ARTICLES LES PLUS LUS SUR LE SITE DEPUIS JUIN 2010 - LE BEST DU BEST OFF - CLIQUER UNE IMAGE POUR LIRE OU ARRÊTER LE DEROULEMENT


ARTICLES LES PLUS LUS SUR LE SITE - Cliquer l'image pour lire ou arrêter le déroulement

 

vendredi 30 septembre 2011

KOL-ISRAEL : RETROSPECTIVE D'UNE ANNEE RICHE EN EVENEMENTS



KOL-ISRAEL : JOURNAL DU 30 septembre 2011



RETROSPECTIVE D'UNE ANNEE RICHE EN EVENEMENTS

Jacques BENILLOUCHE 

au micro de 

Annie GABAI et Maurice IFERGAN


Cliquer sur le triangle noir pour voir la vidéo

En ce jour de Rosh-Hachana, la nouvelle année juive, les mois qui viennent de s’écouler ont été riches en évènements. Israël s’est trouvé confronté à de nouveaux défis qu’il a dû surmonter avec plus ou moins de réussite.

Sur le plan diplomatique

Une déclaration inédite conditionne les négociations futures : la fin du dogme du Grand Israël. Sous la pression internationale, le  nationaliste Avigdor Lieberman, a ouvert la porte à un État palestinien. L’évolution du ministre des affaires étrangères se confirme dans l’exposé d’arguments que ne désavoueraient pas la gauche. Il se justifie en qualifiant son appartenance à la «droite rationaliste, qui estime que l’idéal sioniste n’est plus aujourd’hui accessible dans son intégralité». L’expérience l’a convaincu de choisir le pragmatisme plutôt que les rêves insensés.
Il s’est décidé à évoluer car il a été à l’origine de l'échec de la diplomatie israélienne. En effet, huit pays d'Amérique latine ont reconnu l'État de Palestine tandis que le ministre des affaires étrangères israélien est persona non grata dans 80% des pays membres de l'ONU. Il est responsable d’une diplomatie israélienne en panne.

Sur le plan intérieur

La révolution israélienne, symbolisée par l’installation de tentes dans les villes  d’Israël, a démontré que l'économie va bien mais pas la population. Dix grandes familles contrôlent les activités économiques de dix grands groupes dans une impunité totale du contrôle du marché. Les manifestations ont mis en évidence un aspect méconnu d’une économie israélienne dynamique masquant des inégalités de plus en plus grandes. La politique économique, mise en place par Benjamin Netanyahou, ministre des finances du gouvernement Sharon en 2003, a donné naissance à une génération d’oligarques née sur le modèle russe qui ont surfé sur l’ultra libéralisme à outrance.
Israël va retrouver son indépendance énergétique puisque le gisement de gaz naturel, découvert au large de Haiffa, va transformer le Moyen-Orient, et ajouter davantage de combustible à une région d'ores et déjà inflammable. Le champ gazier, baptisé Léviathan, renferme 450 milliards de m3 c’est-à-dire de quoi satisfaire la demande des États-Unis en gaz chaque année. Israël serait ainsi à l’abri de tout chantage lié à la fourniture énergétique.

La Palestine

Dans les relations avec les palestiniens, deux stratégies se sont affrontées pour avoir l'initiative. Benjamin Netanyahou et Mahmoud Abbas ont cherché, l'un comme l'autre, à avoir le plus d'atouts pour une éventuelle grande négociation. Tandis que les américains tentent de ranimer les pourparlers de paix et que Sarkozy essaie d’arbitrer le débat qui s’enlise, les deux dirigeants cherchent à se donner des marges de manœuvres.
Le récent ballet diplomatique montre que les dirigeants israéliens et palestiniens ne sont pas à la hauteur des enjeux. Netanyahou ne propose rien de concret pour débloquer le processus de paix tandis que Mahmoud Abbas s’est fourvoyé dans une démarche onusienne stérile. La déclaration unilatérale d’indépendance s’avère un pétard mouillé plutôt que l’étincelle qui mettra le feu à toute la région. Les palestiniens espéraient beaucoup d’une annonce qui, passé le moment de liesse, risque de décevoir parce que les résultats seront loin des attentes.
Les attributs d’un véritable État ne seront pas au rendez-vous. Si le drapeau et l’hymne sont acquis, l’armée, les frontières et la monnaie restent hypothétiques, à la merci en fait de décisions des israéliens. En tout état de cause, l’initiative palestinienne butera contre le véto américain car Barack Obama tient à un accord négocié.
Les dirigeants israéliens n’ont pas compris la stratégie de Mahmoud Abbas qui joue à quitte ou double en risquant de casser une économie qui n'est pas en état de supporter un conflit avec Israël. L’assise économique palestinienne est très fragile car axée sur le secteur public tenu à bout de bras par les dons internationaux, très importants au regard de la taille de la Cisjordanie. L’Autorité palestinienne risque de s’effondrer si la Palestine choisissait l’aventure.

Le programme nucléaire iranien

Israël avait prévu d’attaquer les installations nucléaires en fin 2010 mais les États-Unis l’ont empêché bien que le roi Abdallah d'Arabie saoudite ait cautionné cette frappe. Nos articles sur Slate avaient fait état des pressions qu’Israël maintenait sur Barack Obama pour le persuader de la nécessité d’une frappe préventive contre les installations nucléaires de Téhéran. WikiLeaks avait confirmé nos affirmations.
Les dirigeants israéliens, usant d’analyses fluctuantes, ont donné le sentiment de ne pas avoir de stratégie précise. Ils ont  brouillé les pistes sur leurs intentions réelles à l’égard de l’Iran. L’ancien chef du Mossad Meir Dagan avait tempéré la situation en précisant que l’Iran n’aurait pas de capacité nucléaire militaire avant 2015.
Ces atermoiements ont été justifiés par les dysfonctionnements intervenus dans les centrales nucléaires sous l’effet du virus Stuxnet. Les experts sont maintenant convaincus que ce virus avait été conçu pour s'attaquer aux centrifugeuses de Natanz utilisées pour enrichir l'uranium. Contrairement aux virus de type «familiaux», Stuxnet avait été élaboré «sur mesure» pour s’attaquer spécifiquement aux sites nucléaires iraniens. Il était chargé de saboter exclusivement les alimentations électroniques des centrifugeuses nucléaires. Le virus a ainsi agit comme une arme de destruction, nouvelle génération.
Parallèlement à cette attaque cybernétique, une guerre totale des services secrets avait été engagée entre l'Iran et Israël. Des savants iraniens ont été assassinés, retardant d'autant la réalisation du programme iranien. Le virus Stuxnet et les assassinats de scientifiques ont suffisamment retardé le programme nucléaire pour qu'Israël renonce presque officiellement à une attaque risquée et incertaine.
 
Israël et la France

Depuis 2008 les relations diplomatiques entre la France et Israël n'ont cessé de se dégrader. Le discours de Nicolas Sarkozy à la Knesset, où il prônait le partage de Jérusalem, avait été mal accepté par les dirigeants israéliens. Sarkozy et Netanyahou, les «frères» étaient devenus ennemis. Les israéliens accusaient le Quai d’Orsay d’avoir entretenu cette haine.
En dépit d'une «normalisation» récente, les relations entre la diplomatie française et Israël ont toujours été extrêmement conflictuelles. Le retour d'Alain Juppé, gaulliste et chiraquien pur et dur, n'a pas été interprété comme une bonne nouvelle mais plutôt comme une marque d’un retour au passé pro-arabe du Quai d’Orsay. Les choses n’ont pas bougé dans ce domaine.

