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lundi 29 août 2016

Alain Juppé face aux rumeurs d'antisionisme



ALAIN JUPPÉ FACE AUX RUMEURS D’ANTISIONISME

Par Arie AVIDOR, ancien ambassadeur d'Israël 

et Jacques BENILLOUCHE
copyright © Temps et Contretemps



De nombreuses rumeurs mal intentionnées circulent sur Alain Juppé, véhiculées par des militants nationalistes juifs cherchant à le discréditer en le qualifiant d'antisioniste, voire d'antisémite. Ces accusations mal fondées ne résistent pas aux faits. Ses actes et ses déclarations filmées attestent d’une position non ambiguë, certes trop équilibrée aux yeux de certains pour être acceptable. Ceux qui le critiquent voudraient le voir adopter une attitude exclusive de soutien à Israël, contre les Palestiniens, sans tenir compte des intérêts politiques et économiques de la France. Pourtant la position de la France a évolué favorablement depuis le général de Gaulle.



Alain Juppé et Michelle Alliot-Marie
         
          Alain Juppé a occupé deux fois le poste de ministre des affaires étrangères, du 30 mars 1993 au 18 mai 1995 dans le gouvernement Édouard Balladur puis, du 27 février 2011 jusqu’à l’élection de François Hollande en 2012, remplaçant Michèle Alliot-Marie, démissionnaire. Dès sa nomination, il avait immédiatement organisé un voyage en Israël pour s’informer des thèses des différentes parties.  Alain Juppé n’avait pas dérogé à la règle de tous les nouveaux promus à ce poste mais il n’avait cependant pas commis la même bourde que Michèle Alliot-Marie qui avait estimé devoir se rendre à Gaza contre la volonté israélienne.
Cependant Alain Juppé était venu en Israël avec un grand handicap en sa qualité de gaulliste et de chiraquien. Les Israéliens ont gardé la rancune, d’une part à l’égard du général de Gaulle dont le  ministre Couve de Murville avait décidé de détruire en quelques mois dix années d’idylle entre la France et Israël et d’autre part à l’égard de Jacques Chirac qui avait fondé sa politique sur une entente pro-arabe avec les régimes irakien et syrien. En tout état de cause et quel que soit son locataire, le Quai d’Orsay n’a jamais été perçu comme un allié potentiel d’Israël; au contraire il avait un a priori négatif.
Rencontres avec Shimon Péres et Ytzhak Rabin

Arie Avidor, ancien ambassadeur d’Israël, a gardé d’excellents souvenirs de ce ministre français. Il nous rapporte ses souvenirs inédits dans un témoignage exceptionnel, non contestable. Alain Juppé apparait alors sous un jour nouveau et inhabituel sous les mots d'Arie Avidor.
‘’Alain Juppé se rendit pour la première fois en visite en Israël en février 1986 à quelques semaines des élections législatives où il était en lice, accompagné de deux autres jeunes candidats qui allaient être élus eux aussi à cette occasion, Alain Carignon et Patrick Devedjian.  Charles Pasqua, convaincu qu'il était que la défaite de la droite à l'élection présidentielle de 1981 était due à la défection du vote juif, leur conseilla instamment d'inclure Israël dans leur campagne !
        J'étais alors référendaire pour la France à la Direction politique des Affaires étrangères et j'accompagnai une partie de la visite de ces trois jeunes candidats. Juppé s'imposa rapidement comme le plus brillant, le plus ouvert et le plus amical des trois. La visite à Yad Vashem, le périple le long des frontières du nord, les entretiens avec les responsables politiques l'avaient profondément impressionné et avaient contribué à renforcer chez lui des positions dont il ne varierait pratiquement plus à notre égard dans les décennies à venir.
Juppé à Yad Vashem

        Je ne le revis que sept ans plus tard, en novembre 1993, lorsque, ministre des Affaires étrangères du gouvernement de cohabitation d'Édouard Balladur, il revint en visite à Jérusalem. On venait juste d'annoncer officiellement la tenue de négociations jusque-là tenues secrètes sous l'égide de la Norvège avec l'OLP et la première question que Juppé posa, à la stupéfaction de l'ambassadeur Pierre Brochand et des autres membres de la délégation française, au début de son entretien avec son homologue Shimon Peres fut «êtes-vous sûr de pouvoir faire confiance à Yasser Arafat?».
La rencontre de 1993 (sur fond d'une baraque de l'ancien ministère)

