas impose d’abord une véritable réconciliation entre «frères» avant de signer tout accord avec Gaza.

Budget mal utilisé


SA-24

Mais le Hamas ne manque pas d’argent. Il oriente mal son budget car il le dépense à des fins militaires, au détriment de sa population qui reste privée du minimum vital au nom du combat à préparer contre Israël. Il  a acheté auprès des libyens des dizaines de missiles russes SA-7 et SA-24 (version du Stinger américain) qu’il compte utiliser contre les avions civils. Un seul missile pourrait permettre de subvenir aux besoins de dizaines de familles pendant une année. Il a acquis d’autre part des centaines de roquettes Grad, des missiles antichars et des armes de tout calibre. 
L’acquisition de mines marines, capables de dériver, a pour but de semer le trouble en Méditerranée. L’argent est gaspillé en grande quantité pour des objectifs militaires alors que la bande de Gaza a besoin d’investissements civils pour redonner goût à la vie à une population qui vit sous le joug islamique et qui reste l’enjeu d’une querelle entre factions palestiniennes.
Alors, les photos sont certes tristes à voir, surtout celles où l’on ne montre que des femmes et des enfants dans la misère. Mais la volonté des dirigeants du Hamas de figer vers le bas une situation dramatique  a un but purement politique. Ils veulent maintenir un abcès de fixation dans la région afin de justifier les tirs quotidiens de roquettes vers le sud d’Israël. Cependant, en éclairant ainsi l’opinion occidentale, elle pourrait ne plus être dupe de la mise en scène de l’horreur à des fins politiques. 


  

vendredi 2 mars 2012

LA DIFFICILE RECHERCHE D’UN NOUVEL EQUILIBRE AU PROCHE-ORIENT Par Zvi MAZEL


LA DIFFICILE RECHERCHE D’UN NOUVEL EQUILIBRE AU PROCHE-ORIENT

Par Zvi MAZEL
Ancien ambassadeur d’Israël en Égypte

Le «Printemps arabe» si mal nommé a fait voler en éclats le fragile équilibre au Moyen-Orient qui s’était maintenu tant bien que mal pendant des décennies. Il faut s’attendre à de longues années de troubles avant qu’un nouveau système régional  ne vienne remplacer les alliances d’hier, balayées par la tempête. Compte tenu de l’ampleur des changements  intervenus, les régimes en voie de constitution sont encore incapables de prendre la mesure de leurs intérêts véritables et de se fixer des objectifs précis. Quant aux pays dont les vieux leaders ont réussi à se maintenir – comme l’Arabie Saoudite – la chute de leurs alliés de longue date les met dans un grand embarras. Une chose est sure : à court, et peut-être moyen, terme ce sont les forces islamistes qui seront à la barre et qui fixeront le cap en fonction de leurs convictions.

Conquête musulmane définitive

La communauté internationale devra apprendre à composer avec des mouvements qui, ayant conquis démocratiquement le pouvoir, seront peut-être disposés à adopter une position pragmatique mais sans renier leur hostilité à l’occident et à Israël. Yussuf Kardawi, théologien attitré et guide spirituel des Frères Musulmans, a trouvé les mots pour le dire : il a déclaré en octobre dernier, au Financial Times, que la reconquête du pouvoir par les musulmans était définitive et irréversible, et que l’occident devrait revoir sa conception de l’islam, ajoutant que le dialogue avec l’occident et avec Israël pourrait continuer à condition «qu’ils ne se conduisent pas avec arrogance».

Avec la chute de Moubarak, c’est toute la région qui a basculé. Son régime était la pierre angulaire de tout l’édifice – et le plus fidèle allié de l’Amérique. Immédiatement après la révolution, l’Égypte s’est empressée d’annoncer qu’elle n’avait plus d’ennemis et qu’elle comptait entamer le dialogue avec l’Iran et le Hamas. Elle mettait ainsi fin à son rôle de chef de file des pays arabes pragmatiques, alignés contre «l’axe du mal», et portait le premier coup à son alliance avec les États-Unis. La découverte d’une cellule terroriste iranienne au Caire a mis provisoirement un terme à cette première tentative. Une seconde est en cours à l’initiative du parlement qui vient d’être élu et où les Frères Musulmans ont la majorité.