Les révolutions arabes

Les israéliens n’ont pas apprécié que Washington lâche Moubarak car ils craignaient une prise du pouvoir en Égypte par les Frères Musulmans. La position de l'administration américaine a toujours été ambigüe vis-à-vis d'Hosni Moubarak. Les américains, qui savaient qu’il représentait la stabilité dans la région et le seul allié d’Israël, ont hésité pourtant à l’appuyer ouvertement. La nouvelle donne en Égypte scellait le syndrome de l'encerclement d’Israël. Si le nouveau pouvoir égyptien revenait sur la paix signée avec Israël, l'État hébreu risque de se retrouver dans la même situation que lors de la guerre des Six-Jours en 1967, et la guerre de Kippour en 1973.
Les américains restent confiants car ils misent sur l’armée. Les militaires pouvaient assurer la relève des régimes dictatoriaux en étant le rempart contre l’arrivée des extrémistes au pouvoir. En effet l’armée est dans les pays arabes la seule structure organisée dont les dirigeants sont issus d’une élite forgée au contact des écoles militaires étrangères.
Mais depuis des mois, des combattants liés à Al-Qaeda ont profité de la révolution égyptienne pour faire du Sinaï un sanctuaire et une base d'attaques contre Israël. L'armée égyptienne tente de reprendre le contrôle de la péninsule mais sa tâche s'annonce difficile. Israël avait constaté l’installation de forces terroristes liées à Al-Qaeda, au Hamas et aux Frères Musulmans mais s’est abstenu d’intervenir au Sinaï. Cependant le risque de guerre pourrait venir de cette zone perturbée.

Turquie

            La victoire décisive d'Erdogan sur son armée est totale. Après l'arrestation de dizaines de généraux pour complot et la démission des principaux chefs de l'armée turque, le pouvoir civil aux mains de l'islamiste Tayyip Erdogan prend définitivement le pas sur le pouvoir militaire. La vague de démissions à la tête de l'armée turque marque un bouleversement des équilibres politiques dans le pays.
Mais Erdogan, qui visait à prendre le leadership du monde arabe, a compris que son projet était contrecarré par le roi Abdallah d’Arabie et que son rêve s’était dissipé lors de son dernier voyage en Égypte où les Frères musulmans lui ont signifié une fin de non recevoir.
Contrairement aux prévisions les plus pessimistes, Israël et la Turquie sont condamnés à s'entendre. Entre la Turquie, qui estime son honneur bafoué, et Israël qui a pour principe intangible de ne jamais s'excuser quand sa sécurité est en jeu, l'impasse semble totale. Mais quand la raison finira par reprendre le dessus, les deux pays ne pourront que s'entendre. 

Iran

Pour Israël, la menace iranienne se rapproche. Téhéran a profité du flottement du pouvoir égyptien et de l'affaiblissement américain pour envoyer des navires de guerre en méditerranée. Deux navires de guerre iraniens ont franchi le canal de Suez et pénétré en Méditerranée pour la première fois depuis 1979 pour établir une base navale à Lattaquié en Syrie, entièrement équipée et contrôlée par les Gardiens de la révolution iraniens.
En alimentant en missiles la bande de Gaza et le Hezbollah, en soutenant à bout de bras le régime d’Al-Assad en Syrie, l'Iran cherche à mettre le feu au Proche-Orient pour avoir le temps de se doter d'un arsenal d'armes nucléaires.

Syrie

La Syrie restait une exception bien que le régime se montrait aux abois. En dépit de l'aide de l'Iran et du Hezbollah libanais, le régime syrien n’est pas parvenu à enrayer la soif de liberté de son peuple.
Bassar el-Assad semble jouer son va-tout. La répression se poursuit en Syrie. L’offensive militaire pour noyer dans le sang la révolte s’effectue dans  l'indifférence du monde occidental alors que la Syrie frise la guerre civile puisque la révolte se transforme en conflit armé entre communautés.

jeudi 29 septembre 2011

SLATE - Iran: le crépuscule d'Ahmadinejad




SLATE - Iran: le crépuscule d'Ahmadinejad

par Jacques BENILLOUCHE

Dans la guerre pour le pouvoir à Téhéran entre l'ayatollah Khamenei et le président Ahmadinejad, ce dernier semble avoir perdu. Cela laisse peut-être augurer d'une stratégie moins belliqueuse de la République islamique.


Les observateurs se posent depuis des mois la question de savoir quel peut être l'impact des révolutions arabes sur la République islamique Iran. Après le trucage de l'élection présidentielle de juin 2009, la population iranienne avait en quelque sorte donné l'exemple en descendant dans les rues pour réclamer le départ de  Mahmoud Ahmadinejad. La répression avait été féroce.....

Lire la suite en cliquant sur le lien :

http://www.slate.fr/story/44313/iran-ahmadinejad-crepuscule


mardi 27 septembre 2011

ISLAMISME, DEMOCRATIE ET HAINE : vidéo révélatrice




ISLAMISME, DEMOCRATIE ET HAINE

Une vidéo révélatrice

Par Jacques BENILLOUCHE


Guy Sauvage vient de me transmettre une vidéo qu’il a tournée, le 16 septembre 2011, à l’heure de la prière, à Paris. En visionnant ces images, la question est posée de savoir si la démocratie peut s’accorder avec la haine. Les communautés vivant en France ont certes le droit à la liberté cultuelle mais dans le respect d’autrui et surtout des autres religions. Cette notion est rejetée parce qu’il n’y a plus de logique dans le comportement d’une minorité qui veut imposer ses règles et ses lois.


Appel au meurtre

Je suis révolté car je ne peux contenir ma colère alors que d’ordinaire, par déformation journalistique, les faits glissent sur mon esprit tanné et ma résignation. Les appels au meurtre : «égorgez les juifs» sont lancés en toute liberté face aux caméras et dans une impunité totale. Les tenants de la République laissent bafouer ses principes fondateurs sans réagir. Les islamistes occupent le terrain et la rue en sachant que l’opinion publique restera inerte. Le silence et la passivité des autorités sont troublants car elles refusent de s’attaquer à tout ce qui touche à l’islamisme de crainte de représailles, de troubles et d’attentats. Elles s’achètent, en fait, une neutralité au prix d’un renoncement aux valeurs essentielles qui ont toujours régi les fondements d’un occident attaché aux Droits de l’Homme.
Les immigrés arrivés au siècle dernier, les arméniens, les italiens, les espagnols, les portugais, les juifs de l’Est et d’Afrique du nord s’étaient fait un point d’honneur de se fondre dans le moule de la nation en respectant la République qui les protégeait tandis que leur rêve le plus fou, au risque de tomber dans l’assimilation totale, a toujours été de s’intégrer au milieu national en épousant la culture, les traditions et les règles républicaines du pays qui les hébergeait sans pour autant brader leur religion et leurs racines.