    Jamais depuis juin 1967, un interlocuteur officiel français n'avait exprimé tant de préoccupation pour la sécurité d'Israël. S'ensuivit une intéressante conversation à fronts renversés avec le ministre des Affaires étrangères dans laquelle ce fut Shimon Peres qui dut justifier du bien-fondé du processus de paix avec l'OLP !
          En 2003, ce fut mon tour de me rendre chez Alain Juppé avec mon affectation comme consul général à Marseille, chargé d'une circonscription consulaire de 30 départements du sud de la France dont la Gironde et Bordeaux faisaient partie. Il me reçut souvent et chaleureusement. Plus que le maire, c'était l'homme d'État qui prenait le dessus lors de ces entretiens. Il s'intéressait à tout, aux développements de la situation politique au Moyen-Orient sur lesquels je le briefais tandis que son conseiller diplomatique détaché du Quai d'Orsay prenait note soigneusement. Des échanges commerciaux entre la région Aquitaine et Israël qu'il suivait de près, statistiques en mains. De la coopération décentralisée qu'il avait instaurée avec Ashdod, jumelée avec Bordeaux, des visites périodiques qu'il y faisait ou de celles à Bordeaux de son homologue Yehiel Lasry le maire d'Ashdod.
Avec le maire d'Ashdod Lasry (A l'extrême-droite, le banquier Jo Assaraf)

          Juppé tenait également à accueillir à la mairie et à participer personnellement à toutes les cérémonies de remise de médailles des Justes à des Bordelais. C'était toujours l'occasion pour lui d'une prise de parole émouvante et sans notes sur le thème de la Shoah. Il avait développé avec la petite communauté juive de Bordeaux des rapports quasi intimes et il était (et j'imagine qu'il l'est resté) souvent présent à des célébrations à la grande synagogue.
Avec Albert Roche, président du CRIF de Bordeaux

Ce n’était pas par intérêt politique (la communauté bordelaise n'a de nos jours ni le poids électoral ni l'influence qu'un politicien pourrait rechercher) mais au nom d'un attachement sincère et profond pour une communauté qu'il considère comme partie intégrante de l'histoire et du patrimoine de la ville, de la région et de la nation.  
Interrompues par son exil québécois en décembre 2004, nos relations reprirent à son retour et à sa réélection à la mairie de Bordeaux en octobre 2006 et jusqu'à la fin de ma mission. Des personnalités politiques françaises que j'ai pu côtoyer durant ma carrière, Alain Juppé reste celui que je considère comme le plus sincèrement attaché à Israël, à sa sécurité et à son avenir en tant qu'État, des considérations sur lesquelles il reste déterminé à ne pas transiger dans le cadre d'un éventuel accord de paix dans notre région’’.

Ce témoignage désintéressé d’Arie Avidor est original. Il montre le jugement erroné, porté sur un homme droit resté fidèle aux intérêts d’Israël, mais véhiculé par certains Juifs ou Israéliens qui ânonnent les mêmes accusations non vérifiées. En fait, on confond souvent ses sentiments personnels avec ceux du Quai d’Orsay, au long passé anti israélien. Cette confusion méritait d’être relevée car la politique étrangère reste du domaine exclusif du président qui impose sa marque sans que le ministre des affaires étrangères ait son mot à dire. On pourrait à la rigueur reprocher à Juppé de n'avoir pas pu inverser au Quai d'Orsay le sentiment trop anti-israélien datant de l'époque gaulliste.
Septembre 2011 réponse d'Alain Juppé à l'Assemblée

                La France a toujours cherché à s’insérer dans le conflit israélo-arabe mais ses tentatives ont été vouées à l’échec. Les Américains, qui considèrent le Proche-Orient comme une chasse gardée, ont d’ailleurs tout fait pour la mettre à l’écart. Elle n’a jamais pu obtenir la confiance des Israéliens qui lui reprochent de privilégier ses intérêts économiques avec les pays arabes plutôt qu’une solution équilibrée conforme aux souhaits des deux parties. D’ailleurs les relations bilatérales, optimistes du début du septennat de Nicolas Sarkozy, se sont transformées en véritable conflit entre les deux «frères jumeaux», Netanyahou et Sarkozy.  La situation ne s’est pas améliorée avec l’arrivée de François Hollande dont le regard reste fixé sur la ligne de la balance commerciale française.
Juppé-Fayyed