Liberté et justice

La commission des affaires étrangères, dont le président, Issam Alarian, est le numéro deux du parti des Frères, «Liberté et Justice» a déclaré vouloir réexaminer la question des relations avec l’Iran ;  une importante délégation de ce pays est attendue au Caire dans les prochains jours. Comprenant de nombreux hommes d’affaires, la délégation viendrait discuter de près de cinq milliards de dollars d’investissements. Même si ce chiffre paraît hasardeux, il traduit la volonté de l’Iran qui a dit à plusieurs reprises être prête à renouer des relations diplomatiques avec l’Égypte. On aurait pu s’attendre à ce que l’arrivée au pouvoir au Caire d’une organisation sunnite extrémiste – la confrérie des Frères Musulmans - exacerbe la rivalité avec l’Iran, porte drapeau de l’extrémiste chiite. Il n’en est donc rien, du moins pour le moment : un intérêt islamique commun et la nécessité de trouver de nouvelles sources d’assistance pour remplacer une aide américaine problématique jouant en faveur de Téhéran.
Moubarak voyait dans le Hamas une réelle menace pour l’Égypte et s’était toujours refusé à rencontrer des membres de cette organisation. Aujourd’hui tout a changé ; le Hamas, branche des Frères Musulmans comme le dit sa charte, est maintenant le bienvenu au Caire. Ses dirigeants s’y rendent fréquemment ; ils y rencontrent les membres du Fatah ; Khaled Mechaal est reçu par le maréchal Tantawi. Il faut s’attendre à un rapprochement supplémentaire lorsque les Frères auront formé le nouveau gouvernement.

Le front syrien
Deux béquilles : Russie et Chine

Sur le front syrien, l’Iran est désormais le seul pays de la région à soutenir Bassar El-Assad et à lui fournir armes et renseignements. Deux vaisseaux de guerre iraniens ont récemment traversé le canal de Suez en route vers le port syrien de Tartous ; en chemin ils avaient fait escale à Djeddah en Arabie Saoudite – pays qui appelle ouvertement au renversement de Bassar El-Assad.  D’un autre côté, la Russie et la Chine soutiennent  toujours le dictateur syrien, renforçant ainsi la position de l’Iran. Si Assad venait à tomber – ce qui paraît tout de même probable – ce serait une lourde perte pour l’Iran, le Hezbollah et même le Hamas. C’est pourquoi l’Iran se cherche parallèlement de nouveaux alliés dans la région.
L’Arabie Saoudite, amie et alliée de longue date de Moubarak, a du mal à dissimuler son inquiétude. D’un côté la famille royale vit dans la crainte d’un soulèvement populaire ; de l’autre elle doit prendre en considération le ton de plus en plus menaçant de l’Iran vis-à-vis des États-Unis et de ses alliés du Golfe. Trouver un partenaire pour remplacer l’Égypte, dans une alliance régionale, est une entreprise difficile. Les saoudiens ont d’abord menacé de développer leur propre programme nucléaire si l’Iran ne mettait pas un terme au sien ; Téhéran ne s’est  pas donné la peine de réagir. Ils ont ensuite  tenté de former un bloc conservateur réunissant toutes les pays membres du Conseil de Coopération du Golfe ainsi que la Jordanie et le Maroc. Mais le projet a vite été abandonné, les deux derniers pays, trop pauvres, auraient constitué un fardeau pour les Émirats du Golfe. 

L’Arabie Saoudite continue à s’opposer à Téhéran par tous les moyens, demandant à la Ligue Arabe de prendre des mesures plus vigoureuses contre Assad, ostensiblement pour protéger les populations sunnites contre les alaouites mais surtout pour affaiblir l’Iran qui a besoin de son allié syrien. Mais comme au Moyen-Orient rien n’est jamais simple, la monarchie saoudienne a permis, comme il a été dit plus haut, aux deux navires de guerre iraniens de jeter l’ancre à Djeddah. Selon le ministère de la défense saoudienne, cette permission a été donnée car les navires étaient en mission d’entrainement( !) et conformément à l’amitié traditionnelle entre les peuples. Rappelons que quelques semaines plus tôt les américains avaient découvert un complot iranien visant à assassiner l’ambassadeur saoudien à Washington….