Anachronisme

Aujourd’hui les immigrés semblent vouloir imposer leur conception d’une vie anachronique faite d’abaissement de la nature humaine. La cause essentielle n’est pas liée à la nature même des peuples mais à la religion qui les enserre dans un carcan réducteur. L’islam n’est pas un récit parsemé de légendes comme la Bible mais la propre parole d’Allah, rapportée par l’archange Djibril à Mahomet. Or la parole divine ne peut pas être contestée par les humains et c’est pourquoi le Coran reste figé dans des dogmes anachroniques, sans subir ni modification et ni évolution.
Alors que la Torah est axée sur le spirituel et sur la prééminence de l’homme, l’islam impose des rites pour que les actes de la vie quotidienne soient orchestrés de manière immuable avec une volonté d’annihiler le raisonnement humain. Les adeptes doivent alors obéissance totale à ceux qui sont censés gérer la religion dans une contradiction totale avec l’essence même de la démocratie.
Alexis de Tocqueville, le théoricien de la démocratie occidentale, défendait la liberté individuelle et l'égalité politique. Le danger majeur pour la société démocratique se trouve  dans le renoncement à la liberté qui est prôné par les partisans de l’islamisme. L’égalité exigée par la démocratie est une notion qui est combattue par la Charia puisqu’elle insiste sur l’inégalité entre les humains. La notion d’esclave est d’ailleurs justifiée dans le Coran : « Abolir l’esclavage relevait quasiment de l’inconcevable. Interdire ce que Dieu permet est un crime presque aussi grand que de permettre ce qu’Il interdit ».

Carcan réducteur

Alors, les islamistes vivant en Europe ont tendance à s’enfermer pour ne pas être contaminés par les sociétés occidentales et pour éviter la porosité entre les populations. L’histoire moderne prouve qu’aucun pays musulman n’est entré ou n’est resté longtemps dans la démocratie puisque toutes les tentatives ont été vouées à l’échec. Venus au pouvoir grâce aux bienfaits d’élections libres, les islamistes ont tôt fait d’éliminer ceux qui pouvaient leur porter ombrage. Ces péripéties prouvent, s’il en était besoin, qu’il n’y a qu’un seul islamisme et que ceux qui croient à l’existence d’un islamisme « light », dit modéré, se trompent grossièrement. L’expérience démontre que l’accès des islamistes au pouvoir se concrétise par une perte de démocratie puisque, selon leurs dogmes religieux, ils confisquent les libertés au détriment de l’intérêt pour leur peuple.
            Les citoyens musulmans n’ont pas le droit de prendre leur avenir en main car ils dépendent de la volonté d’Allah qui impose ses directives à la Oumma, la communauté des croyants, réglant ainsi leur avenir et imposant une emprise de la religion sur tous les aspects de la société au point d’en faire une doctrine totalitaire. C’est pourquoi, les pays arabes ne pourront se réconcilier avec la démocratie que si l’islam est séparé de l’État puisque la Charia récuse à l’homme le droit de légiférer et que seule la loi de Dieu prime sur toutes les lois profanes. 
La vision des images de cette vidéo de Guy Sauvage démontre que les islamistes cherchent en fait à briser toute velléité de sortir du carcan totalitaire utilisant la théocratie pour s’opposer à la démocratie. Alors, pour motiver des peuples brisés sous le joug de la domination des barbus, ils se servent du joujou du Djihad, la guerre sainte contre Israël, dans une sorte de défouloir qui permet de détourner leur attention sur les réalités modernes de la société. Donc la vie devient un combat permanent pour soumettre les populations qui refusent l’islam. Pendant que les militants s’entrainent pour le Djihad, ils n’ont plus le temps de s’intéresser à leur sort et de répondre aux sollicitations du monde moderne trop attaché à défendre les droits de l’Homme.
Si les républicains et les démocrates français ne s’éveillent pas à la réalité, ils finiront pas être submergés par ceux qui cherchent en fait à leur imposer leur loi et leur manière de vivre en toute impunité.
   

mercredi 21 septembre 2011

SLATE : Palestine: scénarios pour l'après 23 septembre




SLATE : Palestine: scénarios pour l'après 23 septembre

par Jacques BENILLOUCHE
Passé l'effet d'annonce, les attributs d'un véritable Etat ne seront pas au rendez-vous et le risque d'embrasement de la région est bien réel.
Un garçon palestinien durant une manifestation contre le mur de séparation près de Tulkarem
La déclaration unilatérale d’indépendance des Palestiniens prévue le 23 septembre peut aussi bien être un pétard mouillé que l’étincelle qui mettra le feu à toute la région. Les Palestiniens mettent beaucoup d'espoir dans l'effet d'annonce d'une déclaration qui passé le moment de liesse risque de décevoir et dont les résultats pourraient bien ne pas être à la mesure des attentes. Les attributs d’un véritable Etat ne seront pas au rendez-vous. Si le drapeau et l’hymne sont acquis, l’armée, les frontières et la monnaie restent hypothétiques, à la merci en fait de décisions des Israéliens.....


Lire la suite en cliquant sur le lien :


http://www.slate.fr/story/43941/palestine-etat-scenarios-ONU-23-septembre



dimanche 18 septembre 2011

Israël, Egypte, Turquie : sables mouvants




Israël, Egypte, Turquie : sables mouvants

par Zvi MAZEL
Ancien ambassadeur d'Israël en Egypte
Fellow of JCPA (Jerusalem Center for Public Affairs)

Israël plus que jamais isolée au Moyen Orient clament les commentateurs avisés, oubliant un peu vite que ce n’est pas vraiment nouveau. En 1948 les pays arabes ont dépêché leurs armées  pour tenter de détruire l’Etat d’Israël naissant. Cet échec a été suivi par d’autres tentatives qui ont connu le même sort. Les pays arabes se sont alors inclinés à regret devant le fait accompli sans pour autant l’accepter. La paix signée avec l’Egypte puis avec la Jordanie n’a jamais été qu’un accord entre gouvernements, pas avec les peuples. La presse arabe a continué à se déchainer contre l’Etat juif, trouvant un terrain fertile auprès de populations auxquelles on apprend, depuis le berceau, que les juifs sont les ennemis de l’islam et seront détruits lors du Jugement Dernier. Privés du soutien populaire, les accords de paix ne reposent donc que sur des intérêts politiques et économiques susceptibles d’évoluer.