                Alain Juppé s’était attaché à relancer les négociations israélo-palestiniennes pour éviter l’épreuve de force de la déclaration unilatérale d’un État palestinien en septembre 2011. Lors de sa rencontre avec le premier ministre Salam Fayyed, il avait estimé que : «Le statu quo qui règne au Moyen-Orient entre Israël et les Palestiniens n’est plus tolérable. Nous sommes convaincus que si rien ne se passe entre aujourd’hui et septembre, la situation sera intenable pour tout le monde devant les Nations Unies». Il avait proposé que la France agisse en arbitre à l’occasion d’une conférence organisée à Paris : «Nous serions prêts, sur la base d’un appel du Quartet pour le Proche-Orient, à organiser à Paris une conférence qui ne se bornerait pas à réunir simplement les donateurs, mais qui pourrait être une conférence politique plus large engageant ce processus de négociation».
                Alain Juppé avait exposé sa stratégie d’une négociation qui se déroulerait en deux temps pour reporter à plus tard les questions qui fâchent. Pour obtenir l’aval des Américains à son projet, il avait repris les propositions de Barack Obama visant à établir deux États sur la base des frontières existantes avant 1967, avec rectifications mutuelles consenties. En revanche, il avait accepté de reporter à plus d’un an les négociations sur le statut de Jérusalem et sur le droit au retour des réfugiés palestiniens. Il avait présenté sa proposition à Mahmoud Abbas à Rome qui avait donné son accord pour venir à Paris sous condition préalable de l’arrêt total des constructions dans les implantations de Cisjordanie.
Ces propositions n’avaient rien de nouveau pour les Israéliens qui tiennent à ce que tous les sujets soient traités simultanément dans la négociation. Mais le mot tabou de «deux États» avait disqualifié Alain Juppé auprès des nationalistes juifs jusqu’à être voué aux gémonies. Benjamin Netanyahou campait sur sa position intransigeante en annonçant qu’il étudiait la proposition de la France pour une conférence de paix. Il refusa en revanche de discuter avec une Autorité palestinienne qui inclurait le Hamas en lutte pour la destruction d’Israël. Il n’avait pas non plus l’intention de céder au projet d’Alain Juppé car il réfute toute négociation sur la base des frontières de 1967 considérées selon lui comme «indéfendables».
Juppé soutient Israël en novembre 2014

Alain Juppé veut s’attacher à relancer le dialogue alors qu’il sait qu’il ne débouchera sur aucun résultat tangible tant qu’il est mené avec la même stratégie. L’efficacité de la discussion ne pourra être envisagée que si les adversaires s‘installent à la table des négociations sur la base d’une position innovante. L’opposition israélienne estime qu’il est temps que les deux parties se décident enfin à rédiger un mémorandum précisant des propositions concrètes sur les concessions minimums qui seront soumises à la discussion puis à référendum. En l’absence d’un document écrit, la discussion reste stérile car les conférences internationales se bornent à émettre des vœux pieux.
On pourrait se poser la question de savoir pourquoi Alain Juppé s’était engagé dans une voie qu’il savait sans issue dès le départ. Deux raisons à cela. Il voulait d’abord exister en tant que ministre en concurrence avec le premier ministre de l’époque, François Fillon. Par ailleurs, il n’a jamais perdu l’espoir d’être le recours gaulliste en 2017. Il avait donc besoin d’une stature internationale même si certains critiquaient sa prétention à vouloir battre les américains sur leur propre terrain.

