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dimanche 6 mai 2018

Antisémite, Abou Mazen ? par Michèle MAZEL



ANTISÉMITE, ABOU MAZEN ?

La chronique de Michèle MAZEL
            

          La nouvelle a fait l’effet d’une bombe. Le grand homme de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas dit Abou Mazen, président de l’OLP depuis 2004, président de l’Autorité palestinienne depuis 2005 et auto-proclamé président de la Palestine depuis 2008 serait un antisémite, pire, un négationnisme ! Les grands organes de presse en Occident, après avoir lu et relu la traduction de son discours du 30 avril, effectuée par leurs meilleurs experts en langue arabe, se frottent leurs yeux.
Cliquer sur la suite pour voir la vidéo de l'intervention de Mahmoud Abbas


             Le Figaro, lui, reste prudent et se contente de dire que «les États-Unis et Israël ont accusé, ce mercredi, le président palestinien Mahmoud Abbas d'avoir tenu des propos antisémites lors d'un discours prononcé devant les centaines de délégués du Parlement de l'organisation de libération de la Palestine». Qu’aurait dit en effet le vieux leader selon ce quotidien ? Le président palestinien y suggérait que «le rôle social des Juifs (dans le secteur bancaire notamment), et non pas l'antisémitisme, était à l'origine des massacres passés». Ah qu’en termes galants ces choses-là sont dites…
Mladenov

             Il est vrai que Le Figaro s’en serait voulu de reprendre les termes exacts employés par Abou Mazen, qui lui n’a pas hésité à dire crûment que la haine des Juifs était très répandue à travers l’Europe depuis des siècles du fait de leur rôle dans la société et à leur pratique de l’usure.  Tout de même «massacres passés» est un peu réducteur, le texte original parlait bien de «l’Holocauste». Reste qu’en clair pour Mahmoud Abbas ce qui est arrivé aux Juifs était bien de leur faute. Des propos qualifiés par le coordinateur spécial de l’ONU pour le Moyen Orient Mladenov «d’inacceptables et profondément troublants » sans aller jusqu’à parler d’antisémitisme.
            L’Union Européenne lui a fait écho, déclarant que « Le discours prononcé par le président palestinien Mahmoud Abbas le 30 avril contenait des remarques inacceptables concernant les origines de la Shoah et la légitimité d’Israël ». La responsable de la diplomatie s’est toutefois bien gardée de parler d’antisémitisme ou de Juifs. Elle a d’autres préoccupations car, selon sa porte-parole, «Une telle rhétorique ne fera que jouer en faveur de ceux qui ne veulent pas d’une solution à deux États».
Couverture de la première édition de « L’autre face des relations secrètes entre le nazisme et le sionisme », publiée en 1984.

            Serait-ce là la raison de l’intérêt nouveau porté à des propos soudain jugés inacceptables ? Car la vérité oblige à reconnaître qu’Abou Mazen ne faisait que répéter le 30 avril ce qu’il a dit mainte et mainte fois. Les grands organes de presse suscitées n’avaient qu’à plonger dans leurs archives pour y trouver d’innombrables déclarations semblables de l’homme qui a consacré sa thèse d’histoire - publiée en 1984 et jamais reniée- à «La relation secrète entre le nazisme et le sionisme» où il émettait de sérieuses réserves sur le nombre des victimes de l’Holocauste.  Le 17 septembre 2015 il affirmait encore que les Juifs n’avaient pas le droit «de souiller de leurs pieds» l’esplanade du temple – pardon, le Haram es Sherif.     
Abbas Mogherini

            D’ailleurs voilà des dizaines d’années que des publications sérieuses mettent en évidence le caractère antisémite des livres de classe de l’Autorité palestinienne qui, à force de références religieuses et de citations du Coran, apprennent aux petits Palestiniens la haine et le mépris du Juif depuis leur plus tendre enfance.  Sur ce point d’ailleurs Mogherini a raison : après un tel endoctrinement, difficile d’envisager une future coexistence pacifique. Seulement les pays de l’Union Européenne qui continuent à financer ces publications, que l’UNESCO se refuse à condamner, s’en voudraient de qualifier d’antisémite celui qu’ils considèrent comme un partenaire privilégié dans la recherche de la paix au Moyen-Orient.

1 commentaire:

denis sabrié a dit…

Ce Monsieur (?) Abbas me fait penser à un vieux bouledogue arrogant, sorry pour la comparaison mais une véritable caricature et en plus, anti ceci, anti cela,la même rengaine, ridicules et dangereux ces arabes...