L’évolution de la Turquie

La Turquie a été le premier pays musulman à reconnaître Israël en 1949. Atatürk était mort depuis dix ans à peine et le pays s’était engagé sur la voie de la modernité laïque.  Les relations entre les deux pays ont connu des hauts et des bas – déjà en 1980 Ankara avait rétrogradé les représentations au niveau de Second Secrétaire, comme aujourd’hui. Ensuite la situation s’est rétablie. A la veille de la crise actuelle, les échanges commerciaux dépassaient quatre milliards et demi de dollars par an, un demi million d’israéliens partaient passer leurs vacances en Turquie chaque année et Israël fournissait à l’armée turque des armements sophistiqués et de la haute technologie. 
En d’autres temps, l’affaire du Mavi Marmara, qui n’aurait pas dû occuper la première place, aurait pu être réglée entre les deux pays. Mais voila : à la tête du pays se trouve aujourd’hui un dirigeant islamique qui ne cache pas sa volonté de voir la Turquie retrouver son empire d’antan – et qui a le plein soutien de son ministre des Affaires étrangères, auteur d’un ouvrage où il proclama que la Turquie s’apprêtait à reprendre  la place qui lui revient  et à imposer  son hégémonie à travers tout le Moyen Orient.
C’est dans les élections de 2002, qui ont porté au pouvoir Erdogan et son parti islamiste – bien connu pour son hostilité pour les juifs - qu’il faut chercher la genèse de la crise actuelle. Erdogan a démantelé les uns après les autres les remparts établis par Atatürk, père de la Turquie moderne, pour garantir la laïcité dans son pays.  Le plus puissant de ces remparts était l’armée. Profitant du soutien inattendu de l’Union Européenne, pour laquelle  les pouvoirs spéciaux dont disposait l’armée étaient incompatibles avec la démocratie,  Erdogan a sapé ces pouvoirs tout en nommant  des hommes qui lui étaient acquis et en jetant en prison sans procès 400 officiers supérieurs qu’il accusa de comploter contre le régime. Lorsque le chef d’état major, suivi par les chefs de toutes les branches de l’armée, démissionna pour protester, cette démission fut acceptée instantanément et les hommes d’Erdogan nommés à leur place. 
L’armée ainsi neutralisée, ce fut la fin de la coopération avec Israël. Erdogan s’attaqua ensuite à la magistrature, changeant ou amendant les lois et annulant les mesures si soigneusement élaborées par Atatürk. Le caractère islamique de la Turquie se renforça progressivement. La révolution laïque qui avait transformé le pays et lui avait donné force et stabilité fit place à un retour à l’islam tandis que l’hostilité à Israël se développait.

Alliance avec la Syrie et l’Iran

Erdogan chercha alors à forger une alliance stratégique avec la Syrie et avec l’Iran. Le  soulèvement en Syrie, et l’appui accordé à Bassar Al-Assad par l’Iran, associés à la crise ouverte entre Téhéran et l’Occident, ont montré la futilité de ces alliances. Changeant de cap, la Turquie accéda à la demande de l’OTAN – dont elle est membre -  et permit l’installation sur son sol d’installations chargées de suivre de près les missiles iraniens qui ont la capacité d’atteindre l’Europe – et Israël.
La Turquie n’avait plus d’allié dans la région mais continua à se positionner en grande puissance.  Erdogan décupla sa rhétorique contre Israël tout en soutenant les palestiniens afin de se poser en leader du monde arabe et de tenter de former des alliances aléatoires avec  des  pays en crise  en proie à des dissensions internes.  Il vient de se rendre en Egypte,  pour chercher à établir une alliance stratégique avec sa grande rivale du temps de Moubarak.  Applaudi par la foule pour ses prises de positions contre Israël, il réussit à conclure quelques contrats commerciaux mais le Conseil Militaire suprême qui gouverne le pays refusa de s’engager. L’Egypte a assez à faire avec ses propres problèmes et ne tient pas à déclencher une crise avec les Etats Unis. Pire encore, les Frères Musulmans, alliés de longue date du leader turc, n’ont pas apprécié  sa proposition de  faire de l’Egypte une démocratie laïque et suggérèrent poliment au visiteur de se mêler de ses propres affaires.

Isolement des turcs

Résumons. L’alliance avec l’Iran n’est plus ; Turquie et Syrie ont massé des troupes de part et d’autre de leur frontière commune. La minorité kurde en Turquie se montre plus que jamais déterminée à gagner son indépendance par la force. Les relations avec l’Arménie et avec la Grèce sont plus tendues que jamais. L’ultimatum de la Turquie interdisant à Chypre de chercher des gisements de gaz naturel dans ses eaux territoriales au prétexte que cela porterait atteinte à la partie nord de l’ile (illégalement occupée par la Turquie) a déclenché une crise ouverte. Parallèlement le Liban a dû, sous la menace, déférer la ratification du traité conclu avec Chypre pour délimiter leurs frontières maritimes. Les Etats Unis, mais aussi la Russie s’inquiètent de ces manifestations belliqueuses ; selon un porte-parole russe cité par un site internet, deux sous-marins à propulsion nucléaire auraient été dépêchés en Méditerranée orientale  pour permettre à Chypre de procéder à la recherche de gisements de pétrole et de gaz dans ses eaux territoriales.
Tel est le pays qui évoque l’isolement d’Israël. Il faut dire encore que la Turquie est 40 fois plus grande, qu’elle a dix fois plus d’habitants et une armée puissante, mais aucune frontière commune avec Israël, un pays qui ne la menace d’aucune façon et qui ne demande qu’à reprendre les bonnes relations du passé pour le plus grand bien des deux peuples. Il n’existe aucun véritable contentieux entre les deux pays – hormis la rhétorique et l’extrémisme religieux. La raison pourra-t-elle triompher de la passion ?
Toute autre est  la situation concernant L’Egypte.  Egypte et Israël ont signé un traité de paix garanti par les Etats Unis ; une longue frontière terrestre les sépare. Aujourd’hui le pays  des Pharaons traverse une période d’instabilité qui s’annonce longue. Il va falloir des mois ou plutôt des années pour que de nouvelles institutions démocratiques soient mises en place, les extrémistes musulmans ont le vent en poupe et pourraient faire partie du futur gouvernement.  Le risque de confrontations violentes entre les diverses forces du pays est plus que jamais présent, d’autant que les masses populaires se sentent frustrées du manque de progrès. L’Egypte importe plus de cinquante pour cent de son blé et doit faire appel à ses réserves pour subventionner les produits de base. Le tourisme est au plus bas, les investisseurs restent dans l’expectative. Près de la moitié  de la population – qui compte 83 millions – doit se contenter de moins de deux euros par jour pour survivre.  L’Egypte sera peut-être contrainte d’avoir recours à l’aide extérieure pour survivre.

Montée de l’extrémisme religieux

Durant près de 32 ans, la paix avec Israël et le calme le long de la frontière ont accordé à l’Egypte la stabilité dont elle avait besoin ainsi qu’une aide américaine considérable.  Le pays n’a aucune raison de changer cet état de choses et a suffisamment de problèmes à résoudre au plan intérieur ;  il n’a rien à gagner dans une confrontation que son armée ne souhaite pas. Malheureusement la montée de l’extrémisme religieux et les années d’incitation ont fait leur œuvre et beaucoup d’égyptiens sont aujourd’hui hostiles à Israël.  N’oublions pas non plus que l’Etat juif  est un bouc émissaire tout trouvé pour expliquer l’échec des dirigeants militaires qui n’ont pu réaliser aucun des objectifs de la révolution. Là encore, la raison l’emportera-t-elle contre la passion ?
Turquie, Egypte – Jordanie peut-être –  trois brûlots pour Israël alors que la question palestinienne arrive à l’ONU.  Pourtant il faut bien reconnaître que ce n’est pas Israël qui porte la responsabilité de la crise, reconnaître aussi que les intérêts de base de la région sur le plan politique, stratégique et économique n’ont pas changé.  Espérons donc que le calme reviendra après la tempête pour le plus grand bien non seulement d’Israël, mais de toute la région.