Depuis plusieurs mois, Alain Juppé veut corriger son image déformée auprès des Juifs.  Le 8 septembre 2015, il avait accepté d’être l’invité du CRIF au Grand Hôtel de la rue Scribe, dans une salle comble en présence d’un millier de personnes. Il avait tenu à préciser que durant sa jeunesse les propos antisémites étaient bannis dans les Landes et que, de son passage aux Affaires étrangères, il avait été marqué par le retour à Jérusalem, dans son avion, des cercueils des victimes de Merah à Toulouse. Il réitéra l’estime qu’il portait pour les Juifs : «Je ne peux pas me résoudre à voir les synagogues sous protection militaire. Les dix mille juifs qui ont quitté la France pour Israël, si cela correspond à leur désir, je suis content pour eux mais ceux qui ont émigré parce qu’ils ne sentent plus en sécurité, c’est un échec pour la France.  Quand j’entends le mot juif, ce n’est pas dans ma tête qu’il résonne mais dans mon cœur».
Il est vrai que le seul malentendu qui résiste encore face à la vindicte de ses détracteurs juifs est son échec à atténuer la position du Quai d’Orsay, toujours peuplé en majorité de diplomates à particules, foncièrement pro-arabes. Pourtant pour lui : «la sécurité de l’État d’Israël n’est pas négociable mais je reste attaché à la création d’un État palestinien, le statu quo n’est pas la solution». C’est une réalité qui ne veut pas encore traverser l’esprit des Juifs nationalistes qui mettent sur le dos de Juppé tous les malheurs des relations franco-israéliennes. Certes Alain Juppé a un déficit d’opinions favorables en Israël mais il lui reste quelques mois pour le combler.
Il n’a jamais modifié son sentiment à l’égard d’Israël. Lors d’une réunion organisée devant un public choisi, le 29 février 2016 à l’Institut des hautes études commerciales (IHEC) à Carthage, le Maire de Bordeaux, auxquels ses détracteurs mettent en avant ses positions anti-israéliennes, a dénoncé l’instrumentalisation du conflit israélo-palestinien à des fins antisémites. Mais il n’a pas hésité en 2014 à qualifier de «répression brutale» l’opération sécuritaire israélienne contre l’organisation terroriste du Hamas à Gaza. 

Mais lorsque dans la soirée du 8 juin 2016, une fusillade était commise à Tel Aviv par deux Palestiniens originaires de Cisjordanie, causant la mort de quatre Israéliens, Alain Juppé a eu une position claire en s'exprimant sur Twitter par le message «je suis Tel-Aviv» et, dans les heures qui ont suivi, il avait affiché «son amitié pour le peuple israélien». On ne peut pas demander plus à un étranger. D’ailleurs les Palestiniens s’étaient offusqués car il n’avait jamais formulé «je suis Gaza».
Alain Juppé devra passer par l'étape des primaires, qui seront difficiles pour lui car le scrutin risque d'être faussé par des manipulations. Le parti LR est d'autre part entièrement aux mains des amis de Sarkozy qui disposent de fonds presque illimités, qui contrôlent les investitures aux élections législatives et qui pourraient ainsi freiner toute vélléité des candidats à soutenir Juppé. 

20 commentaires:

Georges KABI a dit…

En fait, le probleme n'est pas en France, mais en Israel. Les positions ambigues de Netanyahou ont precipite l'isolement d'Israel dans le monde. I n'y a pas un seul jour ou une quelconque instance internationale ou un pays adopte des proclamations anti-israeliennes.
En Israel, on se console par des renouements de liens avec des pays africains dont la plupart sont diriges par des dictateurs aussi sanguinaires que corrompus. Bref, on a les amis qu'on veut.

Elizabeth GARREAULT a dit…

De toute façon, pour certains Français en Israël, tout homme politique qui n'est pas à la droite de Bennet et Liberman est antisioniste.

Unknown a dit…

Alain Juppe est un style Chirac ilrestera ambigu et sans veritable motivation excepte son amitie pour l imam de bordeaux et sa grande mosquee construite avec.quels argent???
En france et en Europe l islamisme avance progresse grace.au quatar et.a de puissants financiers ..
Faut que les israeliens se.reveillent sur ce.qui se passe en france et en Europe... Arretez de critiquer bos gouvernements ouvrez vos oreilles sur les inepties de hollande merkel et tous les elus qui sont a la botte de n importe qui pour continuer a garder leur place
C est terrible d apprendre que led gendarmes femmes en angleterre sont.voilees.

Prenez le train pour londres
Les agents de l etat doivent etre neutres ...
Et pourtant l etat de droit cede

Au sujet de la france on a des ambassadeurs inaudibles parlant mal le francais. Pourquoi??
..
..

