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dimanche 23 juillet 2017

Le feu à l'esplanade par Arie AVIDOR



LE FEU À L'ESPLANADE ?

Par Arie AVIDOR
Ancien Ambassadeur d'Israël

            

          La prise de décision en situation de crise a toujours été le talon d'Achille de Netanyahou. On se souvient de l'affaire du Mavi Marmara, de celle des tunnels lors de l'opération «Bordure protectrice» à Gaza ou de bien d'autres dans lesquelles, à force de vouloir se créer une stature de vainqueur triomphant, il entraîna Israël dans une situation de «perdant-perdant».



Erdan-Netanyahou

            Il en va de même avec l'installation de détecteurs de métaux à l'entrée de l'esplanade du Temple. Une décision prise à la va-vite suite à l'assassinat de deux policiers et sur la recommandation du ministre de la Sécurité intérieure, Guilad Erdan (photo), boutefeu notoire au sein de son gouvernement.
            Une décision prise par Netanyahou sans autre consultation et contre l'avis de son Conseil de sécurité national, des services de sécurité intérieurs (Shabak), du coordinateur des activités du gouvernement dans les territoires (COGAT), du renseignement militaire (AMAN) et de l'État-major de Tsahal.

            Une décision considérée dans le monde arabo-musulman comme une violation flagrante du statu-quo sur l'esplanade et qui menace d'embraser Jérusalem et les territoires ainsi que tout le Proche et Moyen-Orient.
Manifestants à Jérusalem

            Une décision qui met à mal nos relations avec la Jordanie, gardienne des mosquées à Jérusalem, avec l'Égypte et la Turquie et qui risque fort de remettre en cause le «dialogue stratégique» avec les monarchies sunnites du Golfe que Netanyahou se targue d'avoir développé.

            Une décision dans laquelle Netanyahou s'est laissé piéger lamentablement : maintenir en place les détecteurs, c'est risquer l'embrasement ; les retirer, c'est afficher une image de faiblesse face aux Palestiniens, face aux pays arabes mais aussi face à ses électeurs du Likoud adorateurs de la force !


            Et enfin, si embrasement il y a, il comportera au moins un avantage pour Netanyahou, celui de reléguer au second plan les enquêtes pénales dont il fait l'objet ...

4 commentaires:

Paul ACH a dit…



Arie Avidor exprime ses inquiétudes face à la décision du Premier Ministre concernant le maintien des "portiques détecteurs".
Une décision qui a été prise sans concertation avec les Institutions concernées, au premier chef, par la Sécurité.
Et si cette décision déclenchait une nouvelle Intifada ?

denis sabrié a dit…

Shalom à tous,
Franchement ces portiques de sécurité doivent empêcher que des armes circulent...Ils viennent pour prier Ou pour tuer..?
Et c'est encore à cause d'eux, les arabes, qu'on installe ces portiques un peu partout dans le monde, ras le bol !
Israel doit rester ferme.

Marianne ARNAUD a dit…

Installer des portiques de détection de métaux, là où précisément on a assassiné deux de ses policiers, n'est-ce pas le minimum de ce que le chef d'un état digne de ce nom ne puisse faire pour protéger sa police ?

Georges KABI a dit…

Je me demande quand ces portiques vont etre otees., aujourd'hui ou demain?
Je pencherai plutot pour demain, aujourd'hui, c'est shabbat, et si on les enleve les religieux sont capables de renverser le gouvernement pour avoir viole la saintete du Chabbat.
J'ai cru un instant que l'affaire des sous-marins allait couler Bibi. Il n'en est rien avec ou sans portiques, cet homme est immuable et seul l'age le fera partir, sans qu'il ne cede sa place a son fils. En Israel, on adore les dynasties.