dimanche 11 septembre 2011

LA PROSTITUEE DE JERICHO




LA PROSTITUEE DE JERICHO

Michèle MAZEL
Editions ELKANA



Michèle Mazel a écrit un véritable thriller qui, dans le cadre d’une histoire d’amour, permet de restituer les évènements de l’intifada palestinienne. Tous les ingrédients figurent dans ce roman d’espionnage : le suspense, les retournements de situation, l’action, la mort et l’amour. Le conflit palestinien reste la toile de fond du récit où le héros Michel Guirgis, « le séduisant médecin libanais » exploite la naïveté  de l’idéaliste étrangère Fiona Farquart qui cherche à combattre « la maladie, l’analphabétisme, et les occupants maudits ».
L’auteur profite de son récit pour faire des digressions vers quelques épisodes bibliques, que certains découvriront avec plaisir, pour démontrer qu’à travers les siècles, l’Histoire du peuple juif est vivante en Israël et qu’elle reste encore aujourd’hui une référence pour le pays. Les lecteurs ont droit aussi à une visite touristique de la région avec guide confirmé. 
Usant d’un vocabulaire riche, l’écriture est simple et alerte pour laisser au récit sa vivacité et pour maintenir en permanence le suspense. Michèle Mazel a utilisé la technique des poupées russes où une histoire s’ouvre progressivement sur une autre dans le cadre d’un puzzle qui se construit progressivement. Elle aborde des sujets graves et sensibles sous couvert du roman pour capter l’attention du lecteur. Il n’est pas facile en effet de traiter du conflit israélo-palestinien sans être taxé de parti-pris, de militantisme ou de naïveté. Mais la mayonnaise prend vite et chacun aura le loisir de retrouver à sa guise soit le côté historique et politique, soit la trame romanesque. 
 
Le roman est lourd par son contenu mais léger par la façon dont les thèmes sont traités. Il ne se veut pas une thèse politique qui rebute souvent, mais un roman d’espionnage intelligent qui détend et instruit à la fois. Le lecteur apprendra sur l’intifada et les mouvements palestiniens beaucoup plus qu’il n’a lu dans les journaux de manière rébarbative. On sent par ailleurs que l’auteur a soigné sa documentation et détient des sources originales.
Tour à tour politique, historique, romantique ou dramatique, le récit s’insère dans le quotidien normal d’un couple mixte avec ses moments de passion, d’amour et de haine. Il évolue dans le monde mystérieux du KGB, de la CIA,  du Mossad et du Shabak ; une excellente manière pédagogique et ludique pour aborder les choses sérieuses. 
Le suspense est bien entretenu. Vous ne lâcherez pas le livre avant la dernière page pour connaitre son dénouement. Les tréteaux du théâtre de la vie humaine ont été montés et grâce à l’imagination débordante de Michèle Mazel, on passe un agréable moment de littérature. Les francophones d’Israël seront fiers que l’une de leur représentante soit capable  de prouver à l’Organisation de la Francophonie, qui refuse de se prononcer sur une anomalie qui met Israël au ban de la culture française, que de nombreuses publications dans la langue de Molière naissent en Israël au fil des amours des israéliens avec le texte et les mots. Une bonne leçon à ceux qui ignorent la vivacité de la langue française dans « ce petit pays de merde »


Le livre est disponible dans toutes les bonnes librairies en Israël et en France 

Vice Versa 1 Ben Shattah, JERUSALEM

le Foyer place Masaryk, TEL-AVIV

En France a la FNAC (commande internet possible....

mercredi 7 septembre 2011

Valérie HOFFENBERG : LA SANCTION




Valérie HOFFENBERG : LA SANCTION

Par Jacques BENILLOUCHE



Un article avait été publié, en mars 2011, sur Slate.fr intitule : « Entre le Quai d'Orsay et Israël, la haine ». Les questions étaient posées : en dépit d'une «normalisation» récente, les relations entre la diplomatie française et Israël ont toujours été extrêmement conflictuelles. Le retour d'Alain Juppé au Quai d'Orsay va-t-il marquer un retour au passé?

Bastion inexpugnable

Il semble bien que le Quai d’Orsay reste fidèle à son indépendance et jaloux de ses prérogatives qui avaient fait dire à Claude Goasguen, lors de notre interview : «En vérité la politique étrangère en France est réservée à une poignée d’individus sans contrôle. Le président de la République, un petit peu le ministre des Affaires étrangères qui n’a pas grand pouvoir et le Quai d’Orsay. L’Assemblée nationale ne connaît rien de la politique étrangère de la France. En tant que député, j’apprends tout par la presse, comme vous. Nous sommes le seul pays à avoir un homme et un seul à l’Elysée, avec le secrétaire général du Quai qui décide de tout et qui est par nature en dehors de toute responsabilité politique.»
La brutalité de la décision annoncée, sans diplomatie, par le porte-parole du Quai d’Orsay est éloquente en la matière. «Mme Valérie Hoffenberg n'exerce plus les fonctions de représentante spéciale de la France pour la dimension économique, culturelle, commerciale, éducative et environnementale du processus de paix au Proche-Orient. Elle n'a pas qualité pour s'exprimer sur ce sujet. Elle a d'ailleurs précisé qu'elle le faisait à titre personnel», a déclaré Bernard Valero, porte-parole du Quai d'Orsay. 
Paradoxalement Mme Hoffenberg avait été nommée à ce poste par le président Nicolas Sarkozy en août 2009 et son limogeage n’a pas été décidé ni annoncé par l’Elysée. Il est vrai qu’elle avait pris des risques, se sachant protégée en haut lieu, en s’attaquant au bastion du Quai d’Orsay. Elle avait pris l’initiative de demander au président de la République de ne pas voter la reconnaissance de l'Etat palestinien en septembre ce qui n'avait pas plu aux fonctionnaires du Quai, et encore moins à Alain Juppé.

Le rêve israélo-palestinien

Valérie Hoffenberg avait reçu du président de la république un poste taillé sur mesure et dont le long intitulé permettait de noyer sa mission dans un verbiage politique. Nicolas Sarkozy visait en fait un électorat qui l’avait appuyé en masse en 2007 mais qui l’a progressivement abandonné parce que les relations avec Israël s’étaient distendues . Il avait en effet prôné, lors de son dernier voyage, le partage de Jérusalem ce qui reste inacceptable par les nationalistes. Par ailleurs, en aidant au développement économique de la Palestine, Nicolas Sarkozy voulait réintroduire la France au sein du processus de paix en appliquant la formule de son ami Netanyahou qui voulait la «paix par l’économie». Le renvoi de la représentante spéciale met fin au rêve du développement du dialogue entre israéliens et palestiniens sous l’égide de la France.
Le président français l’avait ensuite imposée comme candidate UMP aux législatives de 2012 dans la circonscription des français de l’étranger comprenant, entre autres pays, Israël, la Turquie, Italie et la Grèce. En supprimant onze circonscriptions de France, en majorité tenues par la gauche, et en créant des circonscriptions pour les français de l’étranger, Nicolas Sarkozy voulait s’assurer des postes de députés dont les électeurs avaient massivement voté pour lui lors des élections de 2007.
Valérie Hoffenberg se sentait en porte-à-faux entre sa fonction «pro-palestinienne» et son désir de représenter les français d’Israël à l’Assemblée Nationale. Elle a donc manifesté plus de sens critique à l’égard des déclarations françaises lorsqu’elles égratignaient les prises de position du gouvernement israélien. Elle était par ailleurs au centre d’une guerre à fleuret moucheté entre les conseillers de l’Elysée et ceux du Quai, qui sous la conduite d’Alain Juppé, tenaient à démontrer leur indépendance vis-à-vis du président de la République. Le greffon n’avait pas pris et Valérie Hoffenberg paie les conséquences de sa proximité avec Nicolas Sarkozy. Alain Juppé n’avait jamais accepté la présence à ses côtés d’une représentante considérée à ses yeux pro-israélienne.