Unknown a dit…

Mme garreault argument faux
Au vu de ce qui se passe nombreux francais non juifs ont change d approche

Corto74 a dit…

"De nombreuses rumeurs mal intentionnées circulent sur Alain Juppé... " en Israel, je suppose parce qu en France je n ai jamais entendu la moindre rumeur d'un antisémitisme quelconque de Juppé.

Il vous plait bien Juppé, non ?

Je serais curieux de savoir , et blogspot le permet, de quels pays sont vos lecteurs

cdlt

邓大平 עמנואל דובשק Emmanuel Doubchak a dit…

Et ce n'est pas vrai ???

Tous ceux qui ne sont pas à l'extrême droite de Biberman et de Binette sont des gauchistes dangereux et des antisémites redoutables.

Jacques BENILLOUCHE a dit…

Mon cher Corto,

N’est-ce-pas vous qui avez écrit le vendredi 26 août sur votre blog : «Pourquoi je soutiens Nicolas Sarkozy». C’est votre droit et cela s’appelle la démocratie.

En ce qui concerne Arie Avidor et moi-même, nous n’avons pas appelé à voter Juppé mais nous avons voulu corriger des insinuations constantes faisant de Juppé «l’allié des islamistes». Une bonne information consiste à donner les bonnes clefs au lecteur qui reste seul maitre de son bulletin de vote.

En ce qui concerne l’origine de mon lectorat, je n’ai rien à cacher :
Pour l’année 2016 la répartition a été :
France : 65%
Israël : 21%
Canada : 5%
Belgique : 3%
Etats-Unis : 2%
Algérie
Suisse
Tunisie
Maroc
Italie.....

Merci pour votre commentaire

Gilbert SCHWARCZ a dit…

Je ne vois pas Alain Juppé , homme de la situation en France et pour cause ... Son passage aux au Quai d'Orsay d'une part avec sa politique ultra pro arabe et son implication locale avec l'imman de Bordeaux ouvertement frères musulmans lui liera les mains pour œuvrer utilement pour intégrer tous ceux qui pensent qu'ils n'ont que des droits et aucun devoirs vis à vis du pays qui les a accueilli .... Non surtout pas lui ...!!!!

Marcelo SZTRUM a dit…

Je vous remercie beaucoup Arie Avidor de nous faire connaître ce texte, évidemment important pour tout ceux qui, s'intéressant de près à Israël, sont à la fois citoyens français et auront à participer donc à la prochaine élection présidentielle. Ça me paraît important non seulement votre témoignage, mais encore le cadre historique de ce texte qui nous permet de situer au mieux, je pense, les attitudes d'Alain Juppé dans le contexte des politiques françaises à l'égard d’Israël et du monde arabe.

Or il y a, comme vous devez probablement le savoir, une forte inquiétude dans l’électorat qui pourrait choisir Juppé d’abord comme candidat LR puis comme président de la République par rapport à certaines de ses positions concernant la laïcité, la soi-disant « islamophobie » et autres « accomodements raisonnables » -- c’est une expression juridique chère au multiculturalisme québécois, comme on sait, assez contraire aux principes républicains dont il s’est servi dans un entretien important dans Le Figaro, en 2015.

Personnellement, je souhaiterais savoir si, comme il l’a fait récemment, et c’est tout à son honneur, par rapport aux Frères musulmans et notamment au sinistre prédicateur Ramadan, il a changé de point de vue.

Le fait que son opposant Sarkozy ait lui aussi des rapports pour les moins troubles concernant la laïcité ne me paraît enlever rien a ce problème, qui me paraît être un vrai problème.

