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samedi 2 septembre 2017

Les « Arabes » de MACRON



LES « ARABES » DE MACRON

Par Jacques BENILLOUCHE
Copyright © Temps et Contretemps

            
Macron et ses conseillers

          Cet article n’a pas pour but de pointer «l’infiltration» arabe dans l’environnement politique du président Macron mais de prouver au contraire, par les faits, l’intégration réussie d’une majorité de Musulmans en France que l’on peut difficilement comparer aux islamistes radicaux. Cela va certes donner de l’eau au moulin de ceux qui estiment que l’on fait la part belle à certains maghrébins dont on met en doute la loyauté vis-à-vis de la France et qui sont considérés comme des infiltrés dont le rôle est d’islamiser à terme la France pour y installer la charia.
            Des mails d'officines douteuses circulent dans les réseaux sociaux, dénonçant les députés «arabes» et mettant en garde les Français contre «le déferlement de l’islam en France». Sans minimiser le danger des islamistes radicaux, qui ne sont que quelques milliers en France, plusieurs millions d’autres jouent la carte de l’intégration, certes pas celle de l’assimilation.



Djihadistes à l'entrainement


            Cet article est un constat des faits, sans aucun jugement de valeur, pour tenter d’éviter que, lorsqu’on entend le mot «musulman», on sorte les poncifs générateurs de peur. Il s’agit de prouver que les djihadistes vivent dans un autre monde qui nous est inconnu, un monde de violence et de terreur, mais il existe aussi des Musulmans, issus de l’immigration, parfaitement intégrés. Bref, des «Arabes» peuvent donner une autre image de la diversité, plus pacifique, non voilée et respectant les lois de la République.

Les proches du pouvoir
 

Ismaël EMELIEN, né le 9 mars 1987 à Grenoble et diplômé de Sciences Po, a participé au lancement de l'organisation En marche, et fut le conseiller communication et affaires stratégiques d'Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle de 2017. Il a été nommé, le 14 mai 2017, conseiller spécial du président au palais de l'Élysée, poste précédemment occupé par Jacques Attali auprès de François Mitterrand ou par Henri Guaino auprès de Nicolas Sarkozy. Il y a un doute sur son origine musulmane qui ne s'appuie que sur son prénom.

Ahlem GHARBI, âgée de 40 ans, est conseillère technique Afrique du Nord et Moyen-Orient à l’Élysée. Franco-Tunisienne, elle a eu un parcours universitaire classique : hypokhâgne, khâgne, licence d’histoire à l’université Marc-Bloch (Strasbourg), licence d’arabe à la Sorbonne. Elle avait intégré le ministère des Affaires étrangères et s’était spécialisée dans le monde arabo-musulman. En 2001, elle a soutenu un DEA à Sciences-Po sous la direction de l’islamologue Gilles Kepel. En 2009, elle a occupé le poste de deuxième secrétaire à l’ambassade de France en Égypte, où elle resta cinq ans. En 2011, Hosni Moubarak est renversé, la place Al-Tahrir devient le symbole de la révolution. Chargée de la politique intérieure et des droits de l’homme, Gharbi suit les événements de près, rencontre des militants des partis de gauche et des défenseurs des droits de l’homme. La diplomate s’engage. En juin 2012, une vidéo la montre sur un balcon surplombant la place Al-Tahrir, envahie par des dizaines de milliers d’opposants au régime. Face à la caméra, elle s’extasie devant cet «extraordinaire raz de marée. Regardez cette foule, nous vivons un moment exaltant. Il faut venir place Al-Tahrir pour comprendre ça. On se sent dans l’Histoire !» En 2013, elle fut nommée conseillère à la représentation permanente de la France aux Nations unies, à New York pour s’occuper des affaires humanitaires. Deux ans plus tard, elle a rejoint le groupe pétrolier Total en tant que directrice déléguée pour les affaires internationales, plus spécialement chargée de l’Afrique et du Moyen-Orient.

Mounir MAHDJOUBI, né le 1er mars 1984 à Paris, au sein d’une famille ouvrière du Maroc. Ses parents, originaires d’Afourar, avaient émigré dans les années 1970. Son père était peintre en bâtiment et sa mère femme de ménage. En 2009, il obtient un master en finance et stratégie à l'Institut d'études politiques de Paris. Éclectique, il a ensuite obtenu un CAP cuisine en juin 2015. Le 10 février 2016, il fut nommé, par le président François Hollande, président du Conseil national du numérique, dont il démissionna en janvier 2017 pour s’occuper du numérique dans l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron. Le 17 mai 2017, il est nommé secrétaire d’État chargé du numérique dans le gouvernement Édouard Philippe puis élu, le 18 juin, député de la seizième circonscription de Paris pour La République en Marche.