Greffe mal vécue

Elle était consciente de la tâche ardue qui l’attendait puisqu’elle s’en était expliquée lors de son interview : «Quand j’ai accepté la proposition de Nicolas Sarkozy, je savais que cela ne serait pas facile. C’est vrai que c’est plus simple de parler à des juifs convaincus que d’agir de l’intérieur. S’il n’y a personne au sein du Quai d’Orsay, alors on ne changera pas l’image que l’on a d’Israël. Veut-on qu’il n’y ait que la rue arabe au Quai ? Moi j’ai décidé d’arrêter de me plaindre et d’agir de l’intérieur pour faire bouger les choses. Je mentirais si je disais que je peux changer tout, mais être à l’intérieur est déjà une victoire pour ceux qui aiment Israël.» Cette déclaration sur la «rue arabe» et sur sa volonté de peser de l’intérieur avait été jugée sincère mais maladroite par ses collègues.
Son discours irritait plusieurs dirigeants français, à la fois de gauche comme de droite. En exigeant des rectificatifs à des déclarations du Quai d’Orsay et en prenant la parole à la tribune du Conseil de Paris pour défendre ouvertement les positions d’Israël, elle s’est attiré les foudres des socialistes qui ont attribué sa position à ses prétentions électorales. Elle avait réagi en rappelant que ses propos en faveur d’Israël au sein du Conseil de Paris étaient bien antérieurs à sa candidature aux élections des français de l’Étranger.
Nicolas Sarkozy n’est plus en odeur de sainteté auprès des israéliens, et des français  d’Israël en particulier. Tous les candidats à cette élection législative se sont par ailleurs démarqués du président et refusent même son soutien à l’instar de la très sarkoziste UPJF (Union des Patrons Juifs de France) dont le candidat, Edward Amiach, a très officiellement attaqué le président de la République : «Nous sommes déçus  des positions qu’a prises Sarkozy ou son ministère des affaires étrangères. Je crois que Nicolas Sarkozy s’est fait déposséder de la politique au Proche Orient, par des conseillers ou des fonctionnaires du ministère des affaires étrangères.»
Valérie Hoffenberg paie ainsi sa volonté de mettre en avant son attachement à l’Etat d’Israël plutôt que de cautionner les décisions gaulliennes du Quai d’Orsay. Cette «mise à la porte» risque de la fragiliser au moment où ses adversaires grignotent du terrain et de faire perdre à l’UMP un siège qui lui était pratiquement acquis.  Par cette décision qu'il a certainement cautionnée, Alain Juppé a définitivement imprégné son ministère de son sceau jugé anti-israélien. Pour lui, il s’agissait de prouver son indépendance et ses distances vis-à-vis d’un pouvoir qui s’affaiblit. Nous avions ainsi la réponse à notre question posée en mars.
Il est étonnant que Nicolas Sarkozy ait paradoxalement scié la branche sur laquelle il se posait. Bien sûr il n'y a pas de vote juif mais il existe en France un électorat pro-israélien  qui pourrait être lassé des prises de position qui collent à celles des fonctionnaires à particule du Quai d'Orsay, profondément pro-arabes et parfois antisémites. 
Valérie Hoffenberg reprend ainsi sa liberté de parole et de ton et, à la façon dont elle s'est exprimé à la première conférence internationale pour la coopération régionale organisée par le vice-ministre Sylvain Shalom, on comprend qu'elle va afficher ouvertement son attachement  à Israël avec moins de discrétion. Ses adversaires pourront difficilement la qualifier de pro-palestinienne et d'irréductible soutien d'un président qui ne semble plus axer sa stratégie sur l'amitié avec Israël. 
La sanction qui est tombée pourrait en fait lui être plus favorable qu'il n'y parait.Valérie Hoffenberg se décharge du boulet de la Palestine et pourrait rebondir en perdant l'obligation de ménager son ministère de tutelle qui a toujours été considéré comme un opposant aux israéliens. Elle pourrait éliminer son adversaire à droite et ancien soutien de Nicolas Sarkozy, Philippe Karsenty, qui semble fuir le débat en Israël.

lundi 5 septembre 2011

SLATE : L'Iran met le feu au Proche-Orient



SLATE : L'Iran met le feu au Proche-Orient

par Jacques BENILLOUCHE

En alimentant en missiles la bande de Gaza et le Hezbollah, en soutenant à bout de bras le régime de Bachar el-Assad en Syrie, l'Iran met le feu au Proche-Orient pour avoir le temps de se doter d'un arsenal d'armes nucléaires.
Pipeline de gaz en feu au Sinaï
Pendant que les regards sont tournés vers les champs de bataille de Libye et de Syrie, l’Iran poursuit tranquillement son programme nucléaire et sa politique d’ingérence dans les affaires de la région. Téhéran manipule et fournit en missiles les islamistes de Gaza et se trouve manifestement derrière les attaques planifiées depuis Gaza et exécutées en territoire égyptien, au Sinaï, où les terroristes affichent leur présence ouvertement. Le Djihad islamique a été mandaté pour agir en son nom en procédant à des tirs de missiles contre Israël tandis que le Hamas, «trop prudent», est même mis à l’écart en étant privé de contacts à haut niveau avec les autorités de Damas et de Téhéran.....
Lire la suite sur le site de Slate :



http://www.slate.fr/story/43125/iran-feu-proche-orient-gaza-liban-syrie

samedi 3 septembre 2011

SIX MOIS APRES LA REVOLUTION EGYPTIENNE



SIX MOIS APRES LA REVOLUTION EGYPTIENNE

Nouvelles tensions entre l’Egypte et Israël

par Zvi MAZEL
Ancien ambassadeur d'Israël en Egypte
Fellow of JCPA (Jerusalem Center for Public Affairs)


William Cohen US Secretary of Defense, Lt. Col Mark Aemstrong (C), etle Maréchal Mohamed TANTAWI
Cela fait six mois que Hosni Moubarak est tombé de son piédestal et pourtant on a la triste impression que le seul point d’accord reliant les diverses forces en présence qui se battent pour le contrôle du pays, c’est la haine d’Israël. Qui se souvient encore de ces jeunes courageux descendus dans la rue, le 25 janvier, pour réclamer le changement et demander de meilleures conditions ?