Le Qatar en piste
L'Emir du Qatar à l'Elysée

La nature a horreur du vide, c’est bien connu. Ainsi le Qatar se positionne  sans faire de bruit et décuple ses activités. Après avoir vigoureusement soutenu l’initiative française en Libye et avoir envoyé des armes aux rebelles, il continuerait à en fournir au chef du conseil militaire de Tripoli, un islamiste pur et dur, et se montre partisan des Frères Musulmans (le parti Ennahda) qui viennent de remporter les élections en Tunisie. L’influente chaine de Télévision «Al Jazzera», financée par l’Émir du Qatar a joué un rôle majeur dans les révolutions de Tunisie, puis d’Égypte et de Libye en mobilisant les foules. Aujourd’hui elle milite pour le renversement de Bassar al-Assad, encourage la principale force d’opposition qui est dirigée par les Frères  et demande une intervention de la Ligue Arabe et du Conseil de Sécurité.
Le Qatar s’efforce de prendre la place laissée libre par l’Égypte en aidant au règlement de problèmes régionaux et internationaux. L’émirat a réussi à obtenir un accord entre le gouvernement du Soudan et les rebelles du Darfour et plus récemment entre le Fatah et Hamas. La capitale, Doha, accueille de nombreux séminaires et des conférences internationales. Pourtant ce petit état du Golfe, avec  une population  qui compte trois cent mille citoyens et un million de  travailleurs immigrés  d’origine asiatique, travaillant dans des conditions proches de l’esclavage,  n’a ni une longue  et glorieuse histoire, ni une respectable tradition culturelle, encore moins une armée puissante. Si l’Émir a réussi à se hisser dans la cour des grands, c’est grâce à la chaine de télévision qu’il a créée et qu’il finance, mais aussi grâce à sa politique d’acquisition tous azimuts en occident. En France on l’accuse de vouloir «conquérir» le pays. La transformation de ce petit – mais immensément riche - émirat bédouin en acteur de premier plan sur la scène internationale doit beaucoup à l’arrivée dans les années cinquante d’un grand nombre de Frères Musulmans fuyant l’Égypte, après l’échec de leur tentative d’assassiner Nasser.  Ils ont aidé le pays à créer un système d’éducation reposant sur l’islam le plus extrémiste,  avant de jouer un rôle important dans l’équipe d’Al-Jazzera.
Le  Qatar entretient aussi d’excellentes relations avec  les États-Unis, qui n’ont pas moins de trois bases militaires sur son sol, tout en gardant le contact avec Al Qaeda dont les cassettes et autres vidéos sont régulièrement diffusés par Al Jazzera. Il est en termes corrects avec l’Iran et le commandant en chef de sa petite armée a visité Téhéran l’an dernier. On peut alors se demander si ce pays, bastion des Frères musulmans depuis plus d’un demi-siècle, est véritablement un atout pour les américains ou plutôt un genre de Cinquième colonne  favorisant l’islam le plus radical….

Puissance de la Confrérie

En tout cas la montée en puissance de la Confrérie se précise. Après leurs victoires en Égypte, en Tunisie et au Maroc, les Frères espèrent bien enregistrer des gains significatifs dans les élections qui  vont se tenir en avril en Algérie et en juin en Libye. Il est question de «ressusciter» l’union des pays du Maghreb créée en 1989 et restée sans lendemain, compte tenu des nombreux conflits opposant les états membres. Aujourd’hui, pense-t-on, l’islam pourrait être un facteur unificateur. Reste à savoir si la solidarité islamique se montrera plus forte que les intérêts économiques et nationaux des uns et des autres.
Il va falloir s’habituer à une situation nouvelle. C’en est fini du Moyen-Orient d’hier et de ses dictateurs, fini de la répartition de la région entre pays partisans de l’Iran et alliés des États-Unis. C’est une nouvelle carte qui se dessine alors que le sort de la Syrie est encore incertain. Cependant, quoi qu’il arrive, la carte sera aux couleurs de l’islam. Il ne sera pas facile de convaincre les nouveaux régimes qu’ils ont intérêt à modérer leur extrémisme s’ils veulent  continuer à recevoir les investissements, les prêts et les apports technologiques de l’Occident.