Jard a dit…

Attention au critère de l'amitié en politique.
Juppé semble favorable au communautarisme. Je n'en suis pas trop sûr car je ne m'intéresse pas au personnage. Le communautarisme nourrit l'Islam radical qui hait les Juifs. Concrètement, un quinquennat de Juppé devrait aggraver la situation des Juifs de France.

andre a dit…

Je propose à l'auteur de supprimer le dernier paragraphe qui est indigne! Les Républicains sont le premier parti de France et non une officine aux mains de fraudeurs ou de voleurs. Alain Juppé a ses amis très présents dans la sphère de commandement et les votes des 6 et 13 novembre seront contrôlés et aucune fraude n'est possible. Dire que les amis de Nicolas Sarkozy disposent de fonds illimités ,c'est vouloir dire qu'ils sont capables d'acheter les votes des militants et de tous ceux qui vont venir apporter leur suffrage. C'est un peu grotesque,non ?
Après avoir tant soutenu François Hollande, les journalistes de " gauche" se sont tournés vers Juppé non pour ses vertus mais seulement pour empêcher Sarkozy de revenir.
LR , ses militants et tous ceux qui voteront à la primaire de la Droite et du Centre désigneront Alain ou Nicolas et moi personnellement je vais soutenir celui qui est le plus à même de l'emporter à la Présidentielle et de renvoyer les amateurs du PS qui ont abîmé le visage du pays.
Andre M Tribune juive

Jacques BENILLOUCHE a dit…

@ André

Contrairement à Tribune Juive qui vit de la publicité et qui est à la merci de ses annonceurs, Temps et Contretemps est un site LIBRE. Il n'accepte "aucune proposition de supprimer le dernier paragraphe".

Vous êtes soit naïf soit intoxiqué par votre parti. Vous avez oublié l'affaire Pygmalion et les millions envolés; vous avez oublié les magouilles des votes sous la houlette de Coppé qui ont été dénoncés par Fillon lui-même; vous oubliez les affaires encours auprès de la justice. Bref le dernier paragraphe est tout à fait de circoinstance.

Bentata a dit…

Cet homme est de la trampe d'un Daladier ou d'un Chamberlain.Courage,fuyons !

Daphna POZNANSKI a dit…

Merci de nous avoir permis d'accéder à des données objectives via l'excellent Arié Avidor.De tous les candidats déclarés, Alain Juppé est incontestablement celui qui a le plus la stature d'un homme d'Etat. D'où l'intérêt d'en apprendre plus sur l'homme et le politique par rapport à un certain nombres de problèmes qui nous tiennent à coeur. J'ai noté que que, comme Manuel Valls, il s'oppose à la création de "Guantanamos" en France qui seraient d'ailleurs anticonstitutionnels.

Cordialement,
Poznanski-Benhamou Daphna

Jacques BENILLOUCHE a dit…

@ André,

Je viens de découvrir un article signé de vous, dithyrambique, sur la conférence d’Alain Juppé au CRIF, le 8 septembre 2015. Vous avez changé d’avis ? À moins que ce soit la candidature à la candidature de Sarkozy ou les ordres reçus d’en haut qui vous ramènent sur le « droit chemin ». Seriez-vous une girouette ?

Nicolas, Nicolas, Nicolas !!

andre a dit…

A l'auteur

LR n'est pas l' UMP . Les choses ont changé depuis la reprise en main du parti par Sarkozy. Il y a maintenant au moins 4 présidentiables très convenables : Alain, Nicolas, François et Bruno plus NKM qui le deviendra . Les adhérents du parti et tous ceux qui viendront exprimer leur choix désigneront LE candidat après un vote démocratique et incontestable. Si les adhérents de LR sont en majorité au cours des des deux suffrages, Sarkozy l'emportera mais s'il y a 2 ou 3 millions de votants, Juppé sera désigné. Il n'y aura aucune fraude possible et contester a l'avance un résultat aléatoire est surprenant! .! Quant à Tribune juive, ses recettes de publicité sont plutôt très maigres et elles suffisent à peine à payer une secrétaire et un webmaster à temps partiel et à défrayer pour une petite part les collaborateurs et les pigistes. Nos annonceurs sont des agences de voyages, des éditeurs, des sociétés de production de films ...tout le contraire de groupes de pression, simplement des entreprises voulant se rapprocher de nos lecteurs qui sont de haut niveau ( Scp +)
Arrêtons les vieilles phrases et cessons les postures.
Bonne semaine!
Andre M Tribune juive