La parole aux Frères Musulmans

Aujourd’hui la parole est aux Frères Musulmans et aux partis laïcs ultranationalistes. On l’a bien vu lors de l’attaque terroriste contre des civils israéliens sur la route d’Eilat ; au cours de la riposte israélienne, cinq soldats égyptiens ont été tués. Une frénésie de haine s’empara du pays ; des foules enragées réclamaient à grands cris la rupture de la paix avec Israël et le renvoi de l’ambassadeur israélien. Il faut dire que les dirigeants égyptiens s’étaient bien gardés de dire que les terroristes, profitant de l’état d’anarchie qui régnait dans la péninsule du Sinaï, étaient venus du côté égyptien de la frontière. Même les jeunes des mouvements du 25 janvier ont joint leur voix à celle des islamistes et des ultranationalistes pour demander la rupture des relations.
On oublie trop souvent que la haine d’Israël et des juifs est inculquée aux jeunes égyptiens – comme à l’ensemble des jeunes musulmans – dès leur plus jeune âge. Que dit l’enseignement coranique ? Que l’islam, dernière des religions révélées, est également la suprême ; que les juifs -  et à moindre degré les chrétiens - furent les ennemis du Prophète Mohammed, qu’ils ont trahi et combattu ; qu’à ce titre ils sont les ennemis de l’islam ; qu’il ne faut pas s’en faire des amis et que le Jugement dernier les punira. Ce message est amplifié par les prêches du vendredi dans les mosquées, dans de nombreux ouvrages et à travers les médias.

L’enseignement islamique

Sous l’ère Moubarak aucun effort n’a été fait pour changer cette situation, bien au contraire : l’enseignement islamique a été favorisé ainsi que la haine, contre les juifs et contre Israël, canalisée pour détourner l’attention des masses des graves problèmes sociaux et économiques du pays. Pendant des années le régime a su, quand laisser gronder la manifestation et quand y mettre un terme, sans prendre garde au fait qu’il faisait le jeu des Frères Musulmans ; ces derniers bénéficiant des progrès de l’enseignement islamique alors même que le gouvernement les combattait et se présentait au monde comme un rempart contre le radicalisme islamique.  Il semblerait toutefois que le régime ait fini par prendre conscience du danger : quelques semaines avant le déclenchement de la révolution, le ministère de l’éducation avait mis en chantier la révision des livres d’enseignement religieux jugée nécessaire pour mettre un frein à l’extrémisme et à l’intolérance dans la société. Cette révision est maintenant en suspens et il est douteux qu’elle soit appliquée compte tenu de l’ambiance actuelle. L’incitation à la haine contre Israël et contre les juifs ne s’arrêtera pas de sitôt.
Cela étant dit, la vague de manifestations et de déclarations  contre Israël trahit aussi l’intense frustration des masses égyptiennes.  Moubarak est tombé mais six mois après la révolution son régime est loin d’être démantelé et ne le sera peut-être jamais. Voila trente ans que ses partisans ont leur mainmise dans tous les domaines.  Le peuple a l’impression aujourd’hui  que les gigantesques manifestations, qui devaient amener le changement, n’ont pas abouti à grand-chose.

L’armée gouverne

L’armée gouverne le pays ; or les généraux sont les anciens amis du président déchu ; ils agissent à contrecœur et uniquement sous la pression de la foule. Les postes clé dans les ministères et dans les provinces sont toujours aux mains des membres du parti jadis au pouvoir – officiellement dissous. Les forces de sécurité tant haïes ont été dissoutes – mais les membres des nouvelles formations en sont majoritairement issus. Les tribunaux militaires continuent à juger des civils ; selon un rapport d’Amnesty International, plus de  dix mille personnes y ont comparu pour « avoir pris part à des manifestations interdites » ou « avoir critiqué le Conseil Suprême de l’Armée  ».
La police, l’une des cibles des manifestants lors du déclenchement de la révolution, n’a toujours pas repris son rôle et l’anarchie règne dans la rue, forçant commerçants et résidents à s’organiser pour défendre leurs biens.  En arrière plan, les forces islamistes et ultranationalistes sont engagées dans un combat sans merci pour le contrôle de l’Egypte de demain.
Pendant ce temps, la situation économique, guère brillante il y a six mois, continue à se dégrader. Le tourisme est au plus bas, les importations et exportations sont en baisse, des grèves sauvages se déclenchent constamment ; on assiste à une fuite massive de capitaux tandis que les investissements se font rares. La situation est explosive.  Mohammed el Baradei, ancien directeur de l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique et l’un des favoris de la course à la présidence, a exprimé ses craintes dans une interview la semaine dernière au quotidien « Al Shuruk » ; l’Egypte a-t-il dit, se trouve au sommet d’un volcan.  Nul ne sait quand se tiendront les élections au parlement ; de nouvelles controverses sont apparues concernant les modalités de l’élection, qui reposent en grande partie sur l’ancienne constitution, laquelle a été reconfirmée lors du référendum du 19 mai avec quelques amendements mineurs portant justement sur l’élection présidentielle.

Un nouveau président

De toute façon, lorsqu’un parlement sera élu, sa première tâche sera de rédiger une nouvelle constitution, laquelle sera soumise à ratification par référendum. Ce n’est qu’ensuite que pourra se tenir l’élection d’un président.  Tout cela prendra du temps ; il ne faut pas s’attendre à voir un nouveau président avant 2013. D’ici là tout peut arriver.
Dans ces conditions blâmer Israël pour la mort des soldats égyptiens a été une divine surprise, unissant les foules et leur faisant oublier tout le reste. D’où l’adulation portée à ce héros douteux qui a réussi à arracher le drapeau israélien du toit de l’ambassade – en dépit des dizaines de policiers et soldats égyptiens gardant l’établissement. La grande Egypte est tombée bien bas.
Il y a tout de même quelques éclaircies dans ce sombre tableau. On attendait un million de manifestants appelés le  vendredi 26 aout  à se diriger à la sortie des mosquées vers  l’ambassade pour demander la révision du traité de paix, l’expulsion de l’ambassadeur et l’arrêt de la vente du gaz égyptien au voisin israélien.  Selon la presse égyptienne, il n’y eut que quelques centaines pour effectuer «  un acte symbolique de protestation ».  Il semblerait que les principales forces politiques soient arrivées, à regret, à la conclusion que mobiliser les masses contre Israël – un pays qui n’avait pas été mentionné au moment de la révolution – ne valait pas la peine. Elles ont d’autres objectifs bien plus urgents. Autre point à signaler, quelques personnalités  ont pris la parole pour conseiller de résoudre la crise par le dialogue et se contenter d’une enquête conjointe sur les événements ayant abouti à la mort des cinq soldats.

