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vendredi 9 décembre 2016

Trop plein de candidats à gauche par Gérard AKOUN



TROP PLEIN DE CANDIDATS À GAUCHE

Par Gérard AKOUN
Judaïques FM


La semaine dernière, je vous disais que je pensais que François Hollande aurait envie de se représenter pour défendre le bilan de son quinquennat. Mais confronté à l’incapacité de pouvoir rassembler la gauche autour de sa candidature, il aurait été battu au second tour de la primaire, il a choisi le renoncement ; il a choisi de se retirer de la compétition pour laisser à une nouvelle génération de candidats issus de son camp, la lourde tâche de représenter la gauche à l’élection présidentielle.




Pendant la campagne électorale de 2012, François Hollande avait déclaré, qu’il voulait être un «Président normal» pour marquer ce qui le différenciait de Nicolas Sarkozy.  Les Français, ayant fini par se lasser d’un président vibrionnant, qui s’agitait beaucoup, sans obtenir les résultats qu’ils attendaient de lui sur le plan social et sur le plan économique, ont donné les clés de l’Elysées à François Hollande. Ils espéraient, à juste titre, obtenir de leur nouveau président, qu’il fasse toutes les réformes qu’il leur avait promises lors du fameux discours du Bourget, et surtout, qu’elles soient suivies d’effet.
En élisant, le chef de l’État au suffrage universel, les Français ont l’impression de se doter d’un monarque républicain, protecteur et disposant des pleins pouvoirs pour tenir ses engagements. Alors, malheur à celui qui faillit, «il n’y a pas loin du Capitole à la roche tarpéienne» disaient les anciens Romains ; - C’est de ce rocher qu’on jetait dans le vide les condamnés à mort - Ce n’est plus le cas, aujourd’hui, mais ils trouveront, dans les urnes, leur châtiment ! En moins d’un mois, deux présidents, dont l’un est encore en exercice, et un ancien premier ministre ont été balayés par leurs électeurs ou mis dans l’impossibilité de se présenter.

Les électeurs de droite ont déjà choisi, à l’issue de leur primaire, le candidat qui les représentera à l’élection présidentielle, ce sera François Fillon, l’ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy. À gauche, la primaire n’aura lieu que dans la deuxième quinzaine de janvier. Le parti socialiste organise la primaire de «la Belle embellie populaire». Tous les candidats ne se sont pas encore inscrits mais on compte, déjà, parmi eux Hamon, Montebourg, Valls, Lienemann, Peillon et d’autres encore. La liste ne sera close que jeudi prochain mais il semble qu’il y ait pléthore d’impétrants. Tous, heureusement, ne rempliront pas les conditions d’éligibilité. 
Mais cette primaire n’est pas exclusive. Des candidats, se réclamant de la gauche, se présenteront directement à l’élection présidentielle sans passer par la case primaire, Jean Luc Mélenchon, le candidat de la Gauche Insoumise, Sylvia Pinel, la candidate du parti radical de gauche, Yannick Jadot pour Europe écologie les Verts et bien sur Emmanuel Macron, difficile à classer, puisqu’il ne se dit ni de droite ni de gauche.
Peillon- Valls

Le dimanche 23 avril 2017, la Droite, l’Extrême Droite et la Gauche éparpillée seront en compétition, ne pourront participer au deuxième tour de scrutin que les deux candidats arrivés en tête du classement, les autres seront tous éliminés. Dans un sondage IFOP Fiducial paru avant hier, Manuel Valls avec 10% des suffrages se classait en cinquième position, derrière en ordre décroissant, Fillon, Le Pen, Macron, Mélenchon, mais devant Montebourg 6%, Hamon 4% et plus bas encore Jadot et les trotskystes.  Ce ne sont que des sondages, et nous connaissons le peu de valeur que l’on peut leur accorder alors que nous sommes à cinq mois de l’élection et que certains des candidats n’ont pas encore fait campagne.  Mais on est bien obligé de constater, que sauf, et encore, effondrement du vote Le Pen, ce qui est souhaitable bien sûr, ni le candidat du PS, quelque soit son nom, ni Mélenchon, ni Macron, ne peuvent arriver en seconde position, pour prendre part au second tour du scrutin.

L’électeur de gauche sera à nouveau contraint de choisir entre la droite et l’extrême droite parce que les différentes tendances de la gauche n’auront pas accepté de participer à une primaire commune ouverte à tous pour désigner un seul candidat ou même deux à défaut de faire mieux.  Cette défaite annoncée laissera un goût amer aux électeurs de gauche mais elle peut être, aussi, lourde de conséquences dans la mesure où beaucoup d’électeurs, certainement bien plus qu’en 2002, n’iront pas voter pour le candidat de la droite. Il ne reste que quelques semaines pour entendre raison et changer la donne.   

2 commentaires:

Véronique ALLOUCHE a dit…

Si les candidats ne faisaient pas de promesses inconsidérées durant leur campagne, alors les français sauraient, en connaissance de cause, que l'homme providentiel n'existe pas et que seul compte le courage de chacun guidé par une ligne directrice pour tous.
Pour ce qui est des électeurs s'abstenant d'aller voter pour le candidat de droite au second tour, je suis de votre avis, ils seront nombreux à ne pas aller aux urnes. A moins que les citoyens de gauche fassent preuve d'ici là d'un brin de lucidité pour éviter le chaos d'une extrême-droite au pouvoir.
Une petite remarque: à la photo d'entête manque un personnage de poids, Manuel Valls....
Bien cordialement

Marianne ARNAUD a dit…

Comme un bon petit soldat de cette gauche en déshérence, vous vous lamentez sur son sort, sans voir que c'est dans l'Europe entière que les peuples semblent décidés à se débarrasser de ces oligarchies - qu'elles soient de droite ou de gauche - qui se sont partagés le pouvoir depuis des décennies, souvent - comme en France, à l'abri de lois électorales en béton - en leur vendant la "mondialisation heureuse" qui a laminé les classes moyennes et populaires. Après Cameron, Hollande ! Après Hollande, Renzi ! A qui le tour ?