Mohamed HAMROUNI a été nommé en juin 2017 Chef adjoint du cabinet du premier ministre. De 2013 à 2016, il obtient le diplômé master 2 en Droit international des affaires, du commerce et droit fiscal à IEJ (Institut d'Études Judiciaires) de l’Université Descartes, et le CAPA (Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat). Responsable en 2016 de la coordination et de l’organisation du scrutin de la primaire pour la campagne d'Alain Juppé, il fut nommé en 2017, chargé de mission dans la campagne de François Fillon pour l'élection présidentielle.


Les députés issus de l’immigration musulmane
            
          En plus de ceux qui occupent des postes ministériels ou des postes de conseillers, ils sont 15 députés d'origine maghrébine à avoir été élus sous l’étiquette «En Marche» aux élections législatives de juin, ce qui ne préfigure pas pour autant une Assemblée nationale plus «colorée». 15 sur 577 ! Ils sont en majorité des diplômés de l’enseignement supérieur ou entrepreneurs pour nombre d’entre eux. Au cours du quinquennat Hollande, seuls deux députés maghrébins ont siégé à l’Assemblée, Razzye Hamadi et Malek Boutih, tandis que deux maghrébines socialistes, Myriam El Khomri et Najat Vallaud Belkacem, figuraient au gouvernement. Mais sous Macron, les ambitions se sont mieux et librement exprimées.


Anissa KHEDHER  (Rhône), d’origine tunisienne, est née le 1er avril 1980 à Vénissieux et installée à Bron depuis 1992. D’abord infirmière au groupement hospitalier Lyon Est,  elle a suivi une formation de cadre de santé. De 2008 à 2014, elle fut conseillère municipale déléguée à la santé, sans être membre d’un parti.  Elle a rejoint En Marche en décembre 2016 et c’est Annie Guillemot qui proposa son nom à Gérard Collomb, comme candidate aux élections législatives de 2017. Elle est membre de la commission de la Défense nationale et des Forces armées. En août 2017, elle a été nommée membre de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN.


Sonia KRIMI (Manche) est née le 20 décembre 1982 à Tunis. Habitante de Cherbourg depuis 12 ans, après avoir quitté sa Tunisie natale, elle a obtenu la nationalité française il y a 5 ans. Docteur en Gestion, Master Management, Finance et Contrôle stratégique et un deuxième Master Commerce International, elle intègra la fonction publique mais elle a décidé, il y a 5 ans, de rejoindre le monde de l'industrie nucléaire. Elle avait adhéré au mouvement La République en Marche fin 2016, mais n’avait pas été investie par le mouvement. Elle s’était donc présentée sous la bannière Majorité présidentielle et a été élue contre le candidat désigné par LREM.


Fadhila KHATTABI  (Côte d’or) Née le 23 février 1962 à Montbéliard (Doubs) de parents immigrés algériens, mariée et mère de 2 enfants, elle était Professeur d'anglais CFA (Centre de Formation des Apprentis). Elle a été élue au conseil régional de Bourgogne-Franche Comté en 2004 et réélue en 2010. Élue députée, elle est devenue membre de la commission des affaires sociales.


Mustapha LAABID  (Rennes sud) né le 29 mars 1969 à Rennes, d'un père maçon et d'une mère femme de ménage, il travaille depuis vingt ans dans le milieu associatif. Il a occupé le poste de directeur Bretagne de la Fondation agir contre l’exclusion, créée en 1998 à l'initiative d'Edmond Hervé.



Nadia ESSAYAN (Cher), née le 6 juin 1957 à Dimbokro(Côte d'Ivoire) Nadia Essayan,  d'origine palestinienne, est vierzonnaise depuis 1983, avec son mari Alain Essayan, médecin à l’hôpital de Vierzon avec qui elle a eu quatre enfants. Elle a obtenu un DEA en sciences de l’éducation à la Sorbonne en 1984, après une maîtrise en sociologie politique en 1982. Elle est entrée en politique en 2001, comme adjointe à l’éducation à la mairie de Vierzon puis a exercé plusieurs fonctions différentes dans la formation. Elle a notamment travaillé comme formatrice auprès de jeunes en insertion et enseigné la sociologie médicale à l’IFSI (école d'infirmières).