andre a dit…

A Jacques Benillouche

Mon article dans Tribune juive sur la conférence de Alain Juppé n'était qu'un reportage et je n'en renie pas un mot . Je suis juppeiste comme je suis sarkoziyste . Les deux candidats de mon parti partagent les mêmes idées et tous ceux qui pensent que Juppé fera une politique de gauche se trompent absolument. Il y a entre eux une différence de tempérament évidente et une vue sur les moyens de parvenir à être élu absolument personnelle.
Juppé veut rassembler vers le centre et vers la social démocratie . Sarkozy pense que la droite républicaine ne peut pas revenir au pouvoir sans aspirer une partie de l'électorat du FN .Attentats , terrorisme, Burkha, burkini ...on voit partout des musulmans qui, pour les français, ne cessent de s'affirmer au lieu de s'intégrer. 2/3 des électeurs sont d'accord sur ce point de Marine Le Pen à Manuel Valls. Et Sarkozy est plus en phase avec l'opinion que Juppé . Mais les deux sont philosémites mais feront la politique traditionnelle du Quai d' Orsay . Celui qui aura la faveur de l'opinion , je le soutiendrai .
Andre M Tribune juive

Marianne ARNAUD a dit…

@ Jacques Benillouche et André M

Voilà peut-être qui pourrait vous remettre d'accord ? Ce matin, sur I-télé, Alain Juppé, premier invité de la rentrée de l'émission Le Grand Rendez-vous, s'il a bien affirmé qu'il n'était "ni poutinophile, ni poutinophobe", s'il s'est dit satisfait du rapprochement des États-Unis et de l'Iran, n'a pas eu un mot pour Israël. Sans doute faudra-t-il attendre sa prochaine invitation à Yad Vashem ou au dîner du Crif, pour l'entendre dire qu'il est "resté fidèle aux intérêts d'Israël" .

Très cordialement.

Véronique ALLOUCHE a dit…

@jacques et andré

Ce qui vous sépare en même temps qui vous rassemble dans vos opinions respectives c'est votre grande naïveté à propos de Juppé. Marianne Arnaud a décrit le personnage en moins de temps qu'il faut pour le dire.....ce qui met fin aux élucubrations contestables de certains sur la position pro-israélienne de Juppé.
Bien cordialement
Véronique Allouche

Corto74 a dit…

Cher Jacques Benillouche,
Votre dernier paragraphe est assez surprenant et semble révéler soit un curieux parti pris soit une méconnaissance de ce que sont devenus Les Républicains.

Pour Juppé, il devra passer par cette fichue primaire, comme les autres candidats: Egalité. Je précise que les statuts du parti ( dans lesquels figurent le fonctionnement et règles de la primaire ) ont été adoptés à une écrasante majorité des membres du bureau national moins 3 ou 4 voix dont NKM. Juppé, Fillon et Le Maire les ont voté.

Tout le bureau national a été élu par les représentants des adhérents, alors si vous dites que le parti est entièrement aux mains des amis de Sarko c'est bien parce que effectivement la majorité des adhérents et de leurs représentants soutiennent Sarko et non JUppé, Coppé ou Fillon. Reconnaissez au moins à Sarko d avoir remis le parti en ordre et de marche et de fonctionnement après la catastrophique présidence de Coppé et le calamiteux duel Fillon/Coppé.

Enfin, vous écrivez que le parti ( donc Sarkozy ) contrôlent les investitures pour les législatives... comme dans tous les partis politiques en France. Après pour suivre les choses d'assez près et y avoir quelques entrées, je peux vous garantir que ces investitures ne se font pas d'autorité mais sont le fruit de longues négos et que Sarkozy, sur ce point, est plutot à la recherche de consensus et joue, à fond, depuis qu il est à la tête la carte du rassemblement " de notre famille politique ", comme il dit. Depuis un an environ, toutes les discordes n'ont jamais été de son fait.

Des fonds presqu'illimités ??? J'aimerais savoir ce qui vous permet de dire cela. La loi et la loi, les comptes vérifiables (qui plus est après l épisode Bygmalion/Copé ) et vérifiés. Les fonds dont bénéficie le parti sont tout à fait transparents. Et aux dernières nouvelles, le parti a encore une 30taine de millions d'euros de dette (une bonne part n'étant en fait que le remboursement du crédit contracté pour l'achat de l immeuble où il siège, donc pas vraiment une dette )

Et pour finir, compte tenu de ses résultats aux dernières législatives et diverses élections, le parti socialiste demeure encore le parti politique le plus riche de France, financé essentiellement, comme les autres, par des fonds publics.

cdlt,.