Consensus

Compte tenu de l’extrême volatilité de la situation en Egypte, il y aura malheureusement d’autres points de friction avec Israël. Pourtant les deux côtés ne sont que trop conscients  du fait que personne n’a intérêt à remettre en cause les relations entre les deux pays. Les gouvernements continuent à se parler ; il  existe aussi une discrète coordination entre les armées en ce qui concerne la péninsule du Sinaï et le combat contre le terrorisme.  Le traité de paix entre les deux pays limite le nombre de troupes que l’Egypte peut maintenir dans cette région.
Pourtant, lorsque le gouvernement central a enfin compris qu’il était sur le point de perdre tout contrôle sur la péninsule, Israël a immédiatement donné son accord à l’envoi de troupes supplémentaires pour combattre les formations islamiques extrémistes qui avaient profité du relâchement du pouvoir pour se renforcer et qui menaçaient de faire du Sinaï une base d’attaque contre l’Egypte et contre Israël. L’article 4 du traité de paix stipule que les dispositions sécuritaires concernant le Sinaï pourront être révisées d’un commun accord à la demande de l’une des parties. 
Pour le moment, l’accord sur l’augmentation des troupes semble provisoire et ne porte que sur la période nécessaire à la reprise en main par l’Egypte de la situation. La question qui se pose évidemment est de savoir si Israël donnerait son accord à un changement qui serait permanent et, éventuellement, accepterait de voir des troupes égyptiennes stationnées à proximité de la frontière entre les deux pays. Le problème n’est pas simple. En Israël, il y a des politiques pour penser qu’une telle concession permettrait de dissiper l’hostilité égyptienne dans cette période si tendue. D’autres au contraire considèrent que, du fait justement de cette hostilité, ce serait le comble de l’imprudence. La question reste théorique pour l’instant. Il faut espérer que les autorités compétentes en Israël suivent de très près les événements et ne prendront éventuellement une décision qu’après avoir soigneusement pesé le pour et le contre.

jeudi 1 septembre 2011

Journal de campagne : GIL TAIEB DANS UNE BASE DE GALILEE



ELECTIONS 2012
JOURNAL   DES  CAMPAGNES

La campagne électorale des candidats commence à peine. Après avoir publié trois interviews, nous avons décidé de rapporter régulièrement les étapes les plus significatives de leurs déplacements auprès des électeurs à la fois pour cerner les personnages et pour cibler concrètement le programme qu’ils comptent appliquer s’ils étaient élus. 


GIL TAIEB DANS UNE BASE DE GALILEE

Par Jacques BENILLOUCHE
                 

           Un autobus avait été mis à la disposition des soutiens de Gil TAIEB dont certains étaient venus directement de Paris pour se mêler aux israéliens et pour soutenir celui qu’ils espèrent voir en tête des élections. Il avait tenu à notre présence même passive, uniquement pour témoigner de faits concrets. Les organisateurs avaient invité plus de vingt couples curieux et enthousiastes. Certains devaient assister pour la première fois à cette sorte de campagne électorale bon enfant mais pourtant sérieuse puisqu’il s’agissait de se rendre dans une base militaire en Galilée supérieure pour offrir aux soldats un sépher Torah.

Retour à la spiritualité

            Le colonel de la base avait bien fait les choses puisque, en l’honneur de Gil TAIEB, il avait fait venir la chorale militaire au grand complet avec son orchestre de musiciens vêtus de l’uniforme de Tsahal. Même si l’on est réfractaire à la religion, il était difficile de ne pas être touché par ces jeunes en tenue de combat, portant kippa, et dansant pour conjurer le sort qui mettait en danger leur vie pour la sécurité de leur pays. Les hommes ont souvent besoin de ce retour à la spiritualité quand ils n’ont plus de remèdes temporels.  
Gil se sentait dans son élément puisqu’il semblait connaitre les officiers et les subalternes qui l’apostrophaient avec beaucoup de respect malgré leurs galons et leurs états de service. Il avait vécu, avec certains d’entre eux, quelques heures dramatiques au moment de la guerre du Liban de 2006 au cours de laquelle il avait tenu à apporter le message de soutien des juifs français. Les dernières lettres du sépher Torah étaient complétées par les différents invités qui apposaient ainsi, sur le parchemin sacré, la marque indélébile de leur identité juive pour les générations à venir.
            Je lui avais transmis les critiques de ceux qui le considèrent comme un candidat communautaire. Il avait rétorqué que pour lui, les juifs de France et d’Israël constituaient un tout, une même entité, un même peuple, une même communauté et qu’il acceptait d’être taxé de communautarisme si ce concept englobait Israël dans sa totalité. Servir la communauté française et Israël est pour lui un tout indissociable.

L’hôtel de la vie

            Contrairement à la communauté anglo-saxonne qui est très solidaire et très généreuse lorsqu’il faut aider l’Etat juif, les français ne sont pas réputés pour mettre souvent la main à la poche lorsqu’il faut aider des populations en difficulté sociale ou financière. A voir les différents noms, aux frontons des universités et des hôpitaux, on ne peut que déplorer que les millionnaires français n’aient pas cru devoir immortaliser le nom de leur famille par un don généreux. Cette critique avait touché Gil TAIEB qui a tenu à prouver que les français n’avaient à rougir d’aucun complexe.  En 1993, il avait réussi à sensibiliser quelques amis donateurs français pour acheter un hôtel en difficulté, à Kiryat Chemona, pour la somme de 12 millions de dollars au seul profit des jeunes militaires grâce à l'association ABSI.
            Cette sorte d’auberge de jeunesse de luxe permet à des centaines de jeunes recrues, usés par les exercices, à prendre un repos mérité, nourris et logés gratuitement en redevenant civils pendant quelques jours, entre deux opérations, entre deux exercices, entre deux combats, entre deux luttes contre la Dame de l’Aube qui, avec son baiser mortel, vient toujours faucher à la fleur de l’âge des soldats qui défendent leur patrie. 

Le bruit et la vie

            Il ne s’agit pas de prendre position pour un candidat car nous tenons à notre neutralité dans cette lutte fratricide. Mais en vivant une journée et une nuit avec ces jeunes soldats, des bambins presque, il n’est pas possible de rester insensible à ceux qui personnifient l’avenir du pays et de notre sécurité. A voir ces gamines blondes d’origine russe ou ces visages brûlés, traduction littérale du mot éthiopien, venir nous rejoindre au breakfast avec le fusil mitrailleur en bandoulière qui racle le sol tant il est trop grand pour elles, on a un certain regret pour nos cheveux blancs et pour notre indifférence de les savoir au front, à la frontière libanaise ou syrienne, alors que nous débattons de sujets stériles et complètement déplacés. Nous leurs avons pardonné de nous avoir fait passer un sommeil agité tandis qu’ils réveillonnaient pour la nuit, pour ne pas perdre une minute de vie et une minute de bonheur loin de leur base.
            L’objectif de Gil TAIEB, ne soyons pas naïfs, était bien sûr de nous mettre en face de réalisations concrètes, qui lui ont pris du temps, de la patience et de la sueur. Il n’aime pas les mots parce qu’il reste modeste et qu’il ne cherche pas à épater. Il a laissé cette tâche à ses amis de l’autobus qui ont vanté ses qualités à sa place. Il veut prouver que les 250.000 dollars qu’il collecte tous les ans, pour permettre le fonctionnement de ce centre de militaires, sont bien utilisés et que pour lui c’est la preuve qu’il peut être au service de son peuple en France aussi bien qu’en Israël. Il sait que certains l’accusent de ne pas faire de la haute politique mais il préfère être terre à terre et croire à sa candidature parce que les faits parlent pour lui. Il espère que les électeurs songeront à lui lorsqu’ils seront face à leur bulletin de vote.