Belkhir BELHADDAD (Moselle) Né le 9 juillet 1969 à Timgad (Algérie) et arrivé en France en 1975, marié et père de trois enfants, il est diplômé de la faculté de Droit de Metz. En novembre 2012, il a créé son entreprise dénommée Gem Energy services dont il est le gérant. Élu à la mairie de Metz sous les couleurs socialistes et adjoint aux Sports, il a rompu les liens avec sa famille politique pour s’engager avec Emmanuel Macron.


Brahim HAMMOUCHE  (Moselle) né le 17 mai 1971 à Smaoun (Algérie), arrivé en France en 1973, il a toujours vécu en Lorraine. Marié et père de trois enfants, il est médecin spécialisé en psychiatrie et en gériatrie, et chef du service de psychiatrie de l'hôpital 'Hayange. Devenu député, il est membre de la commission des affaires sociales.


Naïma MOUTCHOU   (Val d’Oise) née le 4 novembre 1980 à Ermont (Val d’Oise) de parents modestes (une mère au foyer et un père agent hospitalier) d'origine marocaine, elle est mariée et mère de deux enfants. Elle a grandi à Eaubonne et fait des études de droit à l'université de Cergy-Pontoise. Devenue avocate, elle a exercé au sein du cabinet de Christian Charrière-Bournazel. En juillet 2017, dans le cadre du projet de loi organique rétablissant la confiance dans l'action publique, Naïma Moutchou a soutenu un amendement, inspiré par la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) et finalement adopté, qui enrichit le Code pénal d'une peine d'inéligibilité applicable aux personnes reconnues coupables de racisme, d'antisémitisme, de négationnisme, d'homophobie, d'incitation au terrorisme, d'apologie de crime contre l'humanité et de toute forme de discrimination.


Sarah EL HAÏRY  (Loire Atlantique) née le 16 mars 1989 à Romorantin-Lanthenay, d’origine marocaine, elle a suivi des études de droit à Nantes. Elle a milité à l'UMP jusqu'en 2010. Elle s’était présentée sur la liste menée par Bruno Retailleau aux élections régionales de 2015 dans les Pays de la Loire, mais n’avait pas été élue. Cadre d’une société coopérative des chèques déjeuner à Nantes, elle est toujours accompagnée par son compagnon politique depuis dix ans, Adrien Baron.


Saïd AHAMADA  (Bouches du Rhône) né le 7 novembre 1972 à Saint-Denis de La Réunion, il est issu de l'immigration comorienne. Enfant de la cité La Solidarité des quartiers Nord de Marseille, Ahamada est conseiller d'arrondissement élu sur la liste de la socialiste Samia Ghali en 2014. Il a été élu député de Marseille, dans la 7e circonscription des Bouches-du-Rhône. Diplômé d’un master en finance, il a travaillé dans l’accompagnement à la création d’entreprise. Ensuite il a postulé par voie de concours dans la fonction publique, et débuta une carrière à la Caisse des dépôts et consignations (CDC), puis à un poste de direction générale à Avignon.


Mohamed LAQUILA  (Bouches du Rhône) né le 3 août 1959 à Oulmès ( Maroc), fils d'ouvrier immigré, diplômé à Aix-en-Provence en 3e cycle « monnaie banque finance », il est domicilié au cœur de sa circonscription, à Calas, village de la commune de Cabriès. Expert-comptable depuis 1991, marié père de trois enfants, engagé syndicalement, il a été élu président de la fédération nationale des experts-comptables et commissaires aux comptes de France. Défenseur de longue date de la cause environnementale, il se dit attaché à la laïcité.



Fiona LAZAAR  (Val d’Oise) née le 19 septembre 1985 dans le Val d’Oise de parents marocains, mère de famille issue d’un milieu ouvrier et d’une famille pluriculturelle, elle est diplômée de l'Université de Cergy-Pontoise puis de l'Essec. Elle a travaillé dans le privé dans des entreprises de services à l'environnement.


Amal-Amélia LAKRAFI  (Afrique de l’Est et australe et Moyen-Orient), née le 20 mars 1978 à Casablanca (Maroc), elle est arrivée en France en 1980. Son père décède alors qu'elle était encore enfant, sa mère est analphabète. Experte en sécurité informatique et cyberdéfense, elle a dirigé l’entreprise Bizinnov, éditeur de solutions de sécurisation des données pour les entreprises. Elle a ensuite fondé en 2016 Azguard, une société spécialisée dans la sécurité informatique. Elle a également le grade de commandant de réserve dans la Réserve citoyenne cyberdéfense. Elle a été auditrice de l’Institut national des hautes études sécurité et justice à l’École militaire.


M'jid EL GUERRAB  (Afrique du Nord et de l’Ouest), né le 25 avril 1983 à Aurillac (Auvergne), de parents marocains. Son père bûcheron a immigré en France depuis son village de Aït Ishaq, dans les montagnes berbères du Maroc. À la suite d’études à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence, il a rejoint en 2006 le cabinet de Ségolène Royal à la Région Poitou-Charentes en tant que Conseiller en charge de la communication. En 2008, il a été nommé coordinateur de la communication du Groupe socialiste du Sénat. En 2011, il intègra le cabinet du président du Sénat, Jean-Pierre Bel, socialiste. En 2012, il entra au cabinet de Thierry Repentin, ministre de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage puis ministre des Affaires européennes. En 2013, il créa son cabinet de conseil en France et au Maroc et il travaille auprès de différentes personnalités politiques, institutionnelles et médiatiques. En parallèle, il enseigne à l'IEP d'Aix-en-Provence «le développement durable en Méditerranée» et intervient également dans différentes grandes écoles au Maroc.

          Ce député vient de se faire remarquer le 30 août dans une altercation avec un membre du PS, Boris Faure, qui a été frappé avec un casque de moto. Rien ne justifie la violence, même les attaques verbales. L’enquête policière devra faire toute la lumière sur cet incident grave qui, en tout état de cause, n’est pas digne d’un élu de la République. 




9 commentaires:

Marianne ARNAUD a dit…

Cher monsieur Benillouche,

En dépit de tous vos efforts, je crains que, pas plus que vos "Juifs de François Hollande, n'ont pu sauver son quinquennat, vos "Arabes de Macron", dont je suis prête à reconnaître avec vous, les qualités, ne sauveront le quinquennat du président Macron. La raison en est très simple : le fanatisme islamiste ne frappe pas dans les ministères, mais bien dans ces dizaines de collèges des "territoires perdus de la République", depuis longtemps répertoriés, qui ont abouti au développement de cette centaine de "Molenbeek français".

Très cordialement.

luc de nice a dit…

Mon cher Jacques ,
Vous êtes pugnace !!!
Continuer votre inventaire à la Prevert , en nous détaillant les Cv et le parcours de Mohamed Mehra , des frères kouachi , de Coulibaly , ext. . Je compte sur votre honnêteté pour être aussi précis que dans cet article de louanges de 20 personnes en principe intégrées sur combien de millions
Puisque vous êtes le seul à avoir des statistiques exactes , pouvez vous nous dire le nombre de musulmans dans les prisons françaises et le pourcentage par rapport à la population carcérale
Quand on s'attaque avec ferveur a un sujet comme celui des musulmans en france , il faut analyser toutes les facettes
A bientôt
Luc de Nice

Jacques BENILLOUCHE a dit…

Cher Luc de Nice,

Vous êtes hors sujet.
Mon article avait pour but de faire l’inventaire des Musulmans faisant partie de l’entourage du président et de ceux qui ont été élus députés.

Toute autre interprétation de mon article est fallacieuse.

Jacques BENILLOUCHE a dit…

Je n'ai pas eu autant de réactions lorsque j'avais écrit :
Les Juifs de Hollande
Les Juifs d'Obama,
Les Juifs de Trump.

janine a dit…

Je suis persuadée e qrye ces personnes ont toutes les qualifications necessaires pour occuper des emplois d importance Cependant je ne peux faire abstraction du fait queje suis juive. Et je me pose des queStions. Quelles sont les attitudes de ces personnes. A l égard de la communaute juive et d israel ? Cela m interesse beaucoup. Par, ailleurs. il me parait juste et normal q u il.y ait des musulmans dan s l environnement de macron je cherche des juifs ? Je ne puis m empecher de regretter l époque miterrandienne ou de nombreux juifs gra vitaient autour du president mais bien.sur je parle en juive consciente que la majorite des francais ne se pose pas ces questions

atoilhonneur corto a dit…

En voilà un de la bande qui devrait démissionner et que justice passe:

https://corto74.blogspot.fr/2017/08/mjid-el-guerrab-doit-demissionner-de.html

atoilhonneur corto a dit…

je repique si vous le permettez votre article

Jacques BENILLOUCHE a dit…


Corto avec garnd plaisir!

Anonyme a dit…

Essayant ça fait plus arménien qu'